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Le café français

Par Vava22 @delicesdevaness

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Je vous relatais hier mes mésaventures dans les établissements tenus par la famille Costes…

Eh bien comme il fallait s’y attendre, j’ai été déçue par le petit dernier. Je n’ai pas tout détesté, il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi, mais suis repartie de ce déjeuner avec l’amère sensation d’avoir été arnaquée.

L’endroit est beau. On est dans la grande tradition de la brasserie française revisitée par les frères Costes. Bien situé, place de la Bastille, mais attention côté boulevard Henri IV , pas côté rue de Lappe, trop popu. L’accueil n’est pas déplaisant (pour une fois !) et les minettes aux longues gambettes plutôt souriantes.

Hélas, la suite du déjeuner va se révéler bien décevante.

Notre table déjà. Dans un coin, propice aux courants d’air. Nous réclamons un 5e fauteuil plutôt qu’un vulgaire pouf (qui a envie de passer 2 heures sur un pouf ?) La carte est claire. Nous commandons les entrées. Le serveur, qui semble n’avoir rien compris à ce qu’il note, nous demande si les 3 saumons marinés et les 2 salades seront bien consommés en entrée.

Oui mon mignon, c’est bien ça. Les mets que l’on commande avant les plats s’appellent bien des entrées. Complètement perdu, le jeune serveur (le rodage dure quelques mois chez les Costes…) enchaîne sur les boissons avant les plats puis confond turbot et cabillaud. Je me demande à cet instant s’il sait reconnaître un turbot d’un onglet de boeuf…

Allez on oublie et on en rit. On est bien finalement. Un heureux mélange d’amis et de famille. Le vin arrive, glacé. Avec une carafe. On avait commandé une grande eau plate. Passons. Les entrées sont satisfaisantes, le saumon est très bon. On regrette juste la place démesurée des assiettes en longueur et on joue des coudes avec le voisin. Le saladier de printemps paraît bon. A 18 €, il peut.

Nos entrées à peine terminées, une jeune femme vient vider la bouteille de vin dans nos verres et nous demande avec un léger empressement si nous en souhaitons une autre. Je la soupçonne de n’être employée que pour cette tâche. Sur son contrat doit être noté "vous vous assurerez de bien faire consommer la clientèle. Chaque bouteille devra être vidée avant les plats principaux". Même méthode à l’Hôtel Amour.

Puis les plats. Belles pièces de turbot et de cabillaud. Purées (pour tout le monde, le choix des accompagnements est limité) parfaites. Malheureusement mon quasi de veau est quasi froid et je trouve les portions chiches.

Un dessert ? Eh bien non, pas envie d’être encore déçue. Ca suffit.

Dommage tout ça car les idées sont bonnes : la ficelle servie entière sur la table avec son petit pot de beurre, le rappel du bleu-blanc-rouge national un peu partout, les desserts traditionnels, certains plats "à discrétion" etc.

Mais le spectacle ne suffit pas comme je disais hier. L’écrin compte, mais la perle doit être belle.

Et je ne suis pas d’accord avec Gilles Pudlowski quand il dit "Mais tout ici se pardonne. Car on ne vient pas là que pour boire et manger."

Ah bon. Moi je vais au restaurant essentiellement pour boire et manger. Surtout à ce prix.

Outch...

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Le Café Français. 3 place de la Bastille. 75004. Tél : 01 40 29 04 02. Métro Bastille. Ouvert tous les jours. Carte 60 €.

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