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Travel Expop Series #2 : GREAT BRITAIN

Publié le 23 juillet 2013 par Hartzine

Hasard du calendrier ou pas, mais l’écoute intégrale du second volume de la collection Travel Expop Series, embringué par le label bisontin Hands in the Dark et consacré à la Perfide Albion, résonne dans ces pages le lendemain de la naissance de la progéniture royale de 3,8 kilos. Merci à Kate et William car le nourrisson de cinq morceaux pour quatre formations, officiellement présenté le 6 août prochain, est assurément tout aussi beau et cohérent que le premier de la lignée – réunissant il y a deux ans Cankun, Holy Strays, Je Suis le Petit Chevalier et Voodoo Mount Sister autour d’un même sillon (Lire). Et si ce-dernier avait était concocté par le savoir-faire associé d’Hand in the Dark et Ruralfaune, la donne change ici car c’est All Time Low qui apporte sa pierre à l’édifice, selon une conception graphique une nouvelle fois dévolue à Michael Sallit – dont on ne louera jamais assez le travail. Label de Tom Relleen, bassiste du groupe psyché-kraut, All Time Low accouchera cette année du troisième LP de The Oscillation. En attendant, deux morceaux sont ici révélés en ouverture de la compilation, Insect Attention et Kissing The Sun, s’intimant tel un échos briton à l’ultime lubie space-rock et californienne du label, The Lumerians (lire). Inoculant ses guitares fuzz dans la quadrature motorick teutonne, convoquant ainsi d’un même mouvement Spacemen 3 et Neu!, pas de révolution stylistique à l’horizon, sinon une sacré suée, entre réverbérations et distorsions, aussi jubilatoire que nimbée d’électricité. La dionysiaque embardée céleste Kissing The Sun, ouvre d’ailleurs le champ comme il se doit, du long de sa dizaine de bonnes minutes, à Mugstar. A mi-chemin entre Oneida, Sonic Youth et Neu!, le quintette de Liverpool avoine l’instrumental Bardo Head Finder à toute blinde et sur la durée, sans jamais faillir d’une once de superflu. La seconde face, partagée entre Listening Mirror et Ben Nash fait montre d’un expérimentalisme tout aussi raccord avec les précédentes productions d’Hands in the Dark. Les paisibles et envoutantes strates ambient/drone émanant de la collaboration de Jeff Stonehouse et Kate Tustain répondant, dans un soupir approbateur, à l’équation silencieuse et minimaliste du producteur Ben Nash. Une electronica abstraite et lumineuse, concluant ce second et réussi Travel Expop Series. En attendant, épris d’impatience, le suivant.

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