Magazine Culture

La vieille qui marchait dans la mer -San Antonio

Par Felynrah

lavieilleQuatrième de couverture :

Lorsqu’on demande à Stephen King, le fameux romancier américain, pourquoi il a choisi d’écrire sur des sujets aussi macabres, il répond : "Qu’est-ce qui vous fait penser que j’ai le choix ?"
Un romancier ne l’a jamais, il obéit au papier, un point c’est tout !
Pour ma part, lorsque j’ai commencé ce livre, j’avais l’intention d’écrire une histoire cocasse, haute en couleur : celle d’une vieille aventurière qui se donne un dauphin avant de raccrocher, et le forme à l’arnaque.
Je ne me doutais pas, à cet instant, que j’allais commettre l’ouvrage le plus grinçant de ma carrière, m’enfoncer dans un conte de fées noir à vous en flanquer le vertige, et peut-être même dépasser certaines limites.
Mais je ne regrette rien. Quand on est capable de tout, il faut le prouver.
San-Antonio

J’ai adoré ce roman que j’ai dévoré très rapidement. On retrouve ici toute la verve de San Antonio, mais à contrario d’un San Antonio plus classique, ici, point de Berurier ni de commissaire. Il s’agit ici d’une oeuvre totalement autre : le personnage principal, lady M est une vieille femme, riche à millions, arnaqueuse de profession qui, au cours d’une arnaque à la Guadeloupe s’amourache d’un jeune plagiste qu’elle entraînera dans ses aventures. Il est question ici de beaucoup de choses différentes ; de vieillesse évidemment, de jeunesse, d’amour, d’arnaque, de mort et de souvenir…

J’avoue que j’ai trouvé ce roman très surprenant d’un point de vue stylistique : San Antonio jongle d’un style presque ampoulé à un style proche de la vulgarité,  le tout écrit dune façon magistrale. Les dialogues intérieurs de la vieille, entre elle et le seigneur (en même temps, qui pouvait elle avoir choisi d’autres comme confidents ?!) sont truculents…  Elle se confie à Dieu comme elle pourrait se confier à un bon copain, argotant à tout va, négociant et mégotant sur tout et rien.

J’ai énormément de mal à parler de roman sans dévoiler l’intrigue mais le personnage de la vieille est tellement présent que les autres personnages, bien qu’importants, en deviennent anecdotiques. Pourtant, ils apportent toute la profondeur au personnage principal.

En somme, comme je ne veux pas trop en dévoiler, je ne peux que vous conseiller de lire ce livre émouvant et drôle, pathétique et pleins d’espoir. Un grand et beau roman.



Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Felynrah 43 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines