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Roumanie : le Festival George Enescu

Publié le 11 septembre 2013 par Nicolas Bourry @nicolasjarsky
© 2basement - Flickr

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Louis a envie de voyager. C’est la rentrée, la grisaille parisienne semble être de retour, et sûrement pour longtemps, mais prenons l’avion, faisons durer l’été et partons pour… la Roumanie.

Savez-vous que s’y déroule en ce moment même un festival de musique le très sérieux Guardian compare à Salzbourg ? Le festival George Enescu prend place pendant tout le mois de septembre dans la capitale roumaine. La comparaison avec Salzbourg s’arrête au tarif qui sont très loin d’atteindre les sommets vertigineux du festival autrichien.

George Enescu, symbole musical d’une patrie mal connue, est un compositeur, violoniste et chef d’orchestre. A cheval sur deux siècles (né en 1881, mort en 1955), à cheval sur l’Europe de l’Est à l’Ouest, Conservatoire de Vienne, Conservatoire de Paris, une célébrité de son vivant qui l’emmène en tournée dans le monde entier… George Enescu est un monument de la musique. Il meurt à Paris, veillé par la Reine de Belgique, dans la nuit du 3 au 4 mai 1955. Il est enterré à Paris. D’aucuns disent qu’il aurait préféré être inhumé à Tescani, en Roumanie dans son pays natal.

Et dans ce festival qu’y-a-t-il à entendre?

Vous avez déjà raté de très belles soirées : les concerts de Daniel Barenboim, Yuja Wang et Radu Lupu ont forcément été immanquables. Toujours au piano, Rudolf Buchbinder que nous aimons moins, a néanmoins donné son interprétation des concertos pour piano et orchestre de Beethoven et ce sûrement, dans la plus pure tradition.

Mais c’est bien beau d’avoir manqué tout ça ! On vous a dit que le festival durait tout le mois. Il reste donc encore de très belles choses.

Demain, oublions le Otello proposé dans la programmation du festival et rendez-vous pour le Requiem de Verdi avec chœur et orchestre Sainte-Cécile, des ensembles de qualité et notoriété internationales, avec à la baguette le chef Antonio Pappano, qui revient de Salzbourg après un Don Carlo mémorable avec Jonas Kaufmann. Là on vous prédit un moment céleste.

L’orchestre de chambre de Lausanne avec à sa tête Christian Zacharias, consacre deux concerts à Mozart. Les programmes sont superbes, le chef maître dans Mozart et l’orchestre est une pépite. Mozart vous ennuie et vous préférez Wagner ? Le Rundfunk Sinfonieorchester Berlin est là pour plusieurs productions wagnériennes (Siegfried, Walkyrie…)

Le 17 septembre on prend son après-midi et sa soirée pour débuter par un concert de Truls Mork consacré à Dvorak puis on poursuit avec Semyon Bychkov et Gautier Capuçon avec l’appui du Philharmonique de Munich. Alléchant non?

Il faut faire un choix… Alors on passe sur Fazil Say, Jordi Saval et le War Requiem. On ira plutôt au concert du ConcertGebouw d’Amsterdam, l’un des meilleurs orchestres au monde.

Mais pour la fin du festival, comment faire un choix entre Vadim Repin, Evegny Kissin, Murray Perahia… ? Quand on vous disait que la programmation de ce festival était folle.

Notre dernier choix se portera sur le concert de Hilary Hahn et la Camerata Salzburg et surtout, à la baguette Louis Langrée, chef français à la carrière plus internationale que française, que l’on adore.

C’est complet ? Rendez-vous pour les concerts des orchestres russes. Celui avec Vadim Repin sera sûrement complet également mais allez aux autres. Vous ne serez pas déçus.

Avant la rentrée des orchestres parisiens, bon séjour en Roumanie !

Salzbourg ont vous en a aussi parlé récemment. 



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