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Jean CONTRUCCI - L'énigme de la Blancarde : 6/10

Par Eden2010
Jean CONTRUCCI - L'énigme de la Blancarde : 6/10

Jean CONTRUCCI – L’énigme de La Blancarde : 6/10

J’avais découvert l’auteur et sa série des « nouveaux mystères de Marseille » à travers le dixième tome que j’avais a-do-ré (voir mon commentaire :http://edenlalu.centerblog.net/324-jean-contrucci-la-somnambule-de-la-villa-aux-loups-810).

J’ai donc décidé de commencer la série au début et me suis procurée « L’énigme de La Blancarde ».

Et ma toute première impression est celle-ci : l’auteur fait partie de ceux qui s’améliorent au fur et à mesure.

Non, je n’ai pas trop aimé ce premier polar de la série, et je pense même que si j’avais commencé par lui je ne serais pas allée jusqu’au dixième tome. Comme quoi !

Mais commençons par l’intrigue :

Nous nous trouvons à Marseille, en 1891. Madame Magnan, une femme âgée très riche, pieuse et généralement appréciée pour sa générosité – elle faisait des dons réguliers - est sauvagement assassinée dans son lit. Très rapidement la police arrête le meurtrier : il ne s’agit de personne d’autre que son fils adoptif, Louis Coulon !

Les preuves sont accablantes et même s’il nie avoir tué sa mère adoptive, il n’en reste pas moins qu’il était sur les lieux, avait un motif et a tout simplement la tête de l’emploi. Il est condamné au bagne à perpétuité.

Le journaliste Raoul Signoret qui suit cette affaire n’est pas vraiment convaincu, mais le fait est que la Cour d’Assises a statué deux fois et que le verdict est inébranlable. Il oublie l’affaire, du moins la repousse au fond de sa mémoire – jusqu’au jour où il reçoit une lettre anonyme qui affirme que le soir du meurtre une autre personne était présente …

Raoul Signoret, ensemble avec son oncle, le chef adjoint de la Sûreté Eugène Baruteau, tente de faire toute la lumière sur cette affaire. Et si véritablement une troisième personne était présente ???

Le jeune journaliste se perdra dans les ruelles malfamées de Marseille pour retrouver la petite bonne de Madame Magnan, devenue une fille perdue depuis ce jour-là. Et il va de surprise en découverte !

Une enquête dans les rues d’un Marseille historique :

Le roman se situe dans le Marseille du XIXème siècle et l’auteur restitue parfaitement l’atmosphère de la grande ville, sa chaleur, mais aussi sa puanteur, sa division entre riches et pauvres, ses clivages entre couches sociales. Le lecteur découvre les abîmes, les difficultés de l’époque, la justice, les apparences et plus généralement l’ambiance de cette époque.

J’ai beaucoup apprécié le côté « historique » de ce roman policier, même si le côté « policier » m’a plutôt laissé indifférente.

L’enquête était trop simpliste, de fait on savait dès le début, ou du moins on nous le faisait clairement comprendre, qui était innocent et qui était le coupable. Il suffisait donc de suivre le journaliste pour retrouver l’assassin.

Le roman n’est donc pas véritablement basé sur le questionnement du « qui est le meurtrier » mais plutôt sur celui du « mais où est passé le meurtrier », le tout mêlé d’un « ahlalala, qu’ils sont têtus ces auxiliaires de justice ».

Le personnage central, Raoul Signoret, lui, m’a plu. Il est jeune, impétueux, amoureux et entier. Il abandonne quand il faut, mais s’accroche tout autant quand cela est nécessaire. Un personnage principal qui a par la suite permis de construire toute une série autour de lui. Il n’est pas envahissant, il fait sa petite enquête, il n’est pas le plus intelligent du monde mais quand il a une idée en tête il va jusqu’au bout.

Franchement, c’est une belle première affaire pour ce héros en devenir. Même si l’enquête était un peu bâclée, ou plutôt sans véritable intérêt, Raoul, lui, nous offre une belle première prestation.

En résumé je dirais :un style parfaitement adapté au tournant du siècle, un personnage principal réussi, une enquête un peu traînante, le tout dans une ambiance marseillaise réaliste.

Dans l’ensemble un roman correct, mais pas renversant.

Ayant lu le dixième tome (comme je le disais en début du présent article), je sais que la série va en s’améliorant, j’envisage donc l’acquisition du « tome 2 », à savoir « La faute de l’abbé Richaud » !

Je précise que l’Enigme de la Blancarde avait reçu le prix Paul Féval en 2003. J’ajoute cette petite observation, si par hasard cela intéresse quelqu’un ou change quelque chose. Je le mentionne donc plutôt à titre anecdotique - ou alors pour faire la démonstration des recherches extensives que j’effectue toujours lors de la rédaction de mes articles (mouais).

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