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[Manga] Negima

Par Jibouille

Negima est un enfant de 10 ans. Alors qu’il sort de l’académie de magie, il est nommé professeur au Japon. Et quand il arrive, il découvre une classe entière de filles. Bien entendu, personne ne doit connaitre son secret mais très vite, les choses dérapent.

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Après avoir lu Love Hina, c’est avec logique que j’ai tenté l’expérience Negima.

Dès les premières pages, on retrouve l’humour un peu lourd mais séduisant de Ken Akamatsu, qui avait si bien marché dans Love Hina. Ca ne vole pas haut, ça part souvent en vrille, ça met en place des situations improbables (genre, un enfant de 10 ans comme professeur) et ça montre beaucoup de petites culottes (je passerai sur ce point, vu mon « amour » pour le fan service). De gags en gags, les premiers tomes mettent en situation les personnages, les présentent de façon assez simple puis tente une accroche scénaristique (avec ses limites, hein. C’est pas un seinen non plus). Bref, on assiste donc à une introduction assez longue, histoire d’attraper le lecteur en vol, de le pousser à continuer. Et ce premier point marche plutôt pas mal. Dans le type divertissement, Negima se pose en bon candidat.

Après, je dirai que le manga se scinde en deux parties, facilement visible. Et le constat n’est pas tout à fait le même. En effet, la première partie est plutôt bonne, avec de petites histoires et des débuts de trame. Des éléments récurrents apparaissent mais le tout reste bon enfant, toujours sur un ton léger, sans prise de tête. Cependant, la seconde partie tente une approche assez différente en essayant un ton plus sérieux, sans pour autant devenir de la grande littérature. Et paradoxalement, je trouve ce deuxième arc moins bon. Pourquoi? Parce que j’ai eu le sentiment que le mangaka ne savait pas trop où aller, collant des histoires sur d’autres histoires mais en oubliant le fil directeur. J’ai beaucoup lutté pour ne pas perdre le fil, à faire le tri dans un ajout exagéré de personnages secondaires et à démêler les fausses pistes des vrais. Si bien que j’attendais la fin mais pas pour les bonnes raisons, simplement que je commençais à en avoir assez de cette soupe qui devenait indigeste.

Comme je viens de le sous-entendre, les personnages sont nombreux. Trop nombreux. Dès le début, on a tout une classe, sans compter les professeurs et les amis, à qui il faut ajouter les méchants. Ca en fait un sacré paquet mais heureusement, on voit un bon personnage apparaitre avec Averruncus, qui a ce petit plus et qui complète bien Negima, qui fait relativement honneur à son titre de héros. Par contre, on peut dire sans se tromper que l’héroine, Asuna, est la réplique de Naru mais avec un côté un peu plus gamine. D’ailleurs, on peut reprocher ce caractère à quasiment toutes les jeunes filles. Seulement voilà, dans le deuxième arc, il faut quasiment doubler ce nombre, si bien qu’on commence vraiment à se prendre la tête à chercher qui et qui et qui fait quoi (Surtout que l’auteur à eu la mauvaise idée d’ajouter une difficulté, que je ne peux malheureusement pas dévoiler ici). Bref, ils sont victimes du même problème que l’histoire, à savoir qu’ils deviennent « trop ». Parfois, ce n’est pas bon de chercher la surenchère, comme c’est le cas ici.

Avec un dessin que l’on reconnait facilement, Akamatsu a essayé de faire un manga plus long mais j’ai le sentiment qu’il s’est un peu perdu en route, en allongeant maladroitement son oeuvre. Les fans purs et durs seront satisfaits, les autres seront moins généreux avec.


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