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Des poches pour la route (4)

Par Pmalgachie @pmalgachie
Des poches pour la route (4) Joseph Conrad, Amy Foster Une longue nouvelle où un naufragé ne parlant pas anglais échoue dans un village du Kent. Son aspect rebutant et sa langue incompréhensible en font un objet de frayeur pour la population. Il s’intègre cependant, se marie avec la jeune fille qui avait manifesté de la bonté à son égard mais finit victime de la peur instinctive de l’Autre. Un bijou, dont la puissance risque d’être amoindrie par une préface trop explicative. Il vaut mieux la lire après.
Des poches pour la route (4) Julien Blanc-Gras, Touriste Julien Blanc-Gras a rencontré des humanitaires. Il sait que ce n’est pas sa vocation. « Si je ne peux pas sauver le monde, je le raconterai », écrit-il dans un livre où il affirme son ambition de visiter tous les continents, tous les pays. Et il y va, en se moquant copieusement de lui-même, en toute connaissance des limites entre lesquelles il voyage, sans prétendre tout connaître et fasciné par les questions sans réponses. A lire de toute urgence avant de partir. Et même si on reste.
Des poches pour la route (4) Stewart O’Nan, Emily Emily n’a plus vingt ans depuis longtemps, elle en est consciente depuis la mort de son mari. Peut-être devrait-elle acheter, d’ailleurs, une voiture plus maniable que la grosse Oldsmobile qui dort dans le garage ? Après Nos plus beaux souvenirs (réédité en même temps), Stewart O’Nan offre à la vieille dame de 80 ans d’autres beaux moments, teintés de la nostalgie de ce qui n’est plus. Jusqu’à une fin en forme de nouveau départ, puisqu’il n’est jamais trop tard.
Des poches pour la route (4) Chico Buarque, Quand je sortirai d’ici
Plus que centenaire, Eulálio Montenegro d’Assumpção ressasse quelques épisodes de sa vie. Les événements, tragiques pour certains, se superposent les uns aux autres, les époques se mêlent et l’espoir d’un hypothétique futur demeure entier : « Quand je sortirai d’ici », dit-il plusieurs fois… La coulée presque continue d’un récit qui digresse et dont le narrateur radote exerce une irrésistible fascination. Autant que la désagrégation d’une famille qui tombe en ruines.

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