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Captain Beyond: Captain Beyond (1972)

Publié le 19 avril 2008 par Are You Experienced?
Captain Beyond: Captain Beyond (1972)

"There were personal conflicts between Ritchie Blackmore and me, as you can see all the lineups that they've been through, during all this years, I didn't want to continue with them after two years. [...] There were an ego in Ritchie who liked the heavy rock and Jon Lord who preferred the classic. Ritchie was obsessed to be a guitarist like Clapton or Beck and to be a star.[...] Then I called two men from Iron Butterfly and another from Johnny Winter's band and we integrated Captain Beyond for two or three years..." (Rod Evans)

Where: Recorded at Capricon studios
When: 1972
Who: Rod Evans (vocals), Larry "Rhino" Rheinhart (acoustic guitar, slide guitar, guitar), Lee Dorman (bass, piano, keyboards, background vocals), Bobby Caldwell (percussion, piano, drums, keyboards, bells, vibraphone, background vocals), Guille Garcia (percussion, conga), Paul Hornsby (organ), Reese Wynans (piano, electric piano), Martin Rodriguez (drums, background vocals)
What: 1. Dancing Madly Backwards (On A Sea Of Air) 2. Armworth 3. Myopic Void 4. Mesmerization Eclipse 5. Raging River Of Fear 6. Thousand Days Of Yesterdays (Intro) 7. Frozen Over 8. Thousand Days of Yesterdays (Time Since Come And Gone) 9. I Can't Feel Nothin', Pt. 1 10. As The Moon Speaks (To The Waves Of The Sea) 11. Astral Lady 12. As The Moon Speaks (Return) 13. I Can't Feel Nothin', Pt. 2
                            
How: Produced by Captain Beyond
Up: méchant beat de drums heavy-rap, riff en glissière sur les cordes graves de la Fender, plaqué, serpentant, des explosions de fragments de solo blues fusion croustillant, le swing lourd s'installe, émotion des retrouvailles avec la voix de Rod, "Hush" est loin déjà, basse altière, on monte d'un ton, un décalage de plus et on quitte le blues, la guitare feule à droite, avec des échos, Bobby impérial aux drums secoués de charleys salsa entêtants, en pied de grosse caisse heurté, Rod loin dans les échos, un break, bascule sur un feeling rock avec un superbe roulement et une ambiance "Peter Gunn Theme", progression classique, aucune démonstration, "Rhino" plaque des accords, la basse de Lee gondole gentiment par-dessus, un riff arachnéeen et magistral à la Edward en intro de "Fair Warning", gratte étranglée qui rend gorge dans les aigus et le solo stupéfiant de classe, les accords partent en escalade, Bobby roule ses fûts dans un bruit de tonnerre, ce riff sorti d'on ne sait où, des années d'avance, Rod presque énervé, un petit break de drums à écouter en boucle, un nouveau riff bien syncopé, un peu modal qui dégringole en guitares empilées, les gros drums propulsent la coda frippesque ["Dancing Madly Backwards (On A Sea Of Air)"]...
 
un riff Fender vintage en sonclair, une course poursuite chromatique dans les cordes graves, les grattes se crashent, drums bousculés, un peu de tambourin pour un feeling ballade, Lee fait son Greg Lake à la basse en lyrisme prolixe, ça riffe bien sur les frisées époustouflantes de Bobby, on reste un peu prog-rock avec des teintes pop en choeurs sixties, le rythme avant tout quand même  ["Armworth"]...
break mammouth et accords lumineux, la slide psyché en pépiements célestes hendrixiens, "Rhino" dépose d'amples franges acoustiques, un vortex de bottleneck spatial, une caisse claire militaire, glissé vers une slide onctueuse à  la Gilmour, Lee tout en basse sixties pop, planant sans surenchère cosmique, le solo s'installe sans souci, du Uriah Heep un peu, Bobby s'échauffe, fulmine et concasse, les choeurs  se tassent, la slide se fait plaintive sur les roulements telluriques des drums, la basse marque la montée, encore un beat violent de batterie qui relance la machine vers une nouvelle pulsation, une louche de tambourin pour aérer, une ballade sixties hallucinée, la technique seventies en plus, feeling Wishbone Ash aussi, culbute en notes transitoires prog, le même riff mais version heavy avec hammer-ons et pull-offs confiants, quelle cohésion ["Myopic Void"]...
les Red Hot en rêvent depuis vingt ans, les White Stripes cherchent encore, Captain l'a fait : le plus gros riff heavy-funky des seventies à la Fender claquante, rythmique basse-drums splendide précisément entre efficacité et virtuosité, Rod haine au bide et un peu remonté, un classique heavy avec l'ombre du Blakcmore qui plane, mais là, c'est bien "Rhino" le génie, encore des frisées renversantes de Bobby, on décale de trois cases, pas vraiment du blues mais jouissif, retour sur la fondamentale, un pont en notes glissées à la "Bloodsucker" et on repart pour un tour, pas de répit, air raréfié, Rod à la tête d'une meute pose son chant nerveux, tout en raucité pop unique, lourd et léger comme un papillon d'acier, un palier éthéré dans les limbes et un nouveau riff à sec, encore bien funky deux cases plus bas seulement cette fois, Lee et Bobby piaffent, s'insèrent et déroulent le tapis rythmique, Rod suit le riff mais le laisse respirer, Bobby s'amuse aux cymbales, une nouvelle vautre et ça reprend, le riff initial, légèrement simplifié, deux cases plus bas aussi, de gros accords de "Rhino" majestueux, même pas besoin de solo, allez un peu pour la fin, un chef-d'oeuvre absolu ["Mesmerization Eclipse"]...      
deux aller-retours en pleine face, les cris un peu blues de la guitare, et un riff en Fender grave qui glisse, ondule et sinue vicieusement, Rod en voix apoclayptique, les fins de strophes sont arabesques prog-rock, Lee à la basse magique, un niveau et une cohésion d'ensemble incroyable, un petit pont un peu pop mais on quitte pas le heavy et les drums de Bobby sont toujours méchants, une petite grimpette chromatique en réminiscence de "Hey Joe", un break de drums à vide à écouter encore et encore, Lee et "Rhino" font du rentre-dedans, laissent de la place aux choeurs, le chant de Rod est unique, déjà un autre riff bien cassé, des frisées de caisse claire et un peu de cowbell, ça riffe gras, du funk-prog-heavy peut-être, une dégringolade magnifique comme il se doit, fin en festival pour Bobby et guitare vagissante, une armée ["Raging River Of Fear"]...
interlude d'une petite minute en ballade acoustique de toute beauté, on reprend son souffle sur les grosses notes basses du piano, chant susurré de Rod, cymbales frissonnantes, vibraphone apaisant ["Thousand Days Of Yesterdays (Intro)"]... 
pan ! le riff teigneux, puis la cavalcade à la "Road House" des Flamin Groovies, Rod en caviar de voix, pas le temps de dandiner déjà un break funky avec un rare solo en aigus enchanteurs, "Rhino" grésille grave, quelle fureur ce gratteux, du heavy méchant sans l'attitude, on concasse avec des volutes prog, des soli électriques d'ambiance sudiste forcément splendides, Rod flirte avec le punk avec son chant heavy-blues énervé, un rouleau compresseur en marche, de nouveaux lacis vers les cieux, la guitare despote de "Rhino" hurle, des beignes, un peu planant mais ça s'excite au cymbales, une volée de marches et un nouveau riff en graves félons, une gratte d'obédience hendrixienne en renfort, Lee et Booby en rythme jungle on tape, on stoppe, on repart, à peine une respiration, un boogie presque avec des grattes partout, même Rod en gueule, une chevauchée pachydermique de Bobby superstar aux drums, "Rhino" s'amuse pour le solo final ["Frozen Over"]...
du Bo Diddley riffé à l'acoustique, le prog-rock délesté de sa pompe, mi-pop sixties, mi beat jazzy, cymbales fines et solo aérien en aigus émotifs pulpés et sinueux, du Camel un peu avec les choeurs à la Wishbone Ash, les voix croisées, les temps sont marqués nettement, un beau break à vide et ça repart, léger, un beat plus qu'une compo mais des coulées guitaristiques finales et des drums à la muselière défaite ["Thousand Days Of Yesterdays (Time Since Come And Gone)"]...
gros riff serpentin à la In Rock, qui fait place à un beat à nu un peu jungle, Lee tente une entrée ronflante à la basse, mais c'est la guitare qui fait des riffs volutés avec des éclairs aigus, Rod plaque son chant dessus, à la Hendrix, rythme cassé à dessein, pont avec des tirés aigus, un solo hendrixien en phrases bien sentis, ça riffe encore sans relâche, on rajoute une gratte, Lee fait dans la finesse, mais déjà un autre riff des abysses, une seule corde leur suffirait, du surf heavy avec des saillies hendrixiennes, du métal lourd aussi ["I Can't Feel Nothin', Pt. 1"]...
fondu enchaîné avec palpitaiton de basse sur cymbales en costard, un rideau de vibraphone, les grattes de "Rhino" qui virevoltent à l'arrière, une guitare clavecin qui crève les baffles en arpèges cristallins médiévaux, conclus par un motif électrique bien heavy, Lee se promène, Rod en voix prophétique ne rigole pas, des choeurs en supplément de sauce, partis nos gars, là, et encore un riff heavy qui pète à la tronche avec Bobby en maître des peaux qui déroule un tapis de charleys, Rod à l'aise sur son char d'assaut ["As The Moon Speaks (To The Waves Of The Sea)"]...
transition de quelques poignées de secondes en ascension électrique, Bobby place des tueries de fûts et.. ["Astral Lady"]...
... Rod qui sermonne sur des choeurs badabada, un solo spatial classe qui décolle plein de larmes chaudes, Lee en partie de basse lyrique sur vibraphone, la voix de Rod traitée en cabine Leslie, la guitare tourne autour d'un feedback jamais épanché, Bobby aux drums extravertis, Lee branche une pédale crade pour le final improbable en rythme jungle à la Santana ["As The Moon Speaks (Return)"]...
une minute de retour sur les claques de riffs dans la gueule, ils lâchent pas le morceau, même les choeurs sont déments, du MC5 en plus heavy encore, orgie hendrixienne finale sans complaisance, coda jazz-rock ["I Can't Feel Nothin', Pt. 2"]...
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