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Saw 4 – Boucherie en attendant Saw 6 (haha humour)

Par Bebealien

Puisque j’évoquais hier James Wan, à travers son film Dead Silence, j’ai une transition toute trouvée pour parler aujourd’hui de Saw 4, nouvel opus de la franchise et disponible en DVD. Au programme : des pièges tordus et gores, un jeu de piste, la vie de Jigsaw et des émules meurtriers. Oui madame, on n’est pas chez les bisounours ici.

Saw 4 – Il revient (encore) et il n’est (toujours) pas content

Jigsaw et sa disciple Amanda sont morts. Mais des producteurs hollywoodiens décident quand même de faire une suite. Lors de l’autopsie du tueur, le légiste trouve une cassette dans son estomac. Apparemment Jigsaw avait tout prévu, et le jeu ne fait que recommencer. Surtout qu’un agent du SWAT vient de se faire enlever pour suivre une série d’épreuves initiatiques, et que deux agents du FBI commencent clairement à penser qu’une troisième personne a participé aux meurtres…

Une affiche qui renvoit à la très “ketchup et tripaille” scène d’intro

Saw, c’est un peu comme les Vendredi 13 ou les Jason. On sent que les producteurs sont amoureux de leur concept qui leur permet de pondre des petits budgets bien gores et d’en vendre des caisses entières en DVD, afin d’assurer une jolie rentabilité. Après un premier opus très réussi, la franchise à connu des hauts et des bas. Le 2, par exemple, est franchement discutable car il n’y s’y passe quasiment rien d’intéressant. Le 3 remontait un peu la barre, permettant de croire à une jolie conclusion expliquant pas mal de choses sur la série, mais versait un peu trop dans le grand-guignolesque.

Jigsaw est devenu fou, il a perdu la tête (humour)

Heureusement, joie et bonheur, les producteurs aiment gagner de l’argent, surtout sans se creuser la tête. Jigsaw a beau être mort, on va le suivre pendant presque la moitié du film, afin de comprendre comment un homme normal est devenu un tueur sanguinaire et sadique. Le procédé est en général très mauvais et témoigne d’une certaine faculté des scénaristes à ne plus parvenir à trouver d’idées correctes. Je m’attendais donc à voir une purge sans nom, l’histoire de Saw étant suffisamment complexe comme cela, pour qu’il paraisse saugrenu d’y rajouter une nouvelle fois une couche de lecture supplémentaire.

Soit les scénaristes sont super forts, soit ils sont défoncés au crack, mais finalement le résultat est bien plus agréable que prévu. On suit donc en parallèle le parcours de l’agent Rigg, désigné par Jigsaw pour devenir un éventuel successeur. Au travers d’épreuves mettant en balance ses envies et sa morale, il se retrouve à devoir contrer ses pulsions pour sauver quelques vies. En parallèle, on suit une enquête qui se ressert petit à petit autour de la femme de Jigsaw, afin de justifier la piste d’une éventuelle troisième personne.

Un bon moyen d’être à la mode, la machine à se scarification. Toi aussi découpe toi tout seul

Petit tour de force, les nouvelles infos qui tombent arrivent à la fois à s’inscrire dans l’histoire, mais arrivent également à renforcer la mythologie du personnage, déjà pas mal chargée. Sauf que… sauf que Jigsaw devient presque gentil, et ca, c’est vraiment une trahison ! Voulant chercher à tout prix à justifier la monstruosité du personnage, les scénaristes finissent par lui ôter son aura mystérieuse, et c’est bien dommage.

John Bob est distrait, il a perdu ses yeux. Sapristi !

Question pièges sadiques, pas de grosse surprise. A part peut être un petit, assez marrant, ou un homme dont les yeux ont été enlevés se retrouve accroché par une chaine à un autre à qui on a coupé la langue. Autant dire que les deux se sentant agressés, le tout va finir dans un bain de sang. On pourra quand même regretter que Bousman se contente une fois de plus d’illustrer un script via des recours un peu trop facile à des effets de style, au lieu d’instaurer de la tension. Bref, Saw 4 se laisse regarder, mais ne révolutionnera clairement pas le genre. Et je croise toujours les doigts pour que Saw 5, et surtout Saw 6, arrivent vraiment à remonter le niveau. Ha… si seulement un Rob Zombie avait la franchise entre les mains, il en ferai surement quelque chose de génial…


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