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Nouvelle Star : le top de RockNfool

Publié le 06 décembre 2013 par Swann

On a suivi toutes les auditions. On a eu des coups de coeurs. On s’est arrachées les cheveux en entendant certains candidats. On connait les noms des 16 retenus pour la promotion 2013/2014 : Claudia, Yseult, Kim, Ezra, Leopoldine, Alvaro, Julie, Mathieu, Chehinaze , Dana, Laura , Sirine , Marc , Mehdi, Hugo, Pauline. Une promo finalement très soul, groovy. On a nos préférés. On te dit sur qui on mise tous nos jetons :

(comme l’année dernière, Swann écrit en marron-rouge couleur non identifiée et Emma en bleu)

Mehdi

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J’ai suivi les castings parisiens en temps réel. C’était un mercredi assez épouvantable. Plus la journée avançait et plus on désespérait de voir de vrais bons candidats qui allaient nous faire dresser les poils. Il y en a eu deux. Il y avait Mehdi. Mehdi, il a la dégaine du mec torturé et mystérieux. La mine renfrognée, le regard noir et bas, la capuche sur les épaules. Le genre ténébreux qui ne parle à personne. Il a une gueule et une carrure qui imposent. Mais surtout, il a une voix. Et quelle voix. Voilée, rauque, écorchée. La voix qui te scotche, qui sort de nulle part. Il chante, on écoute. Au casting, il met tous le monde d’accord, au théâtre son calme à tout épreuve lui fait gravir les étapes, marche par marche. Le jury est sous le charme nous aussi. Le trio est une réussite. Sur l’épreuve du PBO, il est le seul à sortir une version potable de "Stereo" des BB Brunes. Il achève tous le monde sur l’épreuve de la dernière chance avec "Tuesday" de James Arthur, en guitare-voix.

Et on se dit merde, il vient d’où ? On ne sait pas, on espère juste qu’il ira loin. Je vais plus loin : et si, c’était lui la Nouvelle Star ?

Mehdi y’a pas à dire il envoie du lourd. Je confesse ne pas avoir accroché à sa première audition et pourtant, Swann m’avait prévenue. Il a en effet une voix lourde, pesante, une voix qui souffre. Ajoutons à cela un look de bad boy à l’agonie. Combo gagnant pour nous en tout cas, surtout sur "Stéréo". Bluffant.

Hugo

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Le deuxième qui avait marqué cette terrible journée du vendredi c’est Hugo. Béret sur la tête, il arrive tout droit de la Rochelle (Ah la Rochelle). Il se dépatouille tant bien que mal devant le jury. Le King of Leon est magistral, son Tryo raté. Mais, on décèle un timbre de voix très intéressant. Il y a de la soul qui déborde, un grain à la Bruno Mars, mais plus pur encore. Il n’a que 16 ans, autant dire, Hugo c’est un diamant brut qui ne demande qu’à être façonné, mais qu’on ne façonne pas à la légère. On remarque que le garçon, du haut de ses seize printemps a déjà son univers, son caractère et qu’il sait ce qu’il veut. Ce qu’on apprécie le plus ? Ce regard de winner quand il chante. C’est ça, avoir le "eye of the tiger".

Ah Hugo. Hugo c’est un des candidats pour lequel je reconnais m’être trompée. Il passe à la toute fin du casting parisien, et quand je le vois lui et son papa et leurs casquettes vissées sur leurs têtes j’ai déjà la flemme de tendre l’oreille. Je suis bourrée de préjugés, et pourtant je me laisse séduire au fil des performances par ce jeune homme battant, qui pourtant s’effondre dans les bras de son ami Mehdi lorsqu’il pense avoir raté. Il ne laisse rien paraître, il s’accroche, écoute les conseils et son grain de voix évolue. Il a une sacrée gagne, mais surtout une sacrée classe. On a hâte de l’écouter en live sur des primes.

Pauline

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Pour une chanteuse de salle de bain, elle s’en sort plutôt bien ! Simple et fragile, douce et charmeuse. Un personnage hors du temps. Elle ne chante que des chansons d’un autre temps. Nos oreilles sont charmées de voir une fille si jeunes, 16 ans, interpréter le repertoire que devait écouter ses parents quand ils avaient son âge, de Joan Jett à Bill Withers.

Pauline c’est notre chouchoute. Elle est un peu l’outsider de la compétition, celle qui ne croyait pas en arriver là comme ça. Et pourtant elle ne démérite pas. Son timbre de voix est divin. Pas de superflus, pas de vibes à gogo, pas de maniérisme agaçant. C’est particulier certes mais c’est juste, beau, et inspiré. Quand elle chante avec ses compères Julien et Maxence en trio elle s’éclate, elle est avec ses potes et rien de semble la toucher. Le climax survient lors de "Ain’t No Sunchine" en dernière chance, accompagnée par Alvaro à la guitare. Un pur moment de musique. Oui, Pauline mérite sa place.

Mathieu

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Il a le regard illuminé et une araignée au plafond sans doute. Il a surtout une voix folk comme on aime. Pas la grande voix juste celle qui te fait frissonner de partout. Pour moi, il se situe dans la lignée des folksingers irlandais. J’ai l’impression de voir et d’écouter un mini Damien Rice en gestation. On s’imagine déjà écouter son recueil de chansons tristes mais belles, emmitouflé dans un plaid.

Mathieu c’est le mec improbable qui fait péter son bonheur à la télé. Le mec qui avec sa tête de hobbit joufflu (attention c’est pas méchant hein), ses yeux creepy et son sourire aussi grand que la guirlande de noël des Galeries Lafayette, parvient à te chanter en anglais des trucs incroyablement touchant. Un folkleux quoi. C’est pas Bono, mais ça suffit largement pour son univers musical qu’on apprécie déjà (et que vous pouvez découvrir via ses vidéos youtube de reprises). Il est perché, mais il le vit très bien, et surtout, c’est ce qui fait son originalité.

Claudia

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Elle fait partie des chanteuses qui ne m’avait pas marqué. Si ce n’est son bonnet Superman. Je trouvais sa voix intéressante, mais sans plus. Au théâtre, elle m’a fait retourné ma veste. On découvre sa voix grave, gorgée de soul et sa capacité à faire groover les chansons les moins groovy. En dernière chance, elle chante un titre de Miguel, en guitare-voix. Et là, on comprend qu’on a affaire à quelqu’un. 

Un peu la même que Swann. Claudia m’avait juste marquée parce qu’elle discutait avec son pote Ezra au début du théatre, et parce qu’elle utilisait 1/8 de son bonnet Superman. Je me souvenais juste d’une belle voix, puissante et maîtrisée, une chanteuse de hip-hop quoi. Le coup de foudre a eu lieu à la toute fin, sur Miguel. Une reprise que je verrais très bien sur mon mp3 personnellement. Là, il y avait de l’émotion, pas comme les larmes sur "Impossible" (indigestion de Shantelle/James Arthur les amis). Miguel c’était parfait. Mes poils se sont hérissés. C’était un top.

Alvaro

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Il ne m’avait pas marqué plus que ça pendant les castings. J’avais relevé que sa chevelure aux bouclettes sympathiques. Et puis au théâtre il s’est révélé. On découvre une voix puissante et grave. Terriblement sensuelle. Pour l’épreuve de la dernière chance, il porte le coup de grâce avec un titre de Leonard Cohen. Si la guitare est approximative, en revanche la voix est d’une profondeur et d’une beauté sans nom.

On se souvient d’Alvaro par son nom, et ses bouclettes. Deux signes caractéristiques essentiels quand on doit se démarquer de plein de personnalités différentes que sont les 100 candidats sélectionnés pour le théatre. On se l’imagine calme, un chouille timide de l’extérieur mais extrêmement généreux et talentueux. Lui aussi a un univers qui nous plaît, et que l’on aime vraiment. Mais en plus de ça, il a le charisme et les capacités vocales qui suivent. On trouve qu’on n’en a pas encore assez vu, c’est pour ça qu’on est plutôt ravies de le retrouver dans les finalistes de la Nouvelle Star 2014.

Et puis on a des regrets. Deux regrets : Clarence et sa voix grave et chaude à la Cat Power, Mauranne et son timbre si clair et limpide. 


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