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Juveniles : "On adorerait collaborer avec les Américains et faire du hip-hop"

Publié le 19 août 2013 par Swann

Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont talentueux… Eux, c’est Juveniles, les nouveaux chouchous de la scène pop française. On pourrait les mettre d’office dans les groupes hypes : belles gueules, belles guitares, beau look. Mais c’est un peu plus que ça quand même. Juveniles, ce sont les auteurs de la bande-son de ton été. Leur album est sorti depuis quelques mois déjà, mais c’est dur de s’en lasser tellement ce premier essai est réussi. Un peu d’eighties, du synthépop dépêchemodienne, le lyrisme smithien, la touche Yuksek, la fraicheur des mecs de Rennes = cocktail réussi qu’on sirote sans modération. On a rencontré Thibaut et Jean-Sylvain, les têtes pensantes du groupe. Ils nous racontent leurs "premières fois".

Le premier album acheté ?

Jean-Sylvain : J’étais pas vieux, je devais être à l’école primaire et ça devait être Toto et j’en suis fier ! J’en garde un très bon souvenir. C’était le best-of, je crois qu’il s’appelait "Legend". On écoute encore Toto dans la voiture aujourd’hui. On aime bien ce côté un peu rock fm, ternaire que tu peux retrouver dans "Strangers" notamment.

Première chanson écrite ?

Thibaut : La première chanson avec Juveniles c’était "We Are Young". Sinon la toute première chanson de toute ma vie, c’était avec mon groupe d’avant qui s’appelait Paper Shit. Dans le groupe il y avait aussi mon frère et mon cousin. On jouait dans un garage et on était super motivé et je me rappelle que le chanteur était fan des Berruriers Noirs. On a écrit cette chanson qui s’appelait « Victime du marketing »… (fou rire). On s’était enregistré sur mini-disc, à l’époque c’était la révolution !

Jean-Sylvain : Et bien moi je ne me rappelle absolument pas de la première chanson… Mais je crois qu’après la révélation « Victime du marketing », on peut arrêter l’interview. C’est génial.

Votre toute première scène ?

Jean-Sylvain : C’était une soirée pain/vin/fromage dans le 22.

Thibaut : Moi ça devait être une fête de la musique en Charente Maritime, et c’était un son…fête de la musique.

Jean-Sylvain : Et il y avait une tonnelle rayé bleu et blanc ? Ou vert et blanc ? C’est les tonnelles qu’ils ne sortent que pour le 21 juin.

 Juveniles c’est un peu la colonie de vacances !

La dernière chose que vous faîtes avant de monter sur scène ?

Jean-Sylvain : On se fait des câlins et des bisous en se disant « faut qu’on s’éclate ».

Et en descendant de scène ?

Jean-Sylvain : On se fait des câlins aussi. Par contre on sue beaucoup…surtout Thibaut, donc on lui fait la bise, ou on lui tape dans la main !

Votre dernière engueulade ?

Jean-Sylvain : Entre nous ? Je sais pas y’en a tellement !

Thibaut : Non, vraiment les seuls moments où on s’engueule c’est quand on a des dates importantes et il faut vraiment qu’on bosse… C’est dans ces moments-là qu’on puise le plus d’énergie, on est fatigués et les nerfs sont plus à vif.

Jean-Sylvain : Juveniles c’est un peu la colonie de vacances tu sais donc on n’hésite pas à se dire quand ça ne va pas, après on passe à autre chose.

Thibaut : C’est comme les engueulades entre frères et sœurs. Même si tu t’engueules, tu sais très bien que tu vas te réveiller avec eux le lendemain et que dans deux jours c’est oublié. C’est une famille.

Votre premier festival ?

Jean-Sylvain : Les Transmusicales

Thibaut : Chez nous à Rennes. C’était un super bon souvenir. C’était en 2011, dans notre salle à l’Ubu, c’était chouette. Pour les groupes de Rennes, il y a quelque chose d’assez solennel. J’avais un projet avant avec Pierre, un ancien de Juveniles et c’était quelque chose que l’on visait mais qu’on n’a jamais eu. Et là, avec Juveniles on a réussi. Le programmateur des Trans nous a fait confiance dès le début. Je me souviens qu’on avait eu une résidence juste avant, on avait 20 minutes de set, six morceaux dont "We Are Young", et il nous a dit de bosser jusqu’à décembre pour les Trans, on l’a fait et ça c’est super bien passé. Depuis on fait toujours les Trans, mais dans le public et c’est très cool à chaque fois.

La première grosse scène ?

Thibaut : On en fait pas mal des grosses scènes en ce moment. On a fait Belfort, Beauregard…

Jean-Sylvain : Mais la première grosse c’était quoi… Tourcoing ?  Oui, c’était la Voix du Nord avec Tellier et Kavinsky. C’était gratuit, les gens venaient de Lille. C’était sur une place géante et c’était blindé.

Le premier clip ?

Thibaut : We Are Young !

Jean-Sylvain : C’était tellement bizarre ! C’était pendant la tournée des Trans. On était crevés. Après St-Lo, on avait roulé toute la nuit pour tourner dans un hangar, un endroit hyper glauque. Le genre d’endroit où même quand il fait jour tu ne vois pas la lumière parce que t’es dans un sous-terrain !

Thibaut : On s’amusait à tourner le clip au ralenti, on enregistrait deux fois la vitesse. Je me souviens que j’avais du maquillage et une chemise blanche et j’avais plein de maquilleurs autour de moi entre deux prises en train d’essayer de m’éponger pour pas que le maquillage coule sur les chemises qu’on nous avait prêtées…

Jean-Sylvain : Il y avait le costumier qui était là qui arrêtait pas de dire « oh mais il est en train de me défoncer le t-shirt » ! (rires) Il avait des tâches de fond de teint!

La première rencontre avec Yuksek ?

Thibaut : C’était chez nous à Rennes. Il avait déjà fait le remix, et il venait jouer à Rock’nsolex. Et comme il était dans le coin, on lui a dit que ce serait rigolo de se rencontrer, on a mangé un bout et c’est là qu’on a commencé à parler musique, matos, production… On a vu qu’il était hyper cool, hyper laid back.

Question bonus : un fantasme musical ?

Thibault : On aime beaucoup le hip-hop même si on n’en fait pas. On aime bien les prod’ américaines, Kendrick Lamar…

Jean-Sylvain : On adorerait collaborer avec un artiste américain ou Sud-Africain et faire du hip-hop…


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