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Michel de Poncins : la chimère des espèces protégées

Par Baudouindementen @BuvetteAlpages

Michel de Poncins est un docteur en économie, c'est un libéral né en 1926, il a donc 87 ans. Il est le fondateur de l’Association Catholique pour les Libertés économiques. C'est un anthropocentrique modèle qui respecte à la lettre ce passage du premier récit de la création de la Genèse, l’être humain apparaît au sixième jour, avec les autres mammifères. En tant qu’image de Dieu, il reçoit un mandat « … soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre ».

Michel de Poncins est un habitué de la rhétorique anti-environnementale.

Qui détermine la liste des espèces à protéger ? Quels sont les effets de cette chimère ?

Par Michel de Poncins

Chimeres
Cette reine des chimères surgit régulièrement dans l'actualité tel un serpent de mer. Les événements tragiques de La Réunion conduisent certains à demander l'inscription des requins dans la fameuse liste, ce qui serait une calamité pour les Japonais très friands de leurs ailes ! Une récente émission de M6 la fait resurgir d'une façon inattendue par le problème du logement. Le logement ne va pas. Les économistes savent que c'est le gouvernement qui est responsable de cette crise insupportable.
Un promoteur est venu sur la chaîne. Il a raconté tout tranquillement qu'un immense terrain qu'il avait acheté pour bâtir avait été gelé pendant trois ans à cause d'un crapaud unique qui en avait fait sa terre de prédilection. Il avait donc été nécessaire de trouver un autre terrain. Personne évidemment ne calculera jamais l'immensité des coûts correspondants avec les conséquences sur le logement et sur le PIB. Cela rappelle un aigle de Bonelli qui avait bloqué une autoroute pendant longtemps.

Quelles espèces protéger ?

Une réflexion sur la nature des espèces à protéger se heurte à des difficultés diverses. Veut-on protéger les espèces telles qu'elles étaient en 1800 ou en 1900 ? Ce serait intéressant, mais impossible pour les historiens. La date la plus raisonnable serait l'an 2000 dont le caractère est symbolique. La difficulté sera moindre. Un autre problème surviendra. Le catalogue vieillira, au risque de devoir s’ajuster tous les dix ans, de nouvelles espèces étant apparues entre temps.
Vient alors la question majeure : qui décidera de la liste des espèces à protéger ? Qui tiendra la télécommande ? À présent, c'est le plus grand désordre ; chaque pays a sa législation propre avec l'interférence des organisations internationales du type UE. Ce point est de grande importance car il existe un peu partout des sanctions soit civiles soit pénales en cas d'atteinte à une espèce protégée.
Au sommet, l'ONU avance à grands pas avec plusieurs agences plus ou moins dédiées.

Quels sont les effets de cette chimère ?

Le premier effet est, sans conteste, la ruine pour tous y compris pour les acteurs qui souvent ne s'en aperçoivent pas.
La ruine peut être illustrée par un seul exemple : le comptage des oiseaux est organisé depuis longtemps au nom du faux concept de réserve naturelle. La République du Centre nous apprend qu'il existe 300 réserves ; évidemment, il n'y en a jamais assez. Une réserve naturelle, ce sont plusieurs hectares où les activités sont réglementées avec, en particulier, le comptage des oiseaux. Ce comptage des oiseaux servirait à jauger l'état de l'environnement. Un oiseau étant par définition mobile la tâche est impossible. Elle ne devient réaliste que pour un ornithologue qui fait le travail à nos frais et qui, pour ce qui le concerne, est une espèce dûment protégée !
Il existe une deuxième conséquence qui, pour être moins évidente, est encore plus perverse : c'est le renforcement des pouvoirs du mondialisme incarné par l'ONU, le Mammouth des Mammouths. Nous l'avons déjà citée plus haut. Nous observons une fois de plus comment un pouvoir totalitaire mondial s'installe sous divers prétextes avec de multiples tentacules.

Un constat

L'actualité nous a conduit à analyser cette chimère de la protection des espèces. La sagesse voudrait que dans le cadre du droit de propriété les gens gèrent les espèces en respectant le droit des autres. Celui qui aime les loups peut les élever sans qu'ils dévorent les brebis. Nul besoin de réglementation pour cela.
Au surplus la nature renouvelle sans cesse les espèces dont personne ne connaîtra jamais la liste. Contentons nous d'admirer cette richesse.
Il existe, hélas, des personnes à qui cela ne suffit pas. Le jeu des idéologies et des intérêts se glisse dans toute chimère ce qui prolonge et consolide la chimère.

Michel de Poncins, 24 juillet 2013
Source : contrepoints.


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