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La nouvelle comédie à moitié réussie de Sébastien Thiéry...

Publié le 16 septembre 2013 par Fousdetheatre.com @FousdeTheatre

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On aime l'humour absurde, décalé, facétieux, parfois dérangeant de Sébastien Thiéry qui a le chic pour trouver des situations improbables, donnant souvent naissance, il est vrai, à de longs sketches plus qu'à de véritables pièces, mais toujours réjouissantes. Souvenez-vous. Avec "Cochons d'Inde", il faisait vivre un calvaire à Patrick Chesnais, enfermé dans une banque soudainement régie par le droit indien. Dans "Comme s'il en pleuvait", il multipliait les billets comme d'autres les pains dans l'appartement de Pierre Arditi jusqu'à le rendre fou, tandis que  Richard Berry voyait sa femme comme une vieillarde de 90 ans alors qu'elle n'en avait que 35 dans "Le Début de la Fin".

En cette rentrée, avec "L'origine du Monde", au Rond-Point, l'auteur à succès s'est offert le rôle de Jean-Louis, quadra dont le coeur s'est arrêté mais qui vit pourtant sans aucune difficulté. Michel, son ami vétérinaire, n'y comprend rien mais pronostique un drame s'il ne retrouve pas urgemment un rythme cardiaque. Sa femme Camille prend alors les choses en main et fait appel aux services d'un marabout. Percevant effectivement un danger de mort sous 7 jours, ce dernier réclame, afin de stopper la menace, une photo...du sexe... de sa mère !

Respectant une recette, une mécanique désormais bien connue, la pièce surprend moins que les précédentes, tourne un peu en rond dans sa première moitié mais devient hilarante dans la seconde, lorsqu'il s'agit de mettre en oeuvre un plan pour fournir le cliché commandé. Sans trop en dire, une séquence de nudisme (intégral et frontal), une scène de drague gérontophile, et une séance photo coquine qui échoue et manque de tourner au viol valent à elles seules le déplacement. D'un trash, d'un mauvais goût assumés et assez divins ! Le tout porté par une Isabelle Sadoyan désopilante, tour à tour outrée, incrédule ou séduite, et un Grégoire Bonnet qui prend sur lui, osant tout afin de sauver son ami. Le jeu de Camille Rutherford (Camille), emmenée selon nous dans une mauvaise direction par Jean-Michel Ribes, ici metteur en scène, nous a moins convaincus. 

Et le propos dans tout ça ? Certains entendront peut-être, au terme de la représentation, que l'on vit mieux, ou que l'on quitte le monde plus serein, dans la vérité que dans le mensonge. Accessoire cependant, l'auteur ayant lui-même démenti vouloir donner un sens à cette farce...

Pourquoi pas.

Jusqu'au 2 novembre.

Réservez vos places en cliquant ci-contre : 

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Photo : © Giovanni Cittadini Cesi


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