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La reprise à moindre coût de l'amusant "Spamalot"...

Publié le 07 octobre 2013 par Fousdetheatre.com @FousdeTheatre

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Trois ans déjà que Pef et sa troupe de fous furieux quittèrent le Comédia prématurément, pour des raisons de production, avec l’espoir de revenir quelques semaines plus tard dans un autre théâtre parisien. Ce fut plus compliqué que prévu. Les semaines se transformèrent en mois, puis en années, si bien que nous avions fini par faire une croix sur ce possible come back.  Cet été pourtant, Bobino nous annonça enfin La bonne nouvelle, et depuis dix jours, le Roi Arthur chevauche chaque soir  ses noix de coco, à la recherche du  précieux Graal, dans une reprise hélas amputée, contraintes économiques oblige, d’une partie de sa distribution et surtout de son orchestre live qui a cédé sa place à une bande-son pauvrette.

Spamalot“, rappelons-le, est une comédie musicale de Broadway inspirée du long métrage potache et absurde des Monty Python, “Sacré Graal“, au livret signé Eric Idle, ancien de la bande. Pef en a assuré  la mise en scène et l’adaptation française, aussi barrée, aussi branquignole que l’originale. La réécriture, la réinvention de dialogues et jeux de mots intraduisibles sont plutôt bonnes, même si l’on regrette parfois une ou deux grossièretés faciles. Cela part joyeusement en vrille, le non sens est roi, le délire total, les fous rires fréquents. L’ex Robin des Bois se sent comme un poisson dans l’eau au centre de cette histoire de chevaliers ratés. Le travail se révèle rigoureux, les comédiens hilarants, les voix plutôt bonnes. Sur le plateau tout le monde s’amuse, évoluant parmi les drolatiques et imposants décors d’origine. Dans la salle, le public n’est pas en reste.

Quelques bémols.  Une musique moyennement enthousiasmante de John du Prez. Des chorégraphies de Stéphane Jarny qui n’ont pas gagné en originalité ou intérêt depuis trois ans. Des danseuses vêtues de manière cheap et vulgaire, contrastant sévèrement avec le soin apporté aux costumes des comédiens...

Mais pour la folie générale, pour la merveilleuse complicité régnant au sein de l’équipe, pour la générosité et le talent de Pef, pour Andy Cocq,  irrésistible en prince-princesse totalement folle, pour l'improbable brushing blond platine et le sourire ultra-brite d'Arnaud Ducret, pour  Gaëlle Pinheiro en Dame du Lac sexy à mort dont la “chanson comme ça“  nous fit pleurer de rire (magnifique parodie de comédie musicale), pour les coups de tonnerre déclenchés à tout va par cet abruti d’enchanteur, pour les coups de pelle, le lapin de Troie, la vache qui vole, les prouts, ou encore les fesses à l’air…  Pour tout cela vous pourrez prendre la direction de Bobino.

Car le moment de détente est garanti !


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