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The Oscillation l’interview

Publié le 17 octobre 2013 par Hartzine

The Oscillation.1Il faut se rendre une nouvelle fois à l’évidence, ce sont les anglais qui ont inventé le krautrock. Et même si les membres de Can, Faust ou encore Neu! étaient aussi friands de Paulaner que de Bockwurst, ne jurant que par Hymmen du compositeur Karlheinz Stockhausen à l’heure de sonder les racines de leurs transgressions fondamentales des carcans rock, c’est bien une perfide Albion à l’unisson derrière sa toute puissante presse musicale - Melody Maker et New Musical Express en tête - qui consacra dans les années 1970 aussi bien l’expression - krautrock pour rock choucroute – que la popularité des groupes émanant de l’axe kosmiche reliant Dusseldörf, Berlin Ouest et Cologne. Vu dans la France des clichés, le rock casque à pointe aurait moins bien donné et, de toute façon, à cette époque nos grands-parents s’abreuvaient plus de chansons romantiques que de divagations psychédéliques. Un retour de bâton post-68 que ne connu pas cette frange hallucinée de la deutsch qualitat et qui, aujourd’hui encore, fait plus que des émules, notamment Outre-Manche. Et si avec les Lumerians (lire) on savait les Cosmic Couriers bien reçus jusqu’à San Francisco, à Londres, ils tourneboulent encore, notamment dans l’imagination de Demian Castellanos, démiurge de The Oscillation. Un groupe que l’on a déjà eu l’occasion de présenter avec le second volet de la collection Travel Expop Series consacré à l’Angleterre (lire), initié par les labels Hands in the Dark et All Time Low et réunissant en sus des londoniens Ben Nash, Listening Mirror et Mugstar. Deux structures que l’on retrouve à l’origine de ce troisième album, From Tommorrow, sorti le 30 septembre dernier, à la fois plus obscur et incandescent que ses deux prédécesseurs, Out of Phase (DC Recordings, 2007) et Veils (All Time Low, 2011). Insufflant sur les rouages d’une motorik élastique et dilettante les cendres fumantes d’un shoegaze éraillé, à la fois diablement efficace (No Place To GoAll You Want To Be) et profondément magnétique (le morceau-titre From Tomorrow), ce méticuleux disque laisse une place primordiale au voyage, de l’esprit et du coeur, comme peu d’autres y sont arrivés avant lui : de la double introduction Corridor à l’expérimentale et conclusive Out of Touch - sans doute le morceau le plus touchant du disque – , en passant par Descent - chrysalide stellaire matinée de claviers – , on se prête à l’immersion contemplative sans demander son reste. Traversant l’ouest de la France, de Nantes le 17 à Paris le 18 (Event FB), sous l’égide de nos amis de Gonzaï, il n’en fallait pas plus pour une session de questions appelant les réponses de Demian, aussi précises qu’instructives.

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