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La Géo-Electro vol.1: La France

Publié le 07 décembre 2013 par Wtfru @romain_wtfru

WTFRU vous dévoile la première édition de Géo-Électro, une série d’articles consacrée à la culture électro par pays. À chaque fois on vous présentera, de manière non exhaustive bien sûre, une nation à travers son paysage électro. Le but est de vous faire (re)découvrir des artistes, valeurs sûres ou nouveaux talents qui ont retenu notre attention. Que ce soit du son pour chiller sur votre canapé, pour vous motiver dans le tram ou le métro en allant en cours, ou ambiancer vos soirées, il y en aura pour tout le monde !
Cocorico, on commence par une compilation de talents made in France.

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Non, nous ne parlerons pas de Justice ni de Daft Punk. Si le duo a récemment été classé personnalité française la plus influente dans le monde en 2013, on ne peut réduire le paysage électro français à Get Lucky, aussi populaire soit-elle. Comment ne pas mentionner le mouvement French Touch, né à la fin des années 90 sur l’impulsion des Laurent Garnier, Etienne de Crécy ou Mr Oizo. On cherche toujours le dénominateur commun entre tous les artistes étiquetés « French Touch », à tel point qu’on serait tenté de qualifier ce courant d’invention médiatique. Car ce sont bien les médias britanniques qui sont à l’origine de cette appellation. Cette spécificité musicale se développe dans un microcosme géographique parisiano-versaillais, ce qui permet aux nombreux artistes de se côtoyer et de collaborer sur des sonorités principalement pop et funk. Au cours des années 2000, Justice explose, suivi par les autres représentants du label Ed Banger, SebastiAn, Breakbot et DJ Medhi en tête. Pour le plaisir on se remet l’excellent « Pocket Piano », nom d’une mezzanine !

Fait appréciable, l’héritage French touch s’est aujourd’hui un dé-parisianisé avec une série de DJ venus d’autres villes. On peut mentionner le Bordelais Darius alias Terence N’Guyen, moitié du duo Cherokee, qui nous avait régalé il y a un an avec un EP chaud et dansant, American Spirit. Délectez-vous de ces quelques tracks :

Si vous avez encore faim, voici un hors d’oeuvre consistant avec Kartell, du label lyonnais Shiny Disco Label; Klingande (« qui sonne bien » en Suédois), duo étudiant adepte des WEI d’écoles de commerce et visiblement fans de Bakermat; et Renart, qui se terre du côté de Lille : Renart « c’est l’univers de Fantasia version techno moderne, une histoire d’hypnose et de psyché, faite de répétitions lancinantes, réminiscences de matins heureux où les astres se meurent » selon leur auto-description. Tant qu’on est chez Cracki Records, comment ne pas évoquer la musique somnambule d’Isaac Delusion, « faite de ballades oniriques, de paysages flous et de grandes étendues indéfinissables », et leur délicieux « Midnight Sun ». 

Et pour finir sur une note sucrée, Stwo, en dépit de la difficulté de sa prononciation, est un des noms suivre. L’étudiant parisien prend le temps d’expérimenter des choses, on vous laisse avec son son fait de lourds beats et de samples tout mielleux, un peu hip-hop sur les bords, et dans la même veine son pote Jimmy Whoo.

La semaine prochaine on vous parle de nos voisins les Allemands. Schüss !


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