Magazine Culture

Olav H. Hauge – Océan (Havet, 1951)

Par Stéphane Chabrières @schabrieres

Olav H. Hauge – Océan (Havet, 1951)Voici l’océan.
La solennité même,
immense et gris.
Mais comme l’âme
dans un moment de solitude
s’ouvre toute entière
reflétant les mille facettes
des abîmes secrets —
ainsi l’océan
par un matin bleu
s’ouvre
au ciel et à la solitude.
Regardez, la mer scintille,
j’ai, moi aussi, des étoiles
et des profondeurs bleues.

*

Dette var havet.
Sjølve ålvoret,
veldigt og grått.
Men liksom hugen
i einslege stunder
brått opnar
glidande spegelsyn
mot gåtefulle djup –
soleis kan óg havet
ein blå morgontime
opna seg
mot himmel og einsemd.
Sjå, blenkjer havet,
eg har óg stjernor
og blåe djup.

*

This is the ocean.
Vast and gray,
gravity itself.
Yet just as the mind
in solitary moments
suddenly opens
its shifting reflections
to secret depths —
so the ocean
one blue morning
can open itself
to sky and solitude.
See, the ocean gleams,
I, too, have stars
and blue depths.

***

Olav H. Hauge (1908-1994)Sous la falaise (Under bergfallet, 1951) – Traduction en anglais de Robert Hedin



Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Stéphane Chabrières 13365 partages Voir son profil
Voir son blog

Dossiers Paperblog

Magazines