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C’était donc ça, Auschwitz… en 1988

Publié le 25 novembre 2013 par Caraporters @Caraporters

Auschwitz en 1988

Tout a déjà été dit et redit sur la visite du camp d’extermination d’Auschwitz, en Pologne. Je l’ai visité moi-même, je peux donc m’en faire une idée précise. Enfin, presque. Car oui, je l’ai visité, mais c’était en 1988. J’avais donc 4 ans… Mais de quoi peut-on donc se souvenir 25 ans plus tard ? Rien ? Pas vraiment…

La visite avait eu lieu au mois d’août 1988. En plein été, donc. Pour autant que je me souvienne – et que les photos semblent confirmer –, la météo, elle, n’avait rien d’estival. Découvrir un camp tel que celui d’Auschwitz – le plus grand camp du genre pendant le Troisième Reich, qui aurait fait plus d’un million de victimes – sous un ciel relativement gris rend l’endroit encore plus sinistre.

Et toujours cette odeur…

L’autre souvenir qui restera à jamais gravé dans ma mémoire sera sans doute l’odeur sur place. Une odeur « de mort » plus de 40 ans après les faits, qui l’eût cru ? Longtemps, je me suis même demandé si ce n’était pas un faux symptôme. Une simple divagation de mon esprit. Soit. En tout cas, un récent coup d’œil sur Internet m’a permis de confirmer que de nombreux témoins partageaient le même avis dans les années 2000…

Pour ce qui est de la visite du camp d’Auschwitz en elle-même, pas la peine d’en rajouter. Evidemment, ce sont surtout des « flashs » qui reviennent en mémoire et des passages plus particuliers. Comme ce barbelé auquel est encore accroché un bout d’uniforme de prisonnier ; cette imposante entrée qui vous soumet l’idée que « le travail rend libre » ; ou encore cette salle où sont exposées des dents, des lunettes et autres effets personnels d’anciens détenus juifs. Comment comprendre la portée de tout cela à 4 ans ?

Camp de concentration et d'extermination Auschwitz-Birkenau

Forcément, mes parents et mon oncle présents ce jour-là tentaient de m’expliquer. Mais ce n’est qu’en grandissant que je me suis réellement rendu compte. Enfin, que j’ai pu me faire une réelle impression, car impossible d’imaginer concrètement « comment c’était à l’époque » – et heureusement.

Le tourisme en Pologne en 1988 ? Inexistant…

Aujourd’hui, je garde donc un fort souvenir de ce périple à Auschwitz. Une visite qui s’est inscrite dans le cadre d’un voyage familial, qui m’aura permis de découvrir les racines polonaises de ma mère, à une époque où la Pologne n’était pas ce pays d’Europe de l’Est chaudement recommandé par les guides touristiques de ce 21ème siècle. A Auschwitz comme à Cracovie ou Zakopane, un voyage en Pologne n’était pas toujours une partie de plaisir en 1988…

Pour compléter ce reportage sur le « devoir de mémoire » à Auschwitz, découvrez le reportage de Frédéric Sauron : « C’était donc ça Auschwitz… en 2010 »

C’était donc ça, Auschwitz… en 1988
C’était donc ça, Auschwitz… en 1988
C’était donc ça, Auschwitz… en 1988
C’était donc ça, Auschwitz… en 1988
C’était donc ça, Auschwitz… en 1988
C’était donc ça, Auschwitz… en 1988

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