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La Malédiction des Pharaons

Publié le 16 décembre 2013 par Olivier Walmacq

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genre: épouvante, horreur
année: 1959
durée: 1h25

l'histoire: Trois archéologues britanniques découvrent la tombe d'une grande prêtresse égyptienne disparue il y a quatre mille ans. Mais en ouvrant cette tombe ils déclenchent une malédiction : le puissant garde, enterré avec sa prêtresse, se réveille.  

La critique d'Alice In Oliver:

On ne présente plus La Hammer, une célèbre société de productions, surtout spécialisée dans les films fantastiques et horrifiques. On doit à la Hammer plusieurs classiques du cinéma d'épouvante, entre autres, Frankenstein s'est échappé, La Nuit du Loup Garou ou encore Le Chien des Baskerville, pour ne citer que ceux-là. Pour le reste, il n'est pas très étonnant de retrouver Terence Fisher à la réalisation de La Malédiction des Pharaons, sorti en 1959.
Terence Fisher a réalisé plusieurs films pour le compte de la Hammer.

Au hasard, nous citerons Le Cauchemar de Dracula, L'Île de la Terreur ou encore Le Fantôme de l'Opéra (la version de 1962). Il n'est donc pas étonnant que la Hammer fasse à nouveau appel à ses services pour réaliser un film de momie.
En l'occurrence, le scénario de La Malédiction des Pharaons s'inspire évidemment de la malédiction de Toutankhamon. Attention, SPOILERS ! Au XIXe siècle, trois archéologues font des fouilles en Egypte pour retrouver la sépulture d’une grande prêtresse, sans faire attention à la mise en garde de Mehemet.

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Lors de la profanation des lieux, l’un des archéologues est victime d’un mal étrange qui le conduira dans un hôpital psychiatrique. Trois ans plus tard, de curieux évènements liés aux fouilles surviennent. La malédiction des pharaons serait-elle plus qu’une simple légende ?
Au niveau de la distribution, ce film d'épouvante réunit Peter Cushing, Christopher Lee, Yvonne Furneaux, Eddie Byrne et Felix Aylmer. On retrouve donc deux grands habitués du genre, à savoir Peter Cushing et Christopher Lee, qui connaîtront (entre autres) leurs heures de gloire dans plusieurs films produits par la Hammer.

A l'époque, les films de la Hammer marchent plutôt bien. Néanmoins, Terence Fisher ne dispose pas de très grands moyens. Toujours est-il que le cinéaste s'en sort à merveille. Le réalisateur prend le soin d'expliquer la malédiction via un long flashback, nous transportant dans l'ancienne Egypte. C'est vraiment la meilleure partie du film.
Car pour le reste, le scénario est de facture classique et souffre de quelques baisses de rythme, parfois un peu gênantes, surtout lors des séquences de bavardages, parfois un brin longuettes et inutiles.

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Qu'à cela ne tienne, La Malédiction des Pharaons peut s'appuyer sur un excellent casting, Peter Cushing en tête. Quant à Christopher Lee, ce dernier fait le job dans le rôle de la momie terrifiante et qui croit avoir retrouvé sa fiancée à travers les yeux sublimes d'une belle jeune femme.
Toujours est-il que l'acteur mettra presque sa vie en danger lors du tournage, se blessant grièvement plusieurs fois. Christopher Lee campe une momie effrayante. La séquence de fin, se déroulant dans un marais, est franchement réussie.
Toutefois, soyons honnête, dans l'ensemble, ce long-métrage ne délivre aucune surprise et obéit aux codes inhérents du genre. Néanmoins, La Malédiction des Pharaons reste un bon cru de la Hammer, qui doit également beaucoup à la réalisation de Terence Fisher, plutôt inspiré pour l'occasion.

Note: 14/20


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