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L'origine de l'expression "vachement"

Par Bureaudestyle

Origine expression vachementPassée dans le langage courant mais moins branchée que « trop » (c’est « trop bien » pour « c’est plus que je n’espérais » par exemple), l’expression « vachement » a le mérite de donner un peu d’agreste animalité à notre conversation. Aujourd’hui elle coéxiste avec ses équivalents :  « méchamment » voire « chanmé », en verlan. Vous allez voir pourquoi. Si je fais aujourd’hui un billet sur cette expression c’est parce que je suis tombée dessus par hasard sur un site particulièrement drôle : NUDDZ.

Sur NUDDZ, vous pouvez taper une question au hasard et on vous répondra dans les plus brefs délais…c’est une start-up, ça vient de sortir. Les questions sont très diverses combleront toutes les lacunes – même les plus secrètes – de votre culture générale (du prénom de Macgyver à la façon de fabriquer une éolienne). En littérature, j’y ai trouvé des tas de choses intéressantes dont l’origine de l’expression « vachement ». Voici ce que dit NUDDZ :

L’adverbe «vachement» est un mot familier. Il sert à renforcer un adjectif, un adverbe ou un verbe («il neige vachement»). On peut ainsi le comprendre par «énormément», «extrêmement», «terriblement». A l’origine, le mot «vachement» était employé dans le sens de quelque chose fait «d’une manière méchante, dure» c’est-à-dire «d’une manière vache». Le mot «vache» dans le sens de «méchant» est en effet un mot d’argot datant du XIXè s, et vient du fait que la vache est considérée comme un animal sournois, méchant, capable de donner des coups de sabots quand on ne s’y attend pas. «Vachement» sert ainsi à évoquer le caractère méchant et par extension le caractère «fort» de quelque chose!

On le voit, la méchanceté et la force se retrouvent dans la peau de la vache, sous l’expression « vachement ». Personnellement je trouve que cela a plus de corps et de contenu que « super » ou « trop », Le premier donnant une tonalité aérienne et extatique ( parfois avec ecstasy !), le second étant très banal, aucun des deux n’étant pourvoyeur d’image forte comme celui porté par notre ruminant. « Méchant » (ou son frère de banlieu « chanmé ») est trop explicite mais sonne bien aux oreilles… Vous voyez, choisir un adverbe, c’est tout un travail.

Photo DR


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