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The lift

Publié le 22 juillet 2013 par Cinephileamateur
The lift De : Robert Zemeckis.
Avec : Michael Fuller...
Genre : Drame.
Origine : États-Unis.
Durée : 7 minutes.
Date de sortie : 1971.
Synopsis : Un petit employé mène une vie monotone et parfaitement réglée. Mais rien ne va plus lorsqu'un ascenseur défaillant vient troubler la routine de son quotidien...
3.5
The lift
En commençant mon cycle consacré à Robert Zemeckis, je pensais que je ne pourrais jamais découvrir (ou du moins très tardivement) son court métrage "The lift". Fort heureusement et une nouvelle fois grâce à Oreo33, j'ai contre toute attente réussi à le découvrir.
Et cela aurait été dommage de passer à côté. Écrit par Robert Zemeckis lors de ses études, j'ai trouvé ce film assez surprenant. On y voit bien déjà quelques bases de ce que sera le cinéma de cinéaste avec son approche des machines et du quotidien le tout enrobé d'un léger soupçon de fantastique qui ne se fait jamais ressentir, juste légèrement percevoir par le biais de cet ascenseur capricieux qui fera tourné la tête de notre héros en bourrique. Ce monde déshumanisé, cet engrenage du quotidien, ce rythme de vie fatiguant, ses bruits irritants qui en même temps nous rappelle notre propre train train etc etc tout est ici présent pour dresser de façon très courte un constat affligeant sur notre rythme de vie où l'on agit comme une bonne fourmi ouvrière au lieu de vivre et savourer tout simplement et ça jusqu'à la mort.
C'est dans les non dits, dans le cynisme de la situation que ce film va nous interpeller, nous interroger. Sans pour autant être mémorable en soit, je trouve que ce court métrage n'en reste pas moins un bon exercice de style le tout bien interprété par Michael Fuller dans le rôle de l'employé dont les gros plans sur son visage, sur son crâne vont agir comme si c'était tout simplement notre quotidien que l'on montre. Ce Monsieur tout le monde, ça pourrait être nous, voulant ne pas être en retard au travail, répétant sans cesse les même gestes, courant après cet ascenseur pour arriver à destination et au final aller nulle part et se laisser enfermer dans notre prison de fer. L'acteur joue bien le jeu en tout cas. C'est pas de l'actor's studio mais c'est convaincant au point qu'on à de l'empathie pour son personnage.
Derrière la caméra, Robert Zemeckis soigne déjà ses angles de vues. Chaque détails à son importance et dans la routine, il réussi quand même à nous montrer quelque chose de fluide et d'efficace. Bien entendu, âgé de 19 ans à l'époque, le court métrage à pris un certain coup de vieux mais il est intéressant de voir les premiers pas de ce cinéaste et de voir à quel point il à su rester cohérent par la suite avec ses premiers pas déjà prometteur malgré le côté expérimental qui peut en rebuter certains. La courte durée fait en tout cas qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer et même si le noir et blanc date un peu, je trouve le travail fourni plutôt honnête avec de très bons décors qui ont bien su être exploiter à l'image de cet ascenseur, personnage phare du film. La musique composée par Bill Manov, Warren Wolfe et Mark Nelson accompagne également plutôt bien ce récit.
Pour résumer, "The lift" fut également une bonne découverte. Ayant les défauts de son époque, on ressens bien là le côté "premiers pas" de l’œuvre même si Robert Zemeckis prouve avec ce court (et au regard du reste de sa carrière) qu'il à su rester cohérent avec lui même. Pas dénué d'intérêt, si le côté expérimental peut rebuter, sa courte durée fait qu'on ne s'ennuie jamais et que ça reste intéréssant à suivre. De même, une fois fini le court continue de nous travailler, on à de cesse de vouloir le comprendre, l'analyser, voir où le cinéaste à voulu aller ce qui est en soit une preuve de réussite. A voir.
The lift


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