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Les Amants Passagers en 5 points

Par Emidreamsup @Emidreamsup

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Des personnages hauts en couleurs pensent vivre leurs dernières heures à bord d’un avion à destination de Mexico. 
Une panne technique (une sorte de négligence justifiée, même si cela semble contradictoire ; mais, après tout, les actes humains le sont) met en danger la vie des personnes qui voyagent sur le vol 2549 de la compagnie Península. Les pilotes s’efforcent de trouver une solution avec le personnel de la tour de contrôle. Le chef de la cabine et les stewards sont des personnages atypiques et baroques, qui, face au danger, tentent d’oublier leur propre désarroi et se donnent corps et âme pour que le voyage soit le plus agréable possible aux passagers, en attendant que la solution au problème soit trouvée. La vie dans les nuages est aussi compliquée que sur terre, pour les mêmes raisons, qui se résument à deux mots : "sexe" et "mort". 
Les passagers de la Classe Affaire sont : un couple de jeunes mariés, issus d’une cité, lessivés par la fête du mariage ; un financier escroc, dénué de scrupules, affligé après avoir été abandonné par sa fille ; un don juan invétéré qui a mauvaise conscience et qui essaie de dire au revoir à l’une de ses maîtresses ; une voyante provinciale ; une reine de la presse du cœur et un Mexicain qui détient un grand secret. Chacun d’eux a un projet de travail ou de fuite à Mexico. Ils ont tous un secret, pas seulement le Mexicain. 
La vulnérabilité face au danger provoque une catharsis générale, aussi bien chez les passagers qu’au sein de l’équipage. Cette catharsis devient le meilleur moyen d’échapper à l’idée de la mort. Sur fond de comédie débridée et morale, tous ces personnages passent le temps en faisant des aveux sensationnels qui les aident à oublier l’angoisse du moment.

  • Après des films au sujet plus sérieux/touchant/glauque comme Volver ou La Piel que habito, Pedro Almodovar a décidé de revenir à un style beaucoup plus léger (dans la lignée d’Attache-moi ou Talons Aiguilles) et beaucoup plus "grand n’importe nawak" avec Les Amants passagers. 
  • Le cinéaste se fait plaisir en faisant un film 100% gay (ou gai, les deux déclinaisons sont valables). Ils osent tout et plus encore. De la caricature de la "folle perdue" à la partouse en première classe.
  • Les amants passagers m’ont offert le plus grand fou rire au cinéma de cette première moitié de 2013 avec la scène (ultime) des stewarts dansants sur I’m so excited. J’en avais les larmes aux yeux.
  • Il faut éviter de se focaliser sur les pseudos réflexions que le scénario met en place autour de l’angoisse de la mort ou sur la lutte des classes… Il faut voir ici une immense catharsis où tous les désirs, envies sont explorés.
  • En bref, Pedro Almodovar reste l’un des cinéastes européens les plus surprenants. Avec ce film, je ne verrais plus les stewarts de la même manière et j’aurais toujours un sourire aux lèvres en écoutant I’m so excited


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