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Le 500e post, édition spéciale : pourquoi fait-on tout ça ?

Publié le 08 octobre 2013 par Paoru

500e Paoru.fr

Et le voilà, après plus de 3 ans et demi d’existence, votre serviteur signe aujourd’hui le 500e post de Paoru.fr… Difficile de savoir ce que ça représente au final. Beaucoup, pas beaucoup, important ou pas… Tout ceci dégage un parfum d’introspection que j’ai voulu, comme à chaque centaine de post, partager avec des amis blogueurs et rédacteurs. Après avoir fait un tour de la question j-music à la 300e et des interviews nippones pour la 400e, cette centaine sera l’occasion de se poser une question basique mais pas forcément simple : pourquoi fait-on tout ça ?

Comment tout a commencé, quelles sont les raisons qui poussent à continuer, qu’est-ce qui donne envie d’arrêter mais pourquoi on ne laisse finalement pas tomber ? Autant d’interrogations que j’ai posé à quelques camarades du j-web. Les invités de cette édition spéciale sont : Romain de Otakritik, Mackie de Chroniques d’un Newbie, Hana de Borderland, Merlin de Mata-web, Sebkun de Mangavore, Tanja de Do-ko ? et  Allan de Harakiri. Un grand merci à eux… et en route pour cette 500e !

Comment est arrivé l’envie d’écrire… et les premiers articles.

En fait cette envie est souvent planquée quelque part, dans l’inconscient, depuis presque toujours. Je me souviens d’un forum lycéen sur l’orientation des secondes où j’hésitais entre deux stands, celui des journalistes et celui des vétérinaires. Mais à cette époque on ne se pose pas pas toujours tant de questions que ça, ou en tout cas pas les bonnes… Donc scientifique fut ma voie, avec plaisir et jusqu’à bac+5 tant qu’à faire. Mais les désirs inassouvis tracent toujours leur route et finissent par éclore par des chemins détournés. De toute façon, rarissimes sont les journalistes professionnels dans ce milieu, essentiellement fait d’amateurs. On écrit donc pour parler de ce qu’on aime, c’est un hobby plus ou moins important, plus ou moins libérateur ou viscéral… Et stimulant intellectuellement comme le dit Merlin, ce qui ne gâche rien !

Ensuite, l’envie d’écrire c’est aussi un besoin de partager, qui se développe au fur et à mesure que la passion grandit et que l’on constate que d’autres la partagent déjà… A travers un forum pour Allan ou Mackie, un fanzine de visual pour Tanja, les premiers sites internet à l’époque des modems 14.4K pour Sebkun, ou les sites plus récents, le web 2.0 et les blogs pour Romain et Hana… Pour votre serviteur se fut la lecture de la presse spécialisée avec Player One & Animeland. Avec le temps, on constate que tout ceux qui s’expriment sur les sujets qui nous passionnent sont des gens comme vous et moi, et on se dit : pourquoi pas nous ? Et on se lance.

Ces lancements sont parfois une histoire d’équipe, de passionnés rencontrés dans les allées des magasins de manga le samedi après-midi où sur les tous premiers forums du net. Certains ont rejoint des endroits où « il y avait une bonne ambiance, des gens un peu foufou » comme le dit Allan,  des espaces remplis de passionnés comme les forums de Negenerv consacrés à Evangelion pour Mackie. D’autres ont monté de toutes pièces leurs home sweet home comme Sebkun : « Mangavore est venu parce que je traînais sur des sites d’actu du logiciel libre (linuxfr.org pour ne pas le nommer) et du coup j’ai voulu faire la même chose dans le manga pour informer les gens des sorties de leurs tomes préférés… j’ai créé Mangasfr (ouais le nom hyper inspiré) puis c’est devenu Mangavore quand j’ai fusionné avec MangasVF, le site d’un pote !« 

L’écriture : un plaisir vraiment solitaire ?

L’écriture est souvent vu comme quelque chose de personnel mais c’est inexact…incomplet en tout cas, à la lecture des réponses recueillies. Au départ, il y a le soucis du travail bien fait, la recherche d’informations. On trouve souvent un enrichissement personnel dans ce moment précédent l’écriture, celui de la quête d’informations : c’est comme ça que Sebkun est devenu incollable sur Ah! My Goddess, que Merlin a enrichi sa culture ethnologique sur les peuplades de Bride Stories ou que le chocobo est allé s’informer sur l’histoire des Helvètes ou celle de William Shakespeare. Avant même de publier quoi que ce soit, écrire pousse souvent à la curiosité… Et même si le papier n’attire pas forcément les foules peu importe, il y a une « satisfaction personnelle, d’avoir écrit quelque chose qui me plaît« , comme le dit Alexandre. Il y a aussi un coté libérateur dans l’écriture, « pour raconter ce qui sortait de ma tête ! » comme l’évoque Hana en présentant l’écriture comme un moment de détente.

Pour d’autres, le coté communautaire et la dynamique d’équipe prend rapidement le dessus : « Je ne me sens pas forcément très à l’aise dans l’écriture, j’ai par contre une âme de newseuse et d’animatrice » avoue Tatiana. Ce partage nait aussi d’une certaine fan-attitude, simple et sincère pour une œuvre, comme le premier papier d’Hana : « Mon premier papier (même si c’est un bien grand mot vu la qualité du papier en question) avait pour sujet le jeu vidéo Kingdom Hearts, dont j’étais une fan absolue et que j’avais envie de faire découvrir aux gens. » Des premières tentatives souvent maladroites, mais qui gardent pour leur auteur un affect bien particulier « quand je le relis, je ris, mais en aucun cas je ne le supprimerais, c’est ancré dans internet maintenant =P » conclut la gameuse.

Au final, que le but premier d’un rédacteur soit d’écrire pour lui et/ou pour les autres, transposer sa prose on line finit toujours par engendrer des rencontres, ne serait-ce qu’avec les lecteurs. Les forums évoqués plus haut ne sont plus aussi nombreux qu’avant mais les espaces de commentaires, disponibles dans les blogs, ont ouvert de nouveaux terrains d’échanges enrichissants. Une fois passé le déclic du premier article et des premières publications, c’est certainement ces discussions et les rencontres qui s’en suivent qui nous poussent à continuer…

Un pour tous, tous pour un !

Qu’on le veuille ou non -  en tout cas au départ – écrire sur le net n’est donc pas un exercice solitaire, c’est plutôt le contraire. Les gens vous lisent et il y a toujours un petit pourcentage de ce lectorat qui a, lui aussi, envie de réagir à votre écrit ou de partager sa propre impression. Et puis il y a la rencontre avec les autres plumes, vos « pairs » comme on dit, qui travaillent de leur coté la plupart du temps. Certains d’entre-eux vont collaborer avec vous le temps d’un papier ou parfois monter une équipe ! Enfin, les fans de cet univers se rencontrent aussi chez les professionnels et acteurs du milieu. On travaille alors avec eux, content d’être reconnu par des gens dont c’est le métier, et on tache de trouver une dynamique constructive pour toujours mieux mettre en avant nos coups de cœur, et se laisser aller à quelques bonnes surprises. Enfin, cerise sur le gâteau, il y a les interviews, la rencontre des artistes après quelques années d’efforts et d’investissement, qui va du petit plaisir personnel au rêve éveillé quand la personne rencontrée est à l’origine de notre passion. Dans les deux cas on apprend toujours énormément. Il y a aussi des désillusions mais nous l’évoquerons plus loin.

Bref, j’ai donc posé la question suivante à nos participants « On fait aussi tout ça car on rencontre des gens qui nous boostent, pouvez-vous raconter une rencontre qui vous a marqué ?« . Il y a d’abord le hasard : celui d’un contact internet pour Romain, d’une rencontre sur les réseaux sociaux pour Hana, de l’ex d’une sœur pour Allan. Pas vraiment de règles donc. Ces rencontres en amènent d’autres, provoquées mais aux retours inattendu. Mackie évoque son immense surprise – et sa fierté – lors de son prix au Sama Awards, Sebkun se remémore la considération d’un éditeur pour son travail alors qu’il l’appelait juste pour un planning de sorties, et Tatiana évoque ses propres recrues de son époque JaME  ainsi que « les sites concurrents qui vous boostent quand vous vous reposez sur vos lauriers« . Dans ce milieu de fan pourtant très différents dans l’expression de leur passion, cet intérêt commun pour les univers nippons reste une pierre angulaire et fédératrice dans la majorité des cas. Le projet Plumes est une preuve parmi tant d’autres, d’ailleurs.

Enfin impossible d’oublier la rencontre avec des acteurs passionnés du milieu, artistes comme éditeurs, qui agissent concrètement et avec une vraie vision pour réaliser une œuvre où en publier une. Ce sont ces dernières qui feront éclore la passion chez d’autres, pour passer le flambeau en quelque sorte. Dans ce chapitre il me serait impossible de citer tout le monde, mais me viennent forcément à l’esprit ma rencontre unique avec Shingo Araki, ma double entrevue hyper riche avec Aleksi Briclot et Café Salé (qui par rebond me permettra de rencontrer le passioné Cyril Marchiol de Tsume), mes trop courts mais très jouissifs échanges avec Hôjo et Urasawa-sensei, mes discussions passionnantes avec certains éditeurs dont j’admire l’implication et la pertinence… Et enfin tous ces artistes inconnus chez nous, avides de partages et d’expériences qui regorgent de chaleur humaine, comme Tsubasa & Roberto, Fade, Gaijin Sentai, Virgo aka Hammer, Anam Kawashima, a qui ont a rien vraiment donné mais qui donnent toujours beaucoup.

Merlin en parle d’ailleurs mieux que moi : « après une très chaleureuse interview quelques jours avant, Kokia s’est souvenu d’un moment de la conversation et m’a souhaité mon anniversaire sur scène qui était le même jour que le concert. Çà c’était très sympa. Sinon d’ordre général des personnes comme la mangaka Junko Kawakami et l’artiste Anam Kawashima qui par leur spontanéité, leur joie communicative te rappellent que même si ils sont professionnels, restent des gens humbles, ouverts et d’autant plus passionnants.« 

Ce qu’il y a de bien avec les rencontres c’est qu’elles en entrainent d’autres. Ainsi, une fois le pied à l’étrier, il est extrêmement difficile d’en sortir. C’est addictif, il faut l’avouer. La théorie bien connue selon laquelle nous ne sommes qu’à 5 poignées de main de n’importe qui dans le monde n’est plus une chimère et, pour peu qu’on reste patient et motivé, le monde est presque toujours à portée de plumes. Mais c’est vrai qu’il faut rester motivé pour que les opportunités se présentent à vous, et ce n’est pas toujours évident…

Il faut savoir garder la foi…

En une décennie de web je crois que j’ai vu autant de gens se plonger dans la rédaction d’écrits nippons que de gens arrêter de le faire. Si je devais choisir je dirais même que c’est l’abandon qui domine. Pourquoi donc ? Les répons sont des plus variées… Sebkun et Hana évoquent le temps, et surtout le manque de temps. On a tous envie de faire les choses bien et nous avons toujours un paquet de sujets en tête, mais trop rarement le temps de les concrétiser, de les coucher sur pc. Et malheureusement ce problème du temps est insoluble car plus on en fait, plus les possibilités sont vastes et plus les idées d’articles sont nombreuses. Pour y dédier actuellement une moyenne de 20h par semaine, je cours 10 fois plus après le temps que lorsque j’y passais seulement 2 ou 3.

Cette contrainte de temps résulte d’une équation très complexe – et surtout très personnelle – qui mélange organisation du quotidien, capacité de travail, niveau d’exigence, contraintes matérielles et sources de revenus, vie de couple ou de famille, situation professionnelle… Et une myriade d’autres facteurs. Néanmoins, si on regrette le manque de temps dont on dispose pour assouvir cette passion, il est très rarement la raison qui vous fait jeter l’éponge de facto. Comme le disent les pubs Magnum, la vie est une question de priorité et beaucoup de gens désirent, parfois sans se l’avouer, passer à autre chose.

Car si la passion reste, l’enthousiasme et le dynamisme peuvent eux s’estomper. Ce qui me fait constater que, une fois passé 30-35 ans, nous sommes une espèce en voie d’extinction ! Mais pour les plus entêtés, comme le dit Hana : « la passion qui est cachée derrière est bien plus forte, et l’envie de partager cette passion via l’écrit dépasse le reste« . Si pour certains l’exercice de la passion finit par se réduire à son plus simple appareil, la consommation des œuvres, ceux qui aiment échanger sur le sujet finiront toujours par rebondir. C’est eux que l’on voit renaitre de leur cendre après des expériences malheureuses après en avoir tiré quelques enseignements, comme Tanja : « après avoir quitté JaME je n’ai plus senti cette concurrence entre collègues, j’ai pu enfin vivre ma passion en étant amies avec tout le monde et c’est ce qui m’a fait continuer. Je sais qu’on n’est pas dans le pays des bisounours, mais les guerres de l’audience ne m’intéresse pas. Je bosse pour Do-ko/Last Eve, Plumes, Paoru et le Journal du Japon et cela me fait très plaisir de donner de mon temps pour des projets différents.« 

Pour Sebkun aussi c’est l’expérience humaine et les collaborations qui sont les sources de motivation : « Ce qui me fait tenir personnellement, c’est le podcast. Je m’éclate vraiment même si le montage me prend du temps… Du coup, j’ai toujours la motivation ! Et puis j’aime bien échanger avec mes collègues/concurrents… surtout ceux de Plumes bien sûr !« 

Cela dit, le net reste vaste et beaucoup de rédacteurs demeurent isolés un certain temps avant de trouver la reconaissance et une émulation collective. Ils se sentent souvent seul dans la multitude, voir même illégitime dans leur action : « Ce qui me donne parfois envie d’arrêter, c’est la qualité d’écriture de certains blogueurs et leur surabondance sur internet. Je me sens parfois inférieur aux autres, je n’ai pas les compétences pour monter un blog au design épique alors je tente de compenser par la qualité de mon écriture, mon contenu. Mais certains blogueurs allient les deux à la fois et me surclassent complètement… Bien souvent les commentaires pleuvent, les fans dépassent facilement la barre des 300 « j’aime » sur les autres pages Facebook. Avec mes 151 fans, mes quelques commentaires qui se baladent par ci par là, mon design préconçu overblog, je me sens tout petit.« 

La reconaissance, le nerf de la guerre…

Nous sommes tous d’accord sur un fait : tout ceci ne paye pas et il est quasiment impossible d’en vivre réellement. Donc on fait ça en grande partie pour le plaisir, pour l’envie de faire découvrir des petits bijoux, de débattre de manière constructive sur des œuvres. On fait donc ça pour les autres et les autres nous le rendent. Heureusement, car c’est ça qui nous nourrit finalement. Eh oui chers lecteurs, sachez que voir des commentaires intéressants ou constructifs à la fin de nos articles est une source de joie infinie !

Bien entendu, à s’ouvrir aux autres on a aussi, de temps à autres, des surprises moins agréables, comme l’explique Allan : « La bêtise des gens, sous toutes ses formes…. Ça c’est terrible. Ça relève souvent de l’ignorance et de la paresse. Et quoique tu puisses écrire, ça peut te saper le moral en moins de deux. Avec ça l’indifférence. T’écris pas pour toi, t’écris pour les autres. Si les autres ne te lisent pas, c’est démoralisant. Souvent tu attends une réaction aussi, un retour des gens. Tu veux savoir si ta critique les branches, s’ils vont lire ce que tu leur as proposé. »

C’est donc rarement un manque d’inspiration, car on trouve toujours des mangas / animes / musiciens passionnants mais le soucis vient de la motivation. Et cette motivation connait forcément des hauts et des bas. La liste des bâtons qui se mettent dans les rouages de notre engagement semble d’ailleurs sans fin : des japonais qui préfèrent saborder leur œuvre plutôt que de vous laisser en parler librement, un traducteur qui vous plante l’interview que vous attendiez tant, une bataille d’égo ou l’obsession de l’audience au sein d’un site, des personnes faibles ou aigris cachés derrière leurs ordis qui font du web leur terrain d’emmerdement favori, d’autre qui font la sourde oreille façon otites chroniques… #lesgens comme dirait une bonne amie.

Tout ça, à plus au moins haute dose, en ont refroidi quelques uns, ont éteint de nombreuses flammes. Ceux dont le cosmos brulent toujours de milles feux ont appri à faire fi de ces contrariétés (car ce n’est guère plus que ça au final), et à se recentrer sur ce qu’ils aiment faire plutôt que de se perdre dans trop de compromis. Avec le temps, les retours aux sources sont toujours possibles… Et essentiels.

Et donc, la réponse à la question…

Ben oui quoi, pourquoi donc on fait tout ça ? Hein ?!

Écrire ou « vomir des mots » comme dirait Hana, est un plaisir en soi. « On aime écrire, au fond » comme le dit simplement Merlin. Mais il y a plus que ça, bien souvent… Pour Allan : « Ce qui me pousse à continuer au final ce sont les lecteurs, ceux qui reviennent te voir pour te dire qu’ils ont trop aimé ce que tu leur a conseillé et partagent leurs impressions avec toi. » Son de cloche assez proche chez Romain : « Ce qui est important, c’est que j’aime ce que je fais et que les lecteurs le ressentent. Commentaires ou pas commentaires, j’essaie de faire toujours mieux que mon précédent billet pour que le lecteur passe un bon moment, c’est ça qui est important. Et j’ai l’intime conviction qu’une poignée de lecteurs ont aimé mes articles. Et quand on est vraiment dedans, écrire sur sa passion c’est comme une seconde nature, une vraie addiction : on ne peut plus s’en passer !« 

Pour Sebkun comme pour Tanja, c’est aussi faire partie d’un groupe, d’une bande de joyeux drilles : « les collaborateurs, les concurrents,  les artistes que l’on rencontre et qui vous prouvent que vous ne faites pas cela pour rien, les lecteurs qui vous disent que vous leur avez fait découvrir tels ou tels artistes et les organisateurs d’événements font parti de cette grande famille.« 

Donc si nous faisons tout ça et nous continuons à le faire c’est que nous ne sommes que de petits maillons d’une chaîne de passionnés mais que cela nous donne la possibilité de nous accrocher à une quasi-infinité d’autres maillons, des artistes aux lecteurs en passant bien sur par les autres rédacteurs. On ne cesse donc de croiser d’autres communautés, des univers plus ou moins liés aux nôtres. Tout ça fait encore plus de maillons, plus ou moins long, plus ou moins gros, qui viennent vous accoster ou qui préfèrent rester dans leur coin.

Finalement peut donc résumer la réponse en un mot, une idée : l’échange. Donc je pense que tant qu’on gardera cette curiosité – l’oeil du newbie comme dirait Mackie – il y aura toujours des mangas à défendre, toujours des auteurs à faire découvrir, toujours des artistes à faire écouter… et des lecteurs qui nous suivront.

Donc en route pour le 1000e post moussaillons, il y a encore du pain sur la planche !


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