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Gravity, le chef d’oeuvre de l’ère 3D

Par Unionstreet

GRAVITY

Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit.

Gravity film

Oubliez Avatar, la promesse non tenue d’un chef d’oeuvre cinématographique, et son monde inventé par James Cameron qui pensait faire date dans l’histoire du cinéma. La vraie révolution s’appelle Gravity et nous la devons à Alfonso Cuaron. D’excellents films ont, depuis 2009, amélioré l’utilisation de la 3D et ont dépassé la fausse révolution de Cameron : Le Hobbit, Life of Pi et Tintin, Hugo Cabret … Mais Gravity marque d’une pierre blanche le cinéma 3D comme jamais. Souvent Hollywood nous promet des films où l’immersion dans un univers est total, sans jamais y arriver. Ou alors les effets sont là mais la qualité scénaristique ne suit pas. Avec Gravity, Alfonso Cuaron réussit l’exploit de mêler prouesses visuelles et tension, jeu d’acteur incroyable, grand spectacle et drame personnel.

Le film débute sur un plan séquence de quinze minutes de toute beauté. Le silence est total, angoissant. La caméra virevolte et tourne autour de ces cosmonautes en mission. Le spectateur est d’emblée en suspension dans le vide spatial, et tournoie avec les acteurs. Les effets spéciaux sont irréels, la fluidité est parfaite. Le spectateur n’est pas un simple spectateur. Il est dans l’espace avec les acteurs, et bien vite les mésaventures de Sandra Bullock et de George Clooney vont l’emmener pour un rollercoaster sidérant. La scène d’accident qui clôt le plan séquence est d’une tension incroyable : le silence propre à l’Espace, la respiration saccadée de Sandra Bullock, ses battements de coeur, le spectateur qui est embarqué dans une spirale… On se demande comment Alfonso Cuaron a réussi à créer la scène au vu des contraintes techniques. La gravité, le plan séquence, les effets spéciaux, les acteurs : tout est assemblé dans une scène d’anthologie qui est l’un des points forts de 2013.

En bien des points Gravity est angoissant et suscite une peur de la solitude et du vide. Le coeur du spectateur bat la chamade lorsque Sandra Bullock est perdu dans les confins de l’Espace. Lorsqu’elle arrive à bout de ses réserves d’oxygène. Lorsqu’elle est enfermée dans une navette en flamme. Les performances du réalisateur entraînent chacun dans un spectacle effrayant mais chacun souhaite que ce spectacle ne s’arrête jamais : Gravity est un film jouissif par sa beauté, par sa révolution technique et par l’immersion qu’il nous offre.

Néanmoins, Alfonso Cuaron dose la tension qu’il propose en la faisant retomber le temps de quelques scènes avec George Clooney. Ainsi, de temps en temps, vous pouvez lâcher la main de votre accompagnateur, ou vous décrisper et relâcher tranquillement l’accoudoir. Il laisse aussi de côté l’infiniment grand pour l’histoire passée personnelle du personnage de Sandra Bullock qui est admirable dans ce rôle. Elle est bouleversante lorsqu’elle capte une onde venant de la Terre. Nous saluons l’actrice pour cette performance très physique.

Le réalisateur assène un message, une double lecture, sur la renaissance en mettant en parallèle l’histoire de Sandra Bullock et la provenance spatiale de la vie. Nous pensons à 2001 lorsque Sandra Bullock est en gravité dans une capsule ronde, en position foetale avec une sorte de cordon ombilical derrière, une scène à la fois tendre et éblouissante où chacun reprend son souffle avant de repartir pour un énième périple. Lors de la scène finale, Alfonso C. achève de mettre en scène une émouvant renaissance après un voyage bien éprouvant.

Véritable tour de force, Gravity est un voyage au message universel qu’il faut voir absolument au risque de louper le meilleur film 3D jamais conçu, et le meilleur divertissement de l’année. Angoissant, trépidant, bouleversant, Gravity se doit être un triomphe au box office pour encourager Hollywood à produire de nouveau des films originaux et non idiots. Et d’ailleurs James Cameron l’a dit lui même : Gravity est un chef d’oeuvre.

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