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Lutter contre la cellulite 2/4 : la nutrition

Par Cecile Berthelon @walinette

Je ne pense pas être quelqu’un qui mange “mal” à la base. Je ne suis pas du tout “sucré”, je ne mange pas de pâtisseries, pas de viandes en sauce, je pense manger relativement varié, je n’ai pas à proprement parler de problème de poids.
En revanche j’ai quelques mauvaises habitudes : celle des plateaux télé avec le verre de vin rouge, celle de finir le goûter du petit, d’aimer un peu trop le fromage et la charcuterie et de manger beaucoup trop de pain.
Vous rajoutez à cela des problèmes de plus en plus nombreux d’intolérances alimentaires. Ou plutôt comme je l’ai appris par la suite “d’incompétences” alimentaires : mon corps ne sait plus comment digérer et assimiler certains aliments : en tête de liste tout ce qui vient de la vache, principalement la viande de boeuf, mais aussi dans une moindre mesure le lait et la viande de veau. Tout ceci m’a amené à consulter un nutritionniste, afin de :

1. trouver une manière de vivre et de manger avec mes “incompétences”. Je ne m’étalerai pas là dessus, ce n’est pas le sujet
2. prendre de bonnes habitudes pour en finir avec ces 2-3 kilos en trop (qu’on a toutes ou quasi, hein, passé 30 ans, bref) et soigner ma santé

nutrition

Hors de question de faire un régime, de tout perdre en 1 mois, ce n’est pas du tout ma philosophie. On a beaucoup discuté de principes alimentaires, de conseils pour s’alimenter avant/après le sport, de quelques règles. Après, à moi d’adapter et de trouver ce qui était facilement adaptable dans mon quotidien. Ce que j’étais prête à accepter, selon mes goûts, mes habitudes et mes contraintes. Le but étant de changer durablement.
Voici donc ce que j’ai retenu de mes visites :

=> Tenir un carnet alimentaire. En gros je note tout ce que je mange, cela permet de freiner certaines pulsions (il fait moche, je déprime, je grignote. J’ai un coup de stress, je compense, je grignote. Au hasard, hein). Et me permet concrètement de pouvoir discuter avec mon nutritionniste des points d’amélioration possibles, des carences, tout ça. C’est essentiel quand on commence à vouloir trouver un bon régime alimentaire.
J’ai pris un tout petit bidule Rhodia, avec un Bic fin. Le minimum d’encombrement dans le sac. Cela m’aide à gérer les extras aussi.
Petite précision : je note les différents types d’aliments, mais je ne pèse rien et n’indique pas les quantités, pain mis à part.

=> Le cas du petit déjeuner. J’ai toujours beaucoup mangé au petit déjeuner, tout le monde vous le dira : le repas le plus important de la journée, tout ça. Beaucoup, mais pas forcément bien comme il faut. Il y a quelques années, je vous le disais, je me gavais de Banania et de céréales. Puis j’ai commencé à devenir intolérante au lait, je suis retournée au café, avec tartines à la confiture ou viennoiseries. L’an dernier, j’étais passée au light : lait de soja et muesli.
Et bien tout ça : queud’, pas bien. TROP DE SUCRE. Parce que tout ça fait faire le yoyo à notre taux de glycémie. On mange trop sucré le matin et hop, la glycémie au plafond et qui retombe comme un soufflé 2h plus tard, ce qui provoque une fringale à 11h, et partis comme ça, la sensation de faim fait des hauts et des bas toute la journée. L’idée au contraire c’est de garder une glycémie constante tout au long de la journée. Donc le matin, il faut impérativement éviter les sucres rapides et privilégier les sucres lents.
Concrètement ? Et bien du pain. Avec du beurre (du vrai). J’ai peur de dire une bêtise mais il me semble que c’est pour ralentir l’assimilation. Donc le matin, je me fais un bol de café, avec un nuage de lait, éventuellement un fruit ou un jus ET une demie-baguette. Carrément.
Au début j’ai trouvé ça dur. Ca bourre, on n’a pas de plaisir gustatif. Alors comme toujours, j’ai adapté et fait un compromis : déjà je le grille (ce n’est pas bien car ça réduit le volume, mais je le fais sur de la baguette et non du pain tranché, ça va encore), et je me suis mise au beurre salé, du coup avec l’absence de confiture ça passe mieux – plus de goût – que le beurre doux.
Résultat : ça a comblé mon envie de pain, j’y trouve du plaisir et je n’ai absolument pas faim ni envie de grignoter jusqu’à 13h à l’aise. Et tout naturellement je mange moins au déjeuner et au dîner qu’il faut absolument garder léger.

=> Manger léger le soir : ce qui veut dire beaucoup au petit déjeuner, moyen le midi et léger pour le dîner. Avec la demie baguette je vous disais, les 2 autres repas se sont régulés naturellement sans beaucoup d’efforts.

=> Manger plus de légumes verts. Et les légumes et fruits en général. Le problème est que je ne les digère pas très bien, du coup je combine plus souvent avec un peu de riz par exemple, Et comme il n’est pas facile d’avoir toujours des légumes frais à porter de main (les courses une fois par semaine, le problème des saisons) j’ai solutionné avec les surgelés. J’ai toujours un sac de haricots verts et d’épinards. Du coup je peux quasiment toujours en rajouter une portion dans la poêle et le wok.
Quant au fruit, il faut que j’essaie de le manger EN DEBUT de repas, pour qu’il passe mieux. Là je vous avoue que je n’ai pas encore sauté le pas(je suis plus écoeurée en mangeant une pomme entière – je me contente d’une demie à la fois – qu’en avalant un paquet de chips, cherchez l’erreur).

=> Gérer ma consommation de pain. Avec ce que je mange au petit déjeuner, déjà, j’en ai moins besoin. Après j’essaie de rester à 40grs le midi et 20 le soir. Soit une tranche.
Je ne manque quasi plus de fromage (intolérance au lactose, je ne peux plus en manger beaucoup de toute façon) mais si vraiment ça me fait envie, la solution c’est LA CANCOILLOTE. Ca vaut si vous avez du cholestérol aussi. C’est le fromage (liquide, un régal sur les patates à l’eau, alternative light à la raclette) qui vient de Franche-Comté. J’en ai toujours eu à table mais je sais que ce n’est pas trop connu si on s’écarte de l’est de la France. C’est le fromage le plus léger et personnellement j’adore (et prenez la à l’ail .. si si)

=> Manger DOUCEMENT. Ouais. J’ai beau faire des effort, là j’ai toujours du mal. On sait pourtant qu’il faut manger lentement pour que la satiété arrive au cerveau sans qu’on ait trop manger…

=> Y aller mollo sur la viande. Vous l’avez compris, c’est venu naturellement, je n’ai jamais eu beaucoup d’appétence pour la viande rouge et plus ça va plus je tire sur le végétarien occasionnel. Je n’ai pas franchi le cap car : je suis contre les extrémismes et pour la mesure, et je n’ai pas encore assimilé les alternatives pour ne pas avoir de carence. Du coup je mange plutôt de la viande blanche (dinde, poulet) et du jambon, occasionnellement de l’agneau le midi (il y en a un plein pré, comme les vaches d’ailleurs, direct du producteur au consommateur) et du poisson le soir.
Une aparté, en discutant avec mon osthéo il m’a affirmé que les gens appartenant au groupe sanguin A avaient tendance à assimiler difficilement la viande rouge, la stockant plutôt en graisse, alors que les gens du groupe O en étaient particulièrement friands. On retrouve des choses similaires il me semble dans la médecine indienne, selon cette fois que l’on appartient à des groupes type Vata, pita, etc… Je manque cruellement de connaissances dans ces domaines, mais à chaque fois ça se tient sur mon cas.

=> Mieux gérer mes excès. C’est là où ça se corse, j’ai du mal à me défaire de mon verre de vin rouge le soir, ou des soirées pizza une fois par semaine. Mais c’est là que j’ai une carte à jouer, les excès et extras sont nécessaires, mais il faut essayer de ne pas en faire plus d’une fois par semaine, et d’essayer de combiner avec 1heure de sport le lendemain.
(et ne pas sauter de repas, mais manger light les 36h qui suivent pour ne pas stocker)

=> Se peser une fois par semaine et ne pas faire l’autruche. Il ne faut pas être obsessionnelle de la balance, mais une fois par semaine dans des conditions identiques cela permet de savoir où on en est et de réagir rapidement si on est sur la mauvaise pente.
(il y a 10 ans, quand je suis partie vivre en Guyane, j’ai emménagé avec mon futur mari, me suis calquée sur son alimentation et on a fait beaucoup (trop) d’apéros cacahuètes-bière-pizza avec les copains. Pas de balance, que des fringues légères, je n’ai RIEN vu venir mais au retour en 1 an et demi j’avais pris 7 ou 8 kgs ! il m’a fallu autant de temps pour les reperdre…)

Je ne suis pas et ne serai jamais une extrémiste. Rien qu’en tenant le carnet, en changeant mon petit déjeuner et en ajoutant un peu plus de légumes verts, j’ai perdu 2 kgs entre septembre et Noël. Puis sont venus les fêtes, les vacances, la déprime du Printemps qui ne vient pas et j’ai stagné pendant 3 mois.
Là je me suis attaquée depuis 1 mois à gérer mes excès, et je suis repartie à la baisse, -500 grs.

J’ajouterai un mot sur une autre difficulté : celle de concilier habitudes alimentaires et famille. Nous sommes 3, mon fils de 4 ans et 1/2 doit manger de tout et à sa faim, et mon mari qui court beaucoup et a donc des besoins supérieurs en glucides. Du coup la solution est de mixer légumes verts et féculents, avec double ration de pâtes en plus pour le coureur de fond. La base est la même pour tout le monde, mais si on prévoit un steak de boeuf je prends une escalope (veau ou poulet) pour moi, et concernant les légumes (poêlée de courgettes par exemple) on rajoute des coquillettes mélangées et je joue sur les quantités selon chaque personne.

Bon, voilà ce que j’ai retenu, c’est un peu en vrac mais pour résumer je dirais qu’il faut
1. apprendre les règles de base
2. les intégrer de telle sorte que cela s’inscrive facilement dans notre mode de vie pour qu’on puisse les conserver, quitte à faire quelques compromis.

Je vous livre mon expérience personnelle, après si vous avez d’autres trucs, astuces ou explications : ils sont les bienvenus !

Prochain volet : le sport !


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