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P13 – WhoTheFuckAreYou vs. Etienne de Crécy

Publié le 10 août 2013 par Wtfru @romain_wtfru

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C’est en plein levé de lune qu’on retrouve Etienne de Crécy en mode street lourd comme disent les autres. C’est avec Air, Daft Punk ou encore Alex Gopher que le mec contribuât au rayonnement de la France à l’étranger loin devant les fleurons de l’industrie, de la finance et du camembert. On le présente ici et là comme le fondateur de la musique électronique mais selon nous, ces mecs à la moustache prononcée n’ont pas inventé le fil à couper le beurre dans l’eau chaude.  En effet, les musicologues relèvent des traces d’une version hybride des musiques tribales, mêlée à une foultitude de son électroniques bien avant que des bonhommes comme Jean-Michel Jarre ou Laurent Garnier lancent sur des tourne-disques des sons futuristes.  D’abord décortiquée dans des laboratoires expérimentaux, c’est par la suite que les artistes s’approprieront cette musique nouvelle. Les musiques novatrices de l’époque, encore trop peu accessibles au public possèdent une chose exceptionnelle qu’il sera difficile de leur retirer : leur authenticité.

Versailles, hub culturel ou repère du plus grand fournisseur d’acides ?

Un peu des deux et c’est d’ailleurs dans cette humus fertile qu’Etienne de Crécy a fait craquer ses premiers beats dès

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le début des années 1990. En plein live, ça ressemble à du Daft Funk à s’y méprendre. On vous parlait un peu plus tôt de marketing, on se méfie, trop, peut-être même un peu trop. Mais on n’a tellement pas envie de se faire rouler dans la farine – au risque de s’en prendre plein les narines – qu’on se méfie encore plus de la mercatique des maisons de disques et des mecs à moustache. Un peu esseulé sur un échafaudage, le garçon nous claque la totale : du groove et du funk. En y ajoutant des basses saturées made in Mr Oizo, on s’aperçoit que le bruit prend du temps à pénétrer nos oreilles. On commence à balancer nos épaules au milieu du set lorsque l’on arrive à la moitié de notre boisson pirate. Vous allez penser qu’on est un peu dur avec le mec, mais c’est lui même qui nous pousse à le faire en nous susurrant à l’oreille des beats en mode One More Time. Le light show ressemblant à Rubik’s Cube géant et les analogies musicales ont un rendu un peu fade. Nous avons l’impression d’être en fasse d’une mauvaise copie thaïlandaise des mecs aux casques à pointe futuriste.

On ne l’invente pas, c’est lui qui en fait mention dans son dossier de presse « Etienne de Crécy – house / French Touch. Ah ben oui, puisqu’il nous demande de comparer, comparons !

La foule elle-même est un peu perdue mais fonce tête baissée à travers un set qui reste propre techniquement. On ne piège plus l’ancien sur un enchaînement mal calculé. C’est un peu comme si avoir laissé une trace de pneu légendaire en public une fois que le garçon se méfiait des pets foireux. Il sert donc les fesses jusqu’au bout, un peu comme nous content de pouvoir respirer, enfin.  


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