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Justin Bieber gagne son sésame Urban Soul

Publié le 22 octobre 2013 par Urbansoul @urbansoulmag

Je vous entends déjà : « No, she didn’t! ». Mais OUI, j’ai osé et ceci est donc le premier article véritablement consacré à Justin Bieber sur Urban Soul. Car oui, c’est officiel : j’ai définitivement chopé la Bieber fever.

Je l’avais déjà vu venir, l’année dernière, quand il était arrivé avec son album Believe, porté par des singles comme Boyfriend et As Long As You Love Me, relativement différents de ce qu’il avait pu faire auparavant.  A vrai dire, j’ai toujours trouvé que le jeune chanteur était certes surestimé par ses Beliebers, mais aussi sous-estimé du reste de la population qui passe plus de temps à radoter sur ses prétendus scandales qu’à s’intéresser un tant soit peu à sa musique et son parcours. Parce que oui, j’avais déjà eu l’occasion de visionner quelques-unes de ses vidéos YouTube avant qu’il ne se retrouve en maison de disques et pire encore : je l’ai vu en concert. Et deux fois plutôt qu’une. Si j’avais traîné des pieds lors de sa première venue en Belgique en 2011 pour accompagner ma petite sœur (une gommette pour moi !), c’est de mon plein gré que je me suis rendue à son spectacle dans le cadre du Believe Tour au mois d’avril. Et si je vous raconte ça, c’est pour redorer un peu le blason du Canadien de 19 ans et de ses multiples dons.

En effet, si je peux concevoir que vous ne portiez pas Justin dans votre cœur, j’estime qu’il serait quand même bon de reconnaître que Monsieur n’est pas qu’un simple chanteur à minettes. Bien sûr que ça crie à chacune de ses apparitions, que je ris à la vue de sa nouvelle « moustache » ou de ses photos de beau gosse pensif sur Instagram (mais non, je ne le suis pas !). Mais il ne serait pas inutile de souligner par exemple que Justin Bieber joue de la batterie, de la guitare et du piano, même s’il est extrêmement dommage qu’il n’exploite pas ces talents ailleurs que dans les salles de concerts. Qu’il co-écrit presque toutes ses chansons, ce qui n’est certainement pas le cas de toutes les pop stars d’aujourd’hui triomphant dans les charts. Et puis surtout : Justin semble actuellement prendre un vrai virage rnb et m’a ainsi poussée à acheter, pour la première fois, un titre de son répertoire sur iTunes. Et à parler de lui ici-même.

Après quelques pistes timides sur son dernier opus Believe (l’acoustique Catching Feelings, le Die In Your Arms à la soul légèrement old school et le très bon duo Right Here avec Drake), Justin Bieber a attiré toute mon attention en dévoilant Lolly, featuring réalisé pour Maejor Ali. Je me suis laissée avoir par le refrain, même si je me dois d’avouer que le couplet rap du petit est relativement… médiocre.

C’est ensuite qu’est survenu le drame : la tornade Heartbreaker, produite par T-Minus, Maejor Ali et Chief Tone. Ne faites pas les fines bouches, surtout vous mesdemoiselles, et avouez que si vous ne saviez pas qui était l’interprète de cette ballade épurée rappelant le délicieux Gone (*NSYNC) de notre adolescence, vous auriez craqué sur le champ. Au risque de me décrédibiliser et de perdre ma place dans votre cœur pour toujours chers lecteurs : c’est ce qui m’est arrivé. Je plaide coupable.

Inscrit dans le cadre des #MusicMondays lancés par Justin Bieber en prévision de la sortie de son nouveau film Believe 3D (original comme titre, hein ?), ce titre est déjà suivi de deux autres dans la même veine baptisés All That Matters et Hold Tight. Le plus drôle là-dedans, c’est sans doute que certains sites pop se disent déçus pendant que moi, je jubile et Justin Bieber aussi puisqu’il élargit soudainement son public. « Je pense que c’est ce qui le rend le plus heureux, parce que ces chansons reflètent qui il est, a précisé son manager Scooter Braun sur Billboard. Il a écrit ces titres sur la route. Il a payé pour que son ingénieur du son puisse l’accompagner. Il a enregistré certaines de ces chansons dans des chambres d’hôtel, il pouvait faire ça où il voulait et chaque nuit, il voulait écrire et s’exprimer… Et comme je l’ai dit, il a de gros hits internationaux très entraînants mais ce n’est pas l’essence de son travail. Même moi, j’ai douté un instant, je me suis dit ‘Est-ce qu’on devrait vraiment faire ça ?’. Mais Justin et Usher m’ont vraiment aidé à mieux comprendre. Usher m’a appelé et on a discuté. Il m’a dit ‘Scooter, les artistes ont besoin d’avoir leur moment à eux. Sinon, ils deviennent fous’. Et je pense que c’est venu ce moment où Justin se montre vraiment en tant qu’artiste et partage ce qu’il est. »

Dernier joli coup du Biebs : son featuring Wait A Minute avec Tyga, premier single de l’album The Gold Album: 18th Dynasty. « C’est le nouveau Bieber mature, donc c’était génial d’enregistrer avec lui à un moment si déterminant de sa carrière, a expliqué Tyga à l’antenne de la radio américaine Power 106. Musicalement, il me rappelle Timberlake quand il s’est associé à Pharrell et qu’il est passé des *NSYNC à Justin Timberlake« . Vous voyez ? Même Tyga l’a vu (et l’ironie du sort est sans doute que JT voulait le signer à l’époque) ! Si vous préférez rester sourds, grand bien vous fasse, mais quelque chose me dit qu’on devrait de plus en plus parler de Justin Bieber dans les médias dits urbains…


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