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La zona

Publié le 20 avril 2008 par Lorraine De Chezlo
de Rodrigo Pla
Drame mexicain - 1h40Sortie France 26 mars 2008avec Daniel Gimenez Cacho, Maribel Verdu, Carlos Bardem, Daniel Tovar, Alan Chavez, ...
Dans une agglomération latino-américaine, à la frontière entre le bidonville et le quartier résidenciel fermé - oasis de richesse sécurisée dans un océan de pauvreté -, un soir de tempête l'équilibre est rompu : la chute d'un panneau publicitaire ouvre une brèche importante en même temps qu'elle fait disjoncter le système de surveillance. Profitant de l'occasion en or, trois personnes du bidonville franchissent immédiatement la clôture pour cambrioler les belles demeures. La virée tourne très mal, des coups de feu sont tirés, il y a des morts. L'équipe de sécurité réalise vite que, si trois personnes se sont introduites dans la résidence, seules deux ont été tuées par leurs soins. Un intru potentiellement dangereux rôde donc toujours dans l'enceinte. Il leur faudra donc le retrouver, rendre justice eux-même, sans éveiller les soupçons de la police nationale.
L'Amérique Latine et ses profondes inégalités sociales sont un excellent contexte réaliste pour ce film "policier social", ce thriller à peine d'anticipation. Pour avoir vu des condominios d'Equateur ou du Brésil, cela ne m'a pas semblé si futuriste que ça. La vie va devenir très dangereuse pour Miguel, garçon de 16 ans qui se retrouve traqué dans cette "prison de riches" ; il sera bien plus en péril que ne l'ont jamais été les familles aisées dans les jungles urbaines. Le danger vient du fait que les équipes de sécurité privées chargées de veiller au calme dans ce quartier préservé, s'accordent les pouvoirs de rendre la justice en interne. C'est alors la descente aux enfers, comme cela peut l'être dans des microcosmes pauvres que sont les favelas cariocas. Faire justice sans vraiment la rendre s'apparente à des actes de vengeance souvent aveugle. Comme dans le film Lady Jane, l'erreur se commet facilement.

La Zona est un film qui prend réellement aux tripes. On a le souffle court quand Miguel, l'intru traqué, cavale pour sauver sa peau ; on le retient (le souffle) quand Alejandro, l'ado de la résidence, fait des choix déchirants. Grand film, belle claque.

Sauver le ghetto des riches - LeMonde.frL'avis de Kilucru - Les Irréductibles

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