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Julie Otsuka : Certaines n’avaient jamais vu la mer – Prix Femina 2012

Par Etcetera

otsuka_certainesD’habitude, je n’écris des commentaires que sur des livres que j’ai lus jusqu’à la dernière ligne, mais cette fois-ci c’est différent car je n’ai pas aimé Certaines n’avaient jamais vu la mer, et je ne l’ai lu que jusqu’à la moitié.
Bien sûr, ces jeunes japonaises qui émigrent aux Etats-Unis pour se marier avec des hommes qu’elles n’ont jamais vus, et qui leur ont fait miroiter la perspective d’un avenir merveilleux alors qu’ils comptaient seulement les faire trimer aux champs ou comme bonnes à tout faire, ont des destins très touchants, mais il y a dans ce livre beaucoup de misérabilisme : on sent que l’auteur cherche à apitoyer son lecteur et, personnellement, je n’attends pas cela d’un livre.

Par ailleurs, je n’ai pas aimé non plus la forme littéraire : l’emploi d’un "nous" permanent et qui regroupe des destins de femmes extrêmement différents, noie les individualités dans une sorte de magma informe. Et puis cette impression de litanie accumulative, très répétitive, comme si l’auteur, n’ayant pas su laquelle de ces vies elle choisirait de raconter, avait pris le parti de toutes les évoquer. Cet aspect de "tableau global" m’a paru très froid, avec peu de profondeur humaine, et c’est particulièrement visible dans le chapitre "Naissances" dont la lecture est très ennuyeuse.

Je dirais que c’est un livre à lire uniquement en tant que documentaire historique, car on apprend un pan méconnu de l’histoire de l’immigration américaine, mais comme œuvre littéraire je ne le conseille pas du tout.



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