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Une visite à la BNF (Paris), fin septembre 2013

Publié le 08 octobre 2013 par Onarretetout

DSCN5226L’accès à la BNF est en travaux. Ce qui en rend l’accueil encore plus impersonnel.

Dans le couloir qui domine les plantations, on trouve des indications concernant végétaux et faune qui ne nous les rendent pas plus proches.

Des graphistes contemporains sont exposés, montrant la diversité de ces savoir-faire, mettant des noms sur des affiches que j’avais repérées dans la ville ou les journaux (celles - ci dessous - de Pascal Colrat, d’Integral Ruedi Baur Paris, de Michel Bouvet, entre autres).

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Michel_Bouvet
 

Le Labo propose d’aborder le livre numérique dans un espace parfaitement anonyme, où les écrans alignés permettent la découverte de l’Alamo, de textes qui s’enchaînent avec des illustrations animées, de listes et de pages accumulées ; sur les murs, de longs textes ; encore une fois, personne pour accueillir le visiteur qui ne reste pas longtemps dans cet espace où, finalement, on ne fait que rendre disponible la matière numérisée à celles et ceux qui y sont déjà sensibilisés, les autres n’y comprennent goutte. En cliquant sur la photo en haut à gauche de cet article, vous atteindrez une vidéo d'un projet réjouissant d'ALIS signalé dans l'exposition.

La Galerie des Donateurs offre aux regards l’amitié de Pierre Jean Jouve et de Philippe Roman. Des chapitres se succèdent : « De l’œuvre reniée à la Vita Nuova », « L’inconscient et la forme : Jouve et la psychanalyse », « Le mythe de la femme », « La guerre, l’exil », « Opéra ». Des toiles, des dessins, des brouillons, des dactylographies originales, autant d’approches d’une œuvre qui fut parmi les premières lectures que j’aie choisies dans ma vie et où, bien sûr, lire l’écriture manuscrite de l’auteur, son alignement cherchant la perfection, procure une certaine émotion, une forme de nostalgie. Chercher au fond de moi-même à réveiller l’image de Paulina, ou de faire résonner ce poème qui m’a toujours habité depuis que je l’ai lu :

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LE POETE NE DIT qu'un mot toute sa vie
Quand il parvient à le desceller des orages
A le sauver des hautes tentations
A l'éprouver plus loin que toutes trahisons.

Qu'il le dise au milieu d'un millier de naufrages !
Qu'il dise et qu'il périsse par le dire
Pour ce mot seul ce mot de gloire sans écho
De l'amour enfantin le plus chaud des amours.

(extrait de Mélodrame)


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