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[Critique] SIX BULLETS

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] SIX BULLETS

Titre original : Six Bullets

Note:

★
★
½
☆
☆

Origine : États-Unis
Réalisateur : Ernie Barbarash
Distribution : Jean-Claude Van Damme, Joe Flanigan, Anna-Louise Plowman, Kristopher Van Varenberg, Bianca Bree, Louis Dempsey…
Genre : Action/Thriller
Date de sortie : 3 décembre 2012 (DTV)

Le Pitch :
Un ancien mercenaire retranché en Europe de l’Est aide un couple d’américains à retrouver leur fille kidnappée par un réseau moldave…

La Critique :
Depuis quelques années, à l’instar de son camarade Steven Seagal, Jean-Claude Van Damme tourne énormément dans des productions un poil fauchées (pour ne pas dire carrément), tournées à la va-vite dans les pays d’Europe de l’Est. Des direct-to-vidéo à la qualité souvent relative où l’acteur belge cachetonne tout aussi souvent sans trop se soucier que pendant ce temps, son image en prend un gros coup dans l’aile. Le truc avec Jean-Claude, c’est que parallèlement, il tourne aussi dans des films au standing un peu plus prestigieux comme récemment avec Expendables 2 et que lui au moins, contrairement à Seagal, il n’a pas l’air de s’en foutre royalement. Il y a toujours ce petit quelques chose chez Van Damme qui force à laisser penser qu’il s’investit, même quand la bataille semble perdue d’avance. JCVD continue coûte que coûte et parfois, du bon en ressort, comme récemment avec le dernier Universal Soldier en date.

Retrouvant ici le réalisateur d’Assassination Games, Jean-Claude se la joue Liam Neeson et nous livre une version Leader Price de Taken. L’histoire est à peu près la même et confronte les Muscles de Bruxelles à d’immondes salopards spécialisés dans le trafic de jeunes filles.
Contrairement à Taken, avec ses 10 petits millions de dollars de budget, Six Bullets ne bénéficie pas du savoir-faire d’un cinéaste véloce. L’histoire est peut-être similaire, mais le traitement n’a rien à voir avec la choucroute. Six Bullets est assez mal fagoté, se traîne une imagerie de téléfilm de troisième partie de soirée, et jouit d’effets-spéciaux à peine dignes d’un épisode de Walker Texas Ranger. Soit. Du côté du casting, c’est la fête à la saucisse. Les figurants jouent comme des quiches et certains seconds rôles affichent une raideur qui limite leur expressivité au strict minimum.
Heureusement, comme mentionné plus haut, Van Damme veille au grain et fait le boulot comme si il tournait la suite de Mort Subite. Peu importe qu’il ne touche pas le même salaire qu’avant, le belge lève la jambe, appuie sur la gâchette et fait toujours preuve d’une forme physique exemplaire. Dommage que le réalisateur soit incapable de rendre justice à la vélocité de l’animal…

Pour assurer ses arrières, Van Damme a convoqué ses gamins. Kristopher tout d’abord, très limité lui aussi, qui semble juger bon d’afficher en permanence la même mine crispée et Bianca, plus convaincante en méchante rabatteuse, elle et son physique absolument spectaculaire dont la disparition intervient malheureusement beaucoup trop tôt dans le récit.
Thriller d’action bas de plafond, tourné avec les pieds pour pas grand chose, Six Bullets n’est pourtant pas le gros navet prévu. D’une durée excessive (1h50), il maintient un rythme constant et tient l’ennuie à distance tout du long. On a beau trouver beaucoup de trucs bien nazes, on regarde et le temps file comme au bon vieux temps où Jean-Claude faisait des grands écarts faciaux au-dessus des voies ferrées. Aujourd’hui, il est plus marqué et doit se contenter de jouer dans des photocopies de ses gloires passées ou pire, comme c’est le cas ici, des succès des autres. Dans le monde, Six Bullets n’a pas engrangé des millions comme Taken et pourtant… Loin de l’efficacité formelle de la production Besson, ce Van Damme là fait preuve d’une sincérité qui encourage l’indulgence. Pas prétentieux pour deux sous, ce téléfilm d’action tient sur la performance investie de sa vedette et du coup, hérite de sa simplicité salvatrice.
Et cela même si voir Jean-Claude Van Damme vendre des saucisses et des steaks dans une boucherie toute crade, n’incite pas d’un premier abord la plus grande des tolérances.

@ Gilles Rolland

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