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Ni queue,ni tête

Par Boris69 @borislesoir

Ni queue,ni tête,si j'avais un chien je l'appellerais ainsi,mais ici il ne s'agit pas d'un chien... Mais bien d'un texte qui n'a pas de début,pas de fin,car on peut le  commencer à la fin,au milieux ou au début. Vous lecteur,déciderez à loisir par où le commencer.De la fin vers le début,du milieu vers la fin en passant par le début... Je vous invite donc à ne pas suivre une trame bien définie, car il n'y en a pas! En fait,ce n'est pas un texte,mais un amalgame de plusieurs, complètement déstructuré,un enchevêtrement de mots,de phrases,d'idées parallèles et perpendiculaires, résumant le bordel cérébral de mes neurones récalcitrants,tonitruants,d'où l'expression :partir en couilles,en sucette! Sur ce ,une vache pète, enlevant ma casquette dans un vent odorant,mettant à nu mes sentiments évidemment incompréhensibles, comment pourriez-vous les comprendre,ne les comprenant pas moi-même! Bonne ou mauvaise lecture,à vous de voir,(ceci dit: il n'y a rien a voir,rien à comprendre,ce qui ne vous facilitera pas la tâche). Il y a les hommes-zob,à têtes de gland,couilles d'éléphant ou petites noisettes,un cerveau comme petit pois.Entre vêpres et verges,le bâton du berger dans les alpages ,de verts pâturages,vert de rage,tout ça c'est du pipeau! Transhumance,troupeaux et chiens ,les crottes se mélangent,fertilisant les terres.Une guerre de culs bénits,drôles de ouistitis,suceurs de bites,suceurs d'hosties,sous les pavés...Chaises d'église,la chair est faible,on oscille de messe en messe,bénédiction,lamentation et confession,l'esprit lavé,soulagé après confesse,bible et fesse,histoire de cons qui ne pensent qu'aux fesses de la Germaine.C'est un road-movie,un amour détourné,amour vicieux,vicié,éviscéré,dénaturé,détourné par des êtres gloutons,démagogie,apologie de la branlette biblique,pornographique.Objet de culte,gode ou croix,à chacun son choix.Il y a Karl,l'animal,bestial,en rut,le joueur de boules,chasseur de femelles et son frère,l'ecclésiaste,le puceau de trente ans,le décadent! Mais parlons d'autre chose,par exemple,ce saltimbanque misogyne,amoureux de son fil,tête de caméléon,papillon sur l'épaule,mimant un paon amoureux,ce funambule et son ballet de libellules. Des notes colorées,caramélisées s'envolaient,des merles festoyaient, se baffrant de brochettes de limaces, de breuvages houblonnés,tandis que les paysannes endimanchées,enrubannées,pleines de courbettes devant monsieur le curé et jeu de jambes en l'air dans les fourrés.Un hiver mutilé,perdu entre deux saisons,comme un saucisson ficelé, le temps en suspension,suspicieux ,entre ciel et terre,perdu dans un songe comme un singe en ville,entre deux baise-mains,dans un baise en ville,pied à terre des amours défendus.Des pieds-à terre accumulés au comptoir,comme un air de famille ayant perdu son nom au fond d'une baignoire, une chimère,une sauterelle ,une baudruche,un guignol,un gugusse dansant comme un dégénéré faisait fuir les dernières fées à l'orée des bois dégarnis par les autoroutes carnivores.Des contes perdus,compte à rebours pour des boussoles ayant perdus le nord,déportées au pôle sud,sous l'oeil glacial d'un ours polaire.Devant le grand pressoir,perce-oreille pour blason perdus,pendus dans une nuit ,des fruits défendus,révolution ,un goût de sang bleu dans la bouche,un vin bouchonné.Tire-bouchon,bouche- trou pour les temps-morts,fables pour fabulateurs,fontaine de jouvence,carence pour les adorateurs,horodateurs,les amateurs de chair fraiche,entre cigales et fourmis.Une chaise percée pour le roi Louis,Pierre,Paul ou Jacques, pan-pan cul-cul,cul bénit,nouveau Pape,nouveau roi,le messie ne tardera pas! Homme-grenouille,vieille fripouille,pourquoi tu gargouilles?Justine ou libertine,Sade,monsieur le marquis a pris le maquis;une vierge violée par un chérubin,une courtisane adorée,une couleuvre avalée,comme une tisane,un suppositoire, un laxatif sans remord.Pourquoi crier,quand nul ne nous entend?Pourquoi crier,quand on peut parler? Sur l'échafaud, un corps pend comme un jambon,fumé,fini,prêt à être manger,soeur Sourire,(c'est qui cette pute?)noir désir,à chacun sa bataille,sa chanson. Les protagonistes se chamaillent,échange de coups-fourrés,foireux,ça vole bas,l'orage gronde,envisage le pire,propagandes,pluies diluviennes,coups et blessures assurés. Nul ne le sait,ni les météorologues,ni les gynécologues,va-t'-on accoucher de la dernière pluie,future naissance apocalyptique,ou bien bénéfique? "Dieu"(hum),a ses petits secrets,les anges ne vendent pas la mèche,Judas,l'oeil de boeuf,les chiens de paille,muets comme des carpes,des paroles flambées au rhum,un nuage de fumée,de conformité,êtes-vous dans les normes? Mon jardin m'a emporté dévoré,béatitude,fragrances de giroflées,clématites majestueuses,lilas odorants,envoutants,aromates,jardin potager.A ma porte,qui me claque à la gueule,je suis patraque,dérape sur le seuil,d'entrée,ou de sortie.On sort à l'extérieur,rentre à l'intérieur(de sa coquille),mais on peut inverser les rôles! Je sors de l'extérieur,pour rentrer à l'intérieur,j'entre donc à l'intérieur,en quittant l'extérieur.Non ,ça ne tient pas comme théorie! Peu importe,toujours est-il que je me retrouve le cul par terre,à l'extérieur,devant ma porte et son seuil ,hilares,de me voir ainsi affalé!La tronche dans le caniveau,(même lui se marre!) Je me relève péniblement,une dent perdue pleure:où est ma maman,restée sur le pavé,le nez comme une fraise sanguinante,mon cerveau est resté en observateur,un genre de suisse,neutre?Salaud! Je le rappelle à l'ordre,lui tire la barbichette,le récupère,le replace dans sa boîte crânienne,me refais une beauté,récupère ma dent perdue avec de la super glue,me colle une paire de lunettes sur ma poire,un chapeau pour camoufler mes bosses.Me voici requinquer,je fais un bras d'honneur au seuil et à sa porte,choqués par ce geste obscène et   vogue ma galère! (suite, probable !?) Sûrement pas probable,mais peut-être une suite improbable.


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