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Festival This Is Not A Love Song (1/2)

Publié le 26 mai 2013 par Misterblog

this-is-not-a-love-song-cover22 et 23 Mai, Paloma, Nimes

Un grand festival à dominante rock indé dans le sud, on y croyait plus trop avec les années, blasés et résignés à esperer des miettes lors du Primavera de Barcelone.
Et puis la bonne nouvelle est arrivée début février, Dinosaur Jr, Animal Collective, Daniel Johnston et une trentaine d’autres à Paloma, salle récemment ouverte où j’avais eu la chance de voir Ty Segall l’hiver dernier.
L’éternel râleur déplore que ça ne se déroule pas dans sa chère capitale européenne de la culture mais au fil des annonces de groupes, difficile de ne pas avoir envie de déclencher un plan covoiturage pour quatre soirs épuisants mais enthousiasmants.

Pour le premier soir, il semble que la majorité du public soit venue pour Animal Collective mais il y avait des choses intéressantes avant.

Egyptian Hip Hop sur la grande scène, un peu trop nonchalants pour être vraiment convaincants, dans le plus pur style branleur Mancunien.
Pas désagréable mais foufou non plus, sauf lorsque le chanteur à la voix traînarde ira bien esquisser quelques pas de danse dans le public lors du single "Tobbaco".

Dans le club, la petite scène, on se délectera de quelques morceaux de Flou Fantôme, duo Montpellierain donnant dans la pop intimiste, à découvrir.

Retour dans la grande scène avec le doux dingue Connan Mockasin qu’on avait adoré en 2011 à Marseille dans une plus petite enceinte.
L’effet de surprise en moins, c’est avec un plaisir identique qu’on retrouve ce rock psyché qui fera planer toute la salle, extatique lorsqu’il reconnait le tube "It’s choade my dear".
Quatre longs et beaux morceaux, dont un inédit d’un album à venir et "Forever Dolphin Love" au final explosif, c’est le premier moment fort du festival.

Dans un genre très différent, les anglaises bien nommées Savages nous auront bien secoué.
Une furie androgyne qui vocifère telle une Siouxsie 2.0, une basse obsédante et des guitares post punk bien tranchantes, on se prend une belle claque.

On tend l’autre joue pour le rouleau compresseur Death Grips, rappeur impressionnant qui semble vouloir en découdre avec la terre entière.
Le flow est rageur, les beats saturés de sonorités noise et techno, un rouleau compresseur qui ferait presque passer Dälek pour R Kelly.

La tête d’affiche de ce premier soir, Animal Collective, ce sera surtout par curiosité, n’ayant jamais réussi à écouter durablement leurs albums.
Groupe passionnant pour certains, surestimés pour d’autre, en tout cas le plus original de la soirée dans le son, sophistiqué et déroutant à souhait.
"My Girls" est à peu près le seul moment vraiment accessible pour les néophytes (ils ont joué "Brothersport" après que j’ai décroché) mais les fans étaient tout acquis à leur cause.
Les autres se souviendront du décor aussi douteux que leurs pochettes de disque et auront le sentiment d’avoir vu un groupe unique à défaut de l’avoir compris.

Deuxième soir avec une fréquentation qui semble en baisse, mais encore de bons moments.

Merchandise, vu juste la fin, pas assez pour juger mais bien aimé la voix du leader.

The Intelligence auraient mérité un accueil moins timide du public clairsemé, comme le dira le chanteur de JC Satan, leur prestation avait "la putain de classe".

Melody’s Echo Chamber, aimant beaucoup l’album j’ai eu un peu peur d’être déçu mais que nenni.
Quelques soucis techniques et de fausseté au début n’auront pas beaucoup pesé dans la balance, le groupe est bon (surtout le bassiste) et elle ne semble avoir beaucoup de plaisir à délivrer sa pop souvent envoûtante.
Suffisamment pour avoir envie de la revoir dans quelques jours où nous y reviendrons plus en détails.

Moins emballé par Valencia Motel, des locaux sympathiques pas impressionnés de jouer sur la grande scène mais aux compositions un peu légères.

Totalement séduit en revanche par les Bordelais JC Satan, mes préférés de la soirée, un combo brutal qui a mis tout le club en ébullition, pogotant sans retenue .
Déjà visuellement, ils ont un look qui tue, mais ont en plus les chansons et l’énergie d’un grand groupe et il y a fort à parier qu’ils explosent réellement dans les mois à venir.

Retour sur la grande scène avec l’américain Nick Waterhouse accompagné de choristes et de musiciens qui sonnent ostensiblement rétro, même si une reprise de Ty Segall est au programme.
Anecdotique mais très agréable à l’écoute, petit moment de soul entre deux groupes énervés, ça détend un peu.

Le chanteur à longue tignasse de Guards s’excusera à plusieurs reprises du son de sa guitare mais ça sera quand même bien rock’n'roll, notamment sur leur reprise de "Hey Hey My My" de Neil Young.

BRNS, pas bien compris où ils voulaient en venir, la fatigue peut être.

De King Tuff on retiendra plus que leur rock un rien banal un look biker redneck tatoué et un plaisir communicatif d’être là.

Pas pu rester très longtemps pour le set tardif d’Amon Tobin, au son énorme à la limite du supportable, il reste deux soirs de décibels autant pas se bousiller les tympans tout de suite.



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