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Ler Ligisa des véritables robes aux couleurs d'ailleurs

Publié le 05 septembre 2013 par Nathpass

Ler Ligisa : je vous laisse découvrir les modèles sur le site....Ler LigisaLer Ligisa des véritables robes aux couleurs d'ailleurs
Le symbole de cette passion, ce sont les « ciseaux d´or », une antique paire de ciseaux centenaire léguée par son grand-père à sa mère puis de la mère à sa fille. C’est un objet qu’Eva Rogo-Lévénez conserve aujourd’hui jalousement, loin de son pays natal comme le symbole du legs de sa famille.
Sa mère avait coutume d’affirmer « qu’aucune femme ne peut décemment porter une robe dont les finitions ne sont pas cousues main ». Eva a hérité du perfectionnisme de son grand-père maternel.
C’était un couturier connu dans cette région du lac Victoria, situé à l'Ouest du Kenya, et sa fille aînée, la mère d’Eva donc, habillait toute la famille tout en pratiquant sa profession d'enseignante à Kisumu. Eva a appris de sa mère le secret des coupes bien taillées ainsi que le goût d'un design naturel, sans ostentation. On peut dire qu’elle est passée par une des meilleures écoles, celle de l’apprentissage sur le tas dans la famille.
Eva utilise des tissus locaux comme le kikoy, le khanga, le maassaï shuka, le Tie & Dye ainsi que d´autres tissus fabriqués en Afrique de l’Est.
L’histoire du khanga remonte à la seconde moitié du 18ème siècle, période du commerce des esclaves. Avec l’affranchissement de ces derniers, les deux tissus originaux, le Kaniki et le Merikani, simples pièces d’étoffe portées par les esclaves, sont transformés en des tissus finement fabriqués intégrant parfaitement des couleurs et des dessins extraordinaires, comparables à ceux qui ont habillé les mannequins sur les photos.
Fidèle à la tradition familiale, Eva a un sens aigu du sur - mesure. Elle dessine avec passion pour mettre le corps de la femme africaine en valeur en traçant des lignes simples et épurées. La coupe est ajustée pour allonger le corps et affiner la taille.
Sa vie de designer a débuté réellement aux Beaux-Arts de Nairobi. C’est avec un pinceau qu’elle exprimait alors ses pensées, ses envies, ses rages sur des toiles vierges tout en fabriquant elle-même ses robes. Eva adore toucher, mélanger et sentir ces tissus traditionnels en coton, souvent fabriqués à la main.
Enfant, elle pédalait sur la machine à coudre « Singer » de sa mère.
Comme pour beaucoup d’adolescents dans le monde, l’élégance est particulièrement vénérée par les jeunes filles. Elle fabriquait alors ses robes elle-même.
Aujourd'hui, Eva revient à la passion de son grand-père.

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