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Made in oceania - Cologne

Publié le 10 novembre 2013 par Detoursdesmondes
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Une grande exposition se déroule actuellement au Rautenstrauch-Joest Museum de Cologne : Made in Oceania : Tapa jusqu'au 14 avril prochain. Des Tapa de Mélanésie, de Polynésie et des îles Fidji occupent le cœur de l'exposition qui présente 250 objets.
Ci-après un extrait du communiqué de presse, agrémenté de photographies d'objets de l'exposition :
"... La quasi-totalité de ces pièces, exceptionnelles et fragiles, n’a jamais été présentée au public en Europe. Elles sont issues pour certaines des collections ethnologiques du Rautenstrauch-Joest-Museum de Cologne mais surtout d’importantes institutions de la sphère pacifique comme le Musée Te Papa Tongarewa de Wellington (Nouvelle-Zélande) ou l'Australian Museum de Sydney. Elles illustrent le Tapa issu de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, du Vanuatu, de Samoa, du Tonga, de Futuna, de Niue ou des îles Fiji.
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Les objets les plus anciens remontent au 18ème siècle - issus des collections du navigateur britannique James Cook - tandis que la période contemporaine est illustrée par une trentaine d’œuvres d’artistes polynésiens ou mélanésiens de renommée internationale : John Pule, Fatu Akelei Feu'u, Michel Tuffery, Shigeyuki Kihara, Timothy Akis ou Mathias Kauage."
..."L’exposition vise tout d’abord à offrir une approche « océanienne » sur le Tapa et qu’ils soient artistes, agents ou producteurs, les ‘Pacific Islanders’ ont joué un rôle central lors de chacune des étapes de celle-ci. Depuis l’élaboration même du concept de l’exposition au choix des sources historiques en passant par la présentation des objets ou le contenu de la programmation, ils ont étroitement collaboré avec le musée aussi bien dans la sélection des pièces que dans celle des récits liés à leur présentation.
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Les habitants du Pacifique et concepteurs du Tapa ne seront pas seulement présents par le biais de films ou d’interviews mais de nombreux artistes honoreront l'exposition de leur présence et iront directement à la rencontre des visiteurs par le biais d’ateliers et de débats. Un tel dialogue entre conceptions et représentations océaniques et occidentales servant de fil rouge tout au long de l'exposition. D'île en île, les liens entre passé et présent, vie quotidienne et expression artistique permettront donc de découvrir et de comprendre la place essentielle du Tapa dans les cultures du Pacifique".
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... "En guise d’introduction historique à l’exposition sont présentés des objets collectionnés par le navigateur et cartographe britannique James Cook (1728 – 1779) et par le naturaliste - et révolutionnaire - allemand Georg Forster (1754 -1794). Ces objets ont été sélectionnés afin de représenter les explorations du 18ème siècle et l’importance fondatrice de cet « âge de la découverte ».
En Europe, les premiers contacts entre Européens et les îles du Pacifique ont souvent été étudiés selon un point de vue purement occidental.
En contrepoint de ce récit habituel, Michel Tuffery, un artiste néo- zélandais d'origine samoane apporte une perspective polynésienne sur cette rencontre sous la forme d'une installation murale multimédia.
Au 19ème siècle, le recours au Tapa par la photographie naissante fait l’objet d’une section à part entière au sein de l’exposition. Comme ce tissu restait largement inconnu en Europe, il fut alors utilisé en tant que support pour la mise en scène des portraits exotiques liés aux îles du Pacifique. Des tirages originaux issus des archives photographiques du Rautenstrauch-Joest- Museum sont ainsi mis en regard avec des photographies contemporaines de l’artiste néo-zélandaise Shigeyuki Kihara dont on a pu voir les œuvres lors d’une exposition personnelle au Metropolitan Museum of Art de New-York en 2008/2009.
Le Tapa de Mélanésie, de Polynésie et des îles Fidji occupe le cœur de l'exposition.
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... "Les thèmes traités illustrent des aspects importants des cultures en question : le don de cadeau, la religion, l'impact du tourisme sur les rôles entre les sexes, la permanence et les évolutions des objets (notamment des vêtements) sous l'influence hier, de l’évangélisation et de la colonisation, et aujourd'hui, de la mondialisation.
Un thème récurrent est l’importance du Tapa pour ce qui est de l’expression de l'identité de chaque communauté, qu’elle soit restée sur place ou qu’elle ait fait l’objet d’une diaspora.
La scénographie de l’exposition permet ainsi à chaque visiteur d'avoir individuellement accès aux objets selon différentes approches et différents niveaux de lecture.
Au centre de l’exposition, inspirée des maisons communes traditionnelles mais réinterprétée de façon moderne, la « maison Fidji » offre tout à la fois un lieu de réflexion et de méditation ainsi qu’un forum pour le programme de manifestations accompagnant l'exposition.
Tout à coté est présentée la plus grande pièce Tapa de l'exposition : une cloison murale des îles Fidji d’environ 60m2, datant de la fin du 19ème siècle, et dont l’origine est directement liée à des moments clefs de l'histoire des Fidji.
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Artistes polynésiens et mélanésiens contemporains ont aujourd’hui largement recours au Tapa dans leur travail, soit en travaillant sur l'iconographie historique, la fonction ou le matériau, soit en adaptant le Tapa à des contextes nouveaux.
Leurs œuvres sont ainsi présentées selon un principe géographique, attenant à chaque section tout en étant constamment reliées à la dimension artistique qui est la leur.
Ce va-et-vient, constant et intuitif, entre identité culturelle et dimension artistique permet de guider les visiteurs et d’appréhender ainsi les dimensions historiques liées à l’exposition".
Photo 1 : Two Komba wearing barkcloth, New Guinea, Finisterre-Saruwaged-Range Baryta print 11.5 cm x 8.5 cm, RJM - Historical Photo Archives, Inv.Nr. 19031 Photo: Carl August Schmitz, © Historical Photo Archives/Rautenstrauch-Joest Museum.
This picture was taken by the anthropologist Carl August Schmitz in 1955/56. During his stay with the Komba he used photographs to document the production of the two barkcloths visible in the photo. Today they are part of the RJM collection and will be presented in the special exhibition.
Photo 2 : Barkcloth maro Saboiboi, Lake Sentani, Papua, Indonesia, 19th–20th century, Barkcloth. colour pigments, 129 x 187 cm, Basel: Museum der Kulturen (VB6658) © Museum der Kulturen Basel, Photo: Peter Horner.
This maro once marked the grave of a woman, as can be seen on the left of the photo. Its pattern shows a double spiral (hakhalu), one of two spiral patterns which were common in earlier times. From the 1930s stylised animal patterns were added to the repertoire – above all fish, birds and lizards, as these motifs were popular with European collectors. In the course of the Second World War the production of maro came to a complete halt. It was only in the 1980s that it was taken up again, but now increasingly by men.
Photo 3 : End-of-mourning ritual, Airara, Collingwood Bay, Papua New Guinea (2001) Photo: Anna-Karina Hermkens © Anna-Karina Hermkens.
Abraham receiving his end-of-mourning ritual (ro-babassi) after his wife had died one year earlier. After not having cut his hair for a year, his in-laws trim his beard and hair. Abraham is seated on several mats, textiles and a piece of tapa he received from his in-laws. He keeps the hair-clippings in a small piece of tapa as a memento of his mourning over his deceased wife.
Photo 4 : Barkcloth Uruwa, Finisterre Range, Papua New Guinea, 1956, Barkcloth, colour pigments, 186 x 78 x 1 cm Köln: RJM (46357) © Rheinisches Bildarchiv Köln, Photo: Wolfgang F. Meier.
According to the collector, this object is a bast cloak (ti’arip). Cloaks like this also were worn during performances on the occasion of initiations of young men.
Photo 5 : Room divider or curtain from Fiji (before 1912) Bark cloth (Tapa), 734 x 770 cm, RJM 31329 Photo: Stephanie Lüerßen © Stephanie Lüerßen/Rautenstrauch-Joest-Museum.
This tapa from Fiji, measuring some 60 m2, is the largest object in the exhibition. Over the past months, great effort has been put in restoring and conserving it for the future. At the beginning of the 20th century, photographer and collector Lindt spent some time in Fiji and was in contact with Ratu Joni Madraiwiwi and his wife Adi Litiana Maopa, by whom he received this tapa. The family was part of the local nobility; their son Ratu Lala Sukuna studied at Oxford University and is considered one of the most famous Fijian politicians of the 20th century.
Photo 6 : Cookie in the Cook Strait von Michel Tuffery (2007).
Acryl on Tapa (Siapo); 54.5 x 66 cm; private collection Photo: Michel Tuffery, © Michel Tuffery.
Tuffery’s “First Contact" body of work sees the artist re-interpret narratives by illustrating factual and imagined storyboards of Captain James Cook's explorations throughout the Pacific. There is small irony at play where Tuffery has grafted various guises on headshots of Cook, maybe as a device to register metaphorically the impact of the explorer's encounters or as a nod to his own identity. The titles of Tuffery's works are an ambiguous word play, on one hand they reference in short Cook's name as if he was a personal friend, on the other, "Cookie" is a throwaway nickname for a Cook Islander. There is an appropriation of a remote and iconic figurehead, through the lens of familiarity and closeness.
Source texte : Dossier de Presse du Rautenstrauch Joest museum


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