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Le comte de Monte-Cristo, tome II…

Par La Fille Aux Chaussures

Le Comte de Monte Cristo

J’avais adoré le tome I, j’ai littéralement dévoré le tome II!

Dans cette deuxième partie, le comte continue sa mission de se venger de ceux qui l’ont fait emprisonner juste au moment où il allait toucher au bonheur. Pour une rancoeur, ça en est toute une, puisque cette vengeance s’étale sur plusieurs années et semble occuper toutes ses pensées. Jusqu’au bout, on se demande ce que vont devenir les personnages principaux et on comprend au fur et à mesure quel terrible vengeance Edmond Dantès a mis en place et on se pose comme lui, la question de savoir si la vengeance doit être totale, si elle a encore une raison d’être… Dantès recherche la vengeance, mais préfère la provoquer plutôt que de l’accomplir… En effet, à l’opposé des héros modernes qui iraient directement massacrer les coupables, il procède comme un joueur d’échecs en déclenchant un événement dont il à prévu l’issue et qui en provoquera un autre, puis un autre, pour arriver finalement à l’objet de sa vengeance. Une vengeance qui, calculée au moindre événement et magistralement exécutée, nous fait réfléchir sur les notions mêmes de justice et d’humanité. La loi de Talion est-elle justifiable dans certaines circonstances ?

Jamais je ne me suis ennuyée au cours de cette lecture tant j’avais hâte de voir comment Monte-Cristo réussirait à exercer sa vengeance. Dumas sait à la perfection nous peindre des personnages profonds, nuancés et fortement humains, surtout dans leurs faiblesses.

L’été n’est pas encore complètement terminé alors, si vous avez le courage de lire les quelques 1 700 pages de ce chef d’oeuvre, n’hésitez pas!

Edmond Dantès, le commandant du Pharaon, fiancé à la belle Mercédès Herrera, a vu ses espérances brisées. Plus de vingt ans après son inique emprisonnement, de retour parmi les vivants, il est enfin prêt à accomplir sa vengeance, sans relâche ni pitié. De ses ennemis, il a tout appris. D’Europe en Orient, exhumant leurs crimes l’un après l’autre, il a retrouvé les comploteurs sans scrupule qui jurèrent sa perte. Le baron Danglars, ancien commis aux écritures devenu riche banquier. Gérard de Villefort, substitut devenu procureur du roi. Le comte Fernand de Morcerf, désormais pair de France, et mari de Mercédès ! Sous le masque du comte de Monte-Cristo, Dantès a juré leur déshonneur, leur ruine et leur mort… Mais peut-il à bon droit se substituer à la divine Providence ? Ne serait-il pas plus grand justicier s’il était magnanime ? Telle est aussi la question que pose le livre le plus humain d’Alexandre Dumas.

« Le comte de Monte-Cristo, tome II » – Ed. Bibliothèque du collectionneur – 12 euros.
Prochaine lecture : « Une bonne épouse indienne » de Anne Cherian.

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