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"Un Mur à Jerusalem", vers une subjectivité maîtrisée

Par Vierasouto


Il est sans doute difficile de rester neutre sur un sujet encore aujourd’hui aussi sensible que la création de l’Etat d’Israël. Quand, en 1970, Albert Knobler et Frédéric Rossif tentent une présentation historique et documentaire des événements en en faisant débuter le récit à la fin du XIX° et en en déroulant le fil jusqu'à la fin de la Guerre des Six Jours, le projet n’en est pas moins polémique, même s’il s’inscrit dans un contexte politique et émotionnel bien différent d’aujourd’hui.
S’appuyant sur le talent certain de documentariste de Fréderic Rossif, sur un texte de Joseph Kessel, une narration par Georges Descrières, Bérangère Dautun, et Michel Bouquet pour les citations bibliques, le film se compose exclusivement d’images d’archives en noir et blanc. Manifestement, il présente la situation avec des sympathies israëliennes, sensible au souffle épique d’une lutte contre l’adversité menant le peuple juif de son statut d’exilé dispersé à celui lui permettant de disposer d’un pays qui lui soit propre, au travers d’un siècle riche en rebondissements, retournements, horreurs et misères. Les éléments de polémiques ne sont pas omis, de l’acquisition progressive des terres aux événements de Deir Yassin, même s’ils ne prennent pas la part que leur donnerait une présentation partisane opposée. Il est vrai qu’il était probablement difficile de faire entrer l’ensemble de la complexité d’une histoire aussi chargée dans les 90 minutes du film et d’en conserver simultanément le propos épique.

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