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September

Par Tibo75
September
dimanche 28 juillet 2013
Cela a mal commencé. Au bout de dix minutes je me suis dit : « encore un Woody Allen où ça parle trop. Stop ! Arrête la caméra une minute. Laisse-nous un peu souffler Woody !». C’est comme si la parole n’était que la seule forme de langage. Pour moi, le début du film ressemble trop à du théâtre et pas assez à du cinéma. Woody Allen n’exploite pas toutes les possibilités de cet art. Et cela s’enlise progressivement. Heureusement que le film est court !
Puis les personnages commencent à s’installer : l’homme mûr amoureux de la dépressive amoureuse de l’écrivain, amoureux lui-même de la femme déçue par son mariage. Et tout ce petit monde entouré d’une ancienne star égocentrique accompagnée par son nième mari aux ordres. Les personnages sont assez tranchés mais le traitement est tout en finesse. J’ai pensé à un moment à Bergman, surtout quand la crise explose. Elle dure peu de temps, quelques minutes à peine. Mais tout d’un coup le monde de Lane s’écroule : elle découvre que sa meilleure amie est avec l’écrivan, sa mère ne veut plus vendre la maison. Et la scène se poursuit avec les acheteurs potentiels de la maison qui ne pensent qu’à leur petit confort et ajoutent un côté comique à l’action. Cette courte crise finie, chacun va revenir à son petit train-train habituel, trouver des occupations pour meubler sa vie et vaquer son chemin.
Je parlais de Bergman, ce film n’en a pas la force ni l’intensité dramatique. De plus, comme souvent avec Woody Allen, j’ai peu apprécié sa manière de balancer des réflexions métaphysiques au milieu de tout le reste. C’est pseudo-intello, ne dure pas assez longtemps, on reste vraiment sur sa faim avec la scène sur l’univers qui n’est là que pour meubler quelques minutes du film. Enfin, je trouve que le film démarre un peu trop lentement à mon goût, ce qui est étrange pour une durée de seulement 1 h 20.
Alors, Woody Allen grand cinéaste ou philosophe de comptoir ? Je suis assez partagé. Pour moi, il y a quand même un peu trop de déchets à l’intérieur de ses films et au sein de son œuvre.

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