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Sons of Disaster - ' Death and Destruction' - album preview

Publié le 24 septembre 2013 par Concerts-Review

T'avais des enfants de choeur, ceux que chérissait Roger, évêque à Bruges, t'avais aussi les enfants du paradis, couvés par Arletty, les enfants du Pirée, des bouffeurs de petits os, t'as des fils à papa, des fils de pute... mais ceux que tu préfères ce sont les rebelles de Brux Hell, Sons of Disaster!

Ok, quelque part en Alabama, il y a une certaine Maylene et ses Sons of Disaster, c'est pas les mêmes, ce n'est qu'un filet américain mal assaisonné.

Revenons à nos chéris qui écument les plus sordides scènes de notre fier royaume depuis juin 2010. Ce 4 octobre, jour béni coïncidant avec les trente ans d'existence du DNA, qu'ils comptent incendier dans la soirée, doit sortir leur premier 'vrai' album, 'Death and Destruction', une plaque qui ne se vendra qu'en conditionnement vinyle.

Le toujours sobre Selim t'envoie un pack WAV, tu pensais que ce signe était synonyme de We Are Vampires, mais non Google t'éclaire 'Waveform Audio File Format', en te demandant de prêter une oreille à leurs élucubrations sonores, il ajoute "N'oublie pas de t'armer d'une bonne bouteille de Whisky ou un d'un six pack de bière!!!", étant végétarien, on suppose que c'était une farce!

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Sons of Disaster -  ' Death and Destruction'

clac, clac... scène un: 'Pain'!

 Le frêle et pas triste Greg Triest- Vocals ( style Farinelli)/ Selim  Mahdhi ( mad  tout court, y sait pas écrire) - Guitar/ JT ( rien à voir avec Journal des Tribunaux, y sait pas lire) Paridaens - Guitar/ Gilles pas de Binche,  Gutmann - Bass et Steve" Bullitt" 'ncis' Harlall - Drums ( un copain d'Arno et de Made J) ont décidé de frapper très fort dès l'entame, 'Pain' fait mal, tellement mal qu'il te faudra plus que cinq comprimés effervescents ( prends du Dafalgan forte sauf si t'es enceinte) pour digérer ces riffs de guitares barbares, cette basse écrasante, le martèlement primitif de Steve et les vociférations d'aliéné, auquel on vient d'arracher trois molaires sans anesthésie, du petit chanteur à la croix en chêne massif.

Deux: ' Family Values'!

Le respect de soi, le respect d'autrui, la politesse, l'étiquette, le sens des responsabilités, l'honnêteté, la fidélité conjugale...et tout ça, Greg, tu nous fais une leçon de morale?

Va te faire foutre, connard, écoute...my mother tried to give me a conscience but never told me how..my sister 's sucking dicks in an alley et moi je vais te flinguer et voir pisser ton sang...

Trois: 'War!

Tu peux oublier Edwin Starr ou Eric Burdon et ses copains funk ( 'Spill the wine'), c'est de hard rock qu'il s'agit, pas de branlette de puceau acnéique.

Quatre: 'Break my mind', même trempette, pas prolongée, pas 2', dans un marais punk salutaire.

Pas la peine de te taper la Mer Noire, Eforie Sud, et ses centres de thalasso réputés pour les bains de boue bénéfiques, place ton pognon dans la rondelle des Sons, tes problèmes rhumatismaux s'évanouiront après trois écoutes de l'intégralité de l'oeuvre.

Cinq: 'Death and Destruction', ce qui s'est fait de mieux in Bloody Belgium depuis les Kids!

Six: 'Living Hell', attachez vos ceintures, direction l'enfer, ses damné(e)s et le poète maudit qui divague.

 Raconte, Arthur: ..Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache des quelques hideux feuillets de mon carnet de damné...

Une petite tisane, Arthur?

Sept: 'Rock'n roll soldier'.

Moustache peignée, baïonnette aiguisée, c'est l'heure, les rock'n roll soldiers sont prêts à charger!

Huit: 'U can't stop us now'.

T'avais les trois petits cochons voulant empêcher le méchant loup d'assouvir ses bas instincts.

Les Sons of Disasters ont bouffé les porcelets et le canis lupus, ils n'ont laissé que les feuilles de salade.

Le bruit que tu viens d'entendre, c'est le petit rot de Gregory.

Neuf: 'We are...' ( sons of disaster).

Une autobiographie brute, pas romancée!

Dix: 'Waste my time'.

Steve tape comme un bûcheron néolithique ( silex de Spiennes, cacheté UNESCO), ses copains arrosent la futaie de projectiles en principe destinés à la Syrie, mais tombés d'un camion, tandis que le pauvre Greg crie son désarroi existentiel.

C'est redoutablement efficace.

Onze: 'You gonna die'.

Et pas de vieillesse dans ton lit!

Si tu ne le crois pas, tu lis la prophétie de Saint-Malachie!

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Bien sûr, on te recommande la galette, mais Sons of Disaster, c'est encore mieux sur scène!

Trois dates en octobre: le 4 au DNA ( Bruxelles) - le 5 au Rockerill ( Charleroi) et le 9: Negasonic à Alost (Aalst)!


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