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Orages au désespoir

Par Antoine06 @AVissuzaine
La deuxième semaine de congé était celle réservée à deux de mes garçons (le troisième bosse) après leurs brillants résultats au bachot et avant qu’ils ne débutent leur job estival. C’est dans un mobil-home de Castellane que nous avons posé nos sacs, bien décidés à arpenter les pistes de randonnées locales en long en large et en diagonale. Après le traditionnel remplissage diététique du garde-manger (cassoulet, raviolis, sardines à l’huile, saucisson, pastis,…)  et non sans avoir échappé de peu à la maréchaussée pour défaut de port de la ceinture d’un passager (hum, hum…) nous pouvions débuter notre semaine. C’était sans compter la présence d’un invité surprise. Jupiter en effet, avait fort envie de se joindre à nous quelques jours… Ainsi, notre première randonnée, au lac de Castillon s’est achevée sous l’orage. Notre seconde randonnée, au col de Destourbes (1543m) s’est achevée sous l’orage et la soirée grillades du camping était annulée ce qui est culturellement et sociologiquement regrettable, j’aurais volontiers fait griller mes merguez et bavardé géopolitique avec mes voisins dans un anglais approximatif. Au matin du troisième jour nous nous contentons d’un footing avant une balade en rafting sur le Verdon, après l’orage. On progresse. Quelques gouttes de pluie à peine ne sont pas gênantes lorsqu’on pratique une activité en eau vive. L’eau aurait bien mérité quelques degrés de plus mais à l’heure où j’écris ces lignes la moitié de la France est en alerte canicule, alors de quoi se plaint-on. Au quatrième jour, les cieux ne sont toujours pas du côté de vacanciers. Heureusement que nous aimons jouer au tarot et regarder le Tour de France à la télévision ! Cinquième et avant dernier jour est le premier jour sans pluie ! C’est aussi l’une des plus belles randonnées que nous faisons dans la semaine (le tour de Robion), des vues sur le Verdon, le massif des écrins, la découverte de l’improbable chapelle Saint-Trophine, mi-construite, mi-troglodyte, la traversée de hameaux, longeant les pâturages et redescendant par la petite route des gorges du Raypaud. Puis, pour la dernière balade, nous avons choisi de finir au sommet du col de Robion, à 1660 mètres d’altitude, point culminant de notre semaine. Après une semaine intense et une fois les enfants déposés chez leur mère, un petit pincement venait conclure le séjour.
A la rentrée, si l’un reste étudiant à Nice, l’autre part à Montpellier. C’est la fin d’une époque, c’est une vie nouvelle qui s’ouvre à eux, jumeaux séparés pour la première fois et abandonnant le schéma classique du « un weekend end sur deux et la moitié des vacances ». J’ai toujours souhaité qu’ils soient autonomes, toujours plaidé pour que les enfants deviennent des adultes heureux sans nous, cela ne m’empêche pas d’avoir un petit quelque chose dans le ventre juste maintenant, juste ce soir.
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