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Revue de presse : le monde diplomatique

Publié le 30 juillet 2013 par Erwan Pianezza

Bolivian president Evo MoralesVous cherchez une lecture d'été ? Courrez sans plus attendre au rayon journaux du supermarché de votre station balnéaire et ressortez au plus vite en ayant pris soin d'emporter avec vous le no 713 / Aout 2013 du mensuel "Monde diplomatique", qui vous rafraîchaira dès la  première page la mémoire de ce début d'été , marqué par une première internationale, à savoir l'interdiction, le 2 juillet,  de survol du territoire français à l'avion d'Evo Morales, président de la Bolivie, par la France. L'avion présidentiel, parti de Russie, était suspecté à tort d'avoir embarqué Edouard Snowden, l'homme qui a révélé au monde l'ampleur des dispositifs d'espionnage des communications internationales menés par la CIA. Bien évidemment conseillée par ses alliés d'Outre Manche, la diplomatie Française, tout comme ses collègues Italiennes et Espagnoles, a ainsi illustré sa piètre vision de la souveraineté internationale, mettant en danger, selon ses propres termes, la vie du président de l'état souverain de Bolivie en forçant son avion à atterrir en urgence sur le premier aéroport acceptant l'opération, à savoir l'aéroport de Vienne en Autriche.

Donnant ainsi à la voix de ce descendant des natifs du continent Sud Américain une portée planétaire, relayée par de nombreux gouvernements non alliés aux USA, cette manoeuvre nous donne l'occasion, nous aussi, de relayer quelques bonnes paroles d'Evo Morales, qui signe de sa propre plume l'article phare de cette édition dans laquelle vous découvrirez aussi comment l'Afrique du Sud tente, grâce à un convoi ferroviaire, de pallier  un système médical déficient dans les régions reculées du Cap Nord. 

"Notre séquestration pourrait offrir à tous les peuples et gouvernements d'Amérique Latine, des Caraïbes, d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Nord l'occasion unique de constituer un bloc solidaire condamnant l'attitude indigne des Etats impliqués dans cette violation du droit international. Il s'agit également d'une occasion idéale de renforcer les mobilisations des mouvements sociaux en vue de construire un autre monde, de fraternité et de complémentarité. Il revient aux peuples de se construire." (Evo Morales, président de la Bolivie, dans le Monde Diplomatique d'Aout 2013)

L'incident est clos : les états européens se sont confondus en excuses, et le président bolivien les a acceptées. Bravo la diplomatie, en attendant la Bolivie, le Vénézuela et le Nicaragua ont offert l'asile politique à Edward Snowden.

Crédit photo : The Guardian



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