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Exposition "Indiens & Bondrilles" à Villeneuve-sur-Yonne, du 3 août au 15 septembre 2013

Par Jean-Michel Mathonière

Durant une grande partie du XIXe siècle et jusqu’au milieu du XXe, les Compagnons charpentiers français furent divisés en deux familles ennemies : d’un côté, les Compagnons Passants charpentiers du Devoir ou "Bondrilles", qui se réclament d’un fondateur légendaire dénommé le Père Soubise ; de l’autre, les Compagnons charpentiers du Devoir de Liberté ou "Indiens", qui se réclament du roi Salomon. Aux luttes quelquefois sanglantes sur les routes du Tour de France et sur les chantiers, succédèrent durant la seconde moitié du XIXe siècle des défis à coup de chefs-d’œuvre, souvent gigantesques, chaque société entendant ainsi prouver sa supériorité sur le plan technique. Peu à peu ces rivaux surent néanmoins s’entendre, notamment pour édifier ensemble, eux les hommes du bois, la Tour Eiffel à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889, démontrant ainsi leur capacité à s’adapter aux évolutions technologiques.

Épures anciennes de trait de charpente, outils, maquettes et chefs-d’œuvre, objets et documents autour du compagnonnage et de ses rites, évoquent dans cette exposition la tradition des Compagnons charpentiers du Tour de France, inscrite par deux fois au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco : une première fois en 2009 au titre de "la tradition du tracé dans la charpente française", une seconde fois en 2010 au titre du "compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier".

Indiens & Bondrilles
la tradition des Compagnons charpentiers du Tour de France

Exposition du 3 août au 15 septembre 2013
dans le cadre de la Quinzaine historique des Amis du Vieux Villeneuve

Ouvert tous les jours de 15 h à 18 h, entrée libre.

19 rue du Grand four (Grange Lucassite)
89500 Villeneuve-sur-Yonne

Cette exposition est conçue par Jean-Michel Mathonière. Les pièces et documents exposés proviennent de prêts de la Fédération compagnonnique des métiers du Bâtiment, du musée départemental du Compagnonnage de Romanèche-Thorins (71), du musée du Compagnonnage de Tours (37), du Centre d’étude des compagnonnages (Avignon, 84) et de collections privées.

L'homme pense parce qu'il a une main. Anaxagore (500-428 av. J.-C.)


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