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Trevor Jackson vs Playgroup

Publié le 11 décembre 2013 par Hartzine

Playgroup - Reproductions 2Trevor Jackson fait partie de ces figures de la musique contemporaine assurant par sa curiosité, et l’incessante activité qui en découle, les liens entre passé et présent, mainstream et underground ainsi qu’entre une multiplicité de genres et sous-genres musicaux allant de l’acid house à la pop en passant par le breakbeat ou l’EBM. Un stakhanovisme et une pluralité de casquettes développés sous couvert de nombreux patronymes : ainsi, de musicien sous le nom d’emprunt Playgroup – et un classique éponyme sorti en 2001 via Source – , de gérant du label Output qu’il propulsa sur les devants de la scène avec Four Tet, Colder et Luke Abbott au programme en plus de co-réalisations avec DFA des albums de The Rapture et LCD Soundsystem, ou de compositeur hip-hop avec ses fameuses Attic Tapes sous l’alias Underdog, et ce, sans omettre ni son passage à la production pour des edits de Soulwax, Fat Boy Slim ou Blackstrobe, ni ses artworks réalisés en tant que Bite It! ou Kay-Ray-Zee. Encore un peu, on en oublierait ses pugnaces lubies de curateur éclairé et de remixer invétéré : faisant suite à un premier volume paru en 2004 via Peacefrog Records, Trevor Jackson étrennera la veille de noël Reproductions Volume 2 avec au tracklisting des relectures de Tiga, Franz Ferdinand, Soft Cell, Ladytron ou DJ Hell – paie ton éclectisme – quand bien même en septembre dernier le Londonien intimait à nos oreilles averties un second volet de ses compilations Metal Dance, jetant peut être moins de raretés en pâture à nos playlists – Ministry, Front 242, Skinny Puppy, Visage, Psyche ou Chris & Cosey n’étant pas les moins connus d’une période embrassant la décennie quatre-vingt – mais ravissant toujours autant par la cohérence du propos. Alors que le bonhomme partage l’affiche ce vendredi 13 décembre à la Gaieté Lyrique avec Morphosis, Stellar OM Source et Clement Meyer – instigateur de cette première soirée Odd Frequencies du nom et par ailleurs fer de lance du label Get The Curse – (lire), un de ses autres projets mérite une très vive attention : si David Sitek s’est chargé de la production du dernier album de Beady Eye – oui, le groupe de Liam Gallagher… – Trevor Jackson a pour sa part signé la pochette du disque sobrement intitulé BE ainsi qu’un mix dub d’une dizaine de minutes carrément fascinant. Qu’on le veuille ou non, ce type à bien le droit de nous donner quelques cours d’anglais élémentaire.

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