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Festival de Fès de la Culture Soufie 1/2

Publié le 06 mai 2008 par Nathalie Chateau-Artaud
Festival de Fès de la Culture Soufie 1/2 Faouzi Skali a fait appel à moi dans le cadre de la seconde édition du Festival de Fès de la Culture Soufie .
J'ai eu l'honneur d'animer un atelier en collaboration avec Frédéric Calmès et deux confréries soufies ; les Hamadcha et les Essaoua.
J'ai trouvé intéressant que les organisateurs du festival intitulent l'atelier «musicothérapies». Le pluriel était bienvenu car, en effet, il n'y a pas un type de musicothérapie mais presque autant qu'il y a de musicothérapeutes.
[Aurelia Sickert-Delin]article: divise la musicothérapie en trois types :
Une musicothérapie médicinale se rattache au corps. Consciemment ou non, la vibration sonore exerce une action énergétique, physique, biologique, comme un massage (le son direct, instrumental ou vocal, non le son enregistré d'un disque).
Une musicothérapie psychologique mobilise le psychisme, l'âme, selon la double voie du verbal et du non-verbal. En général elle utilise la musique comme moyen, « médiation », en particulier pour accéder à l'inconscient.
Une musicothérapie musicale s'adresse à l'esprit ou Être essentiel, selon une voie principalement non verbale. Elle exploite les effets propres de la musique, l'ineffable « mystère musical », spirituel par essence.

Tous les rituels de transe du Maghreb, d'Afrique noire et d'autres régions du monde sont donc à classer dans la troisième catégorie.
Leur action n'est pas théorisée mais elle ne peut être niée. Depuis que le monde est monde les hommes utilisent la musique comme moyen thérapeutique. "La musique va donner une voix à tout ce qui est inscrit dans notre corps en créant un lien privilégié entre le monde interne du sujet et le monde externe. Elle éveille et fait résonner en écho cet univers qui palpite en nous sans trouver de langage. Elle donne forme à l'informe et entraîne la motricité correspondante. L'ensemble des traces jusqu'alors inorganisé, devenu musique corporelle perceptible, se traduit en mouvements rythmiques". .
Les rituels de transes sont thérapeutiques car il donne un cadre autorisé culturellement et donc sécurisant dans lequel toutes les émotions peuvent être éveillées puis extériorisées en comportements admis et commun. "Ceci permets de les dédramatiser et les déculpabiliser, de les jouer en les explorant dans le cadre d'une transgression autorisée, donc non dangereuse, de les faire passer dans une symbolisation reconnue, partagée par conséquence libératrice et structurante".



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