The Crazy Ones // Saison 1. Episode 3. Bad Dad.
Je pense que The Crazy Ones se cherche encore. Il est vraiment difficile de voir où cette comédie veut en venir pour le moment. D'un côté nous avons une comédie de bureau plutôt
sympathique avec ses bons gags et ses personnages colorés et d'un autre côté nous avons une comédie familiale incarnée par Robin Williams et Sarah Michelle
Gellar. J'aime bien la relation entre Simon et Sydney et dans cet épisode les deux vont s'en donner à coeur joie mais sincèrement, je dois avouer que je ne sais pas ce qu'il faut
réellement attendre de la suite de cette série. David E. Kelley semblait un peu perdu dans les deux premiers épisodes et celui-ci me donne encore plus cette impression. C'est une
comédie avec une base mais une base qui ne donne pas toujours lieu à quelque chose de consistant derrière. J'ai envie de voir les Roberts en compétition, les Roberts faire réellement quelque
chose et nous plonger au coeur d'une histoire différente de celle que l'on peut actuellement connaître. Mais cela ne semble pas être le but de cette série pour le moment. Du coup, dans ce nouvel
épisode de The Crazy Ones, la série vire du côté familial.
Simon veut remplacer les mauvais souvenirs d'enfance de Sydney par des meilleurs, plus positifs. Il va alors tenter de lui apprendre à conduire à nouveau. J'aime beaucoup l'énergie positive que
met Robin Williams dans son rôle. On le sent qu'il est content et qu'il s'épanoui et à côté nous avons une Sarah Michelle Gellar mignonne comme tout qui tente de
se faire une place au milieu de ce gesticuleur ambulant. La relation que les deux acteurs ont tente également de s'affirmer au fil des épisodes. On sent que Sarah Michelle Gellar
hésite un peu moins. Elle est impressionnée et c'est presque normal, surtout si plus jeune elle était un grand fan de Madame Doubtfire par exemple, ou un truc du genre. Mais cette partie de
l'épisode n'est pas forcément ce qui fonctionne le mieux. En effet, je dirais presque que j'ai préféré l'histoire de Zach et Andrew. James Wolk est la vraie révélation de
The Crazy Ones. Je ne savais pas qu'il avait un pouvoir comique aussi fort. Sa dernière apparition dans une comédie date de la saison 2 de Happy Endings dans le
rôle du petit ami de Max. Et au fond il n'était pas particulièrement hilarant si ce n'est en étant lui-même au milieu d'un monde de cinglés.
Dans
The Crazy Ones il se laisse bien plus aller et cela donne alors quelque chose d'assez cocasse et amusant. Pourtant, cet épisode n'exploite pas toujours très bien la dynamique
qu'il partage avec Andrew. J'aimais bien ce qu'ils avaient fait avec Zach dans le premier épisode, et avec Andrew dans le second mais j'ai comme l'impression que celui-ci ne sait pas toujours où
aller non plus avec l'intrigue que l'on a pu leur donner. Pourtant, cet épisode est écrit par David E. Kelley lui-même. C'est d'ailleurs le second épisode qu'il écrit pour sa
série. Et il perd un peu des usages mis en avant durant les deux précédents épisodes. Et puis cela manque aussi d'humour. Je ne me suis pas ennuyé mais voilà, j'ai envie de rire un peu plus et
que l'on évite ce pathos un peu étrange et inutile autour des Roberts. The Crazy Ones se cherche donc encore un peu, à voir sur la longueur si ce n'est qu'une petite passade ou
bien si la suite saura utiliser les talents de E. Kelley à bon escient car le Monsieur a déjà réussi à me faire rire dans Boston Justice et dans Ally
McBeal…
Note : 4.5/10. En bref, The Crazy Ones se cherche une dominante. Familiale ou de bureau ? Telle est la question. Les deux peuvent se mélanger mais l'on sent trop
que la série hésite.
