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LE HOBBIT: LA DESOLATION DE SMAUG (Peter Jackson - 2013)

Par Actarus682
LE HOBBIT: LA DESOLATION DE SMAUG (Peter Jackson - 2013)

Un an après le premier volet de sa nouvelle trilogie, Peter Jackson livre le second opus de son adaptation du Hobbit. Clairement supérieur à son prédecesseur, qui péchait par des longueurs assomantes, La désolation de Smaug parvient (presque) à tenir la distance sur les 2h40 de sa durée. Doté d'une narration bien plus fluide et efficace que dans Un voyage inattendu (on se souvient encore des chansons et des repas à n'en plus finir des nains), le film s'avère plus prenant, plus immersif, plus iconique (le dragon Smaug est la grande réussite du long-métrage) bien que parsemé de défauts, pour certains inacceptables pour un film de cet accabit.

Car on ne peut pas excuser à Peter Jackson l'aspect plus que moyen des effets spéciaux de certaines séquences. A l'image de Legolas chevauchant à la poursuite d'un orque, scène d'une laideur esthétique difficilement pardonnable (on se croirait dans l'animatique d'un jeu vidéo). Ou encore la fameuse séquence des tonneaux, extrêmement efficace, mais aux effets visuels là encore bien trop visibles. 

Par ailleurs, le film souffre d'une grosse baisse de rythme au cours de la longue escale à Lake Town, où l'attention du spectateur s'érode doucement et irrémédiablement, alors que le tempo jusqu'ici irréprochable témoignait d'une narration totalement maîtrisée.

Hormis ces défauts, La désolation de Smaug s'impose comme le film qui fait réellement décoller la trilogie de Jackson. On retiendra outre la séquence des tonneaux, toute la partie se déroulant dans l'antre du dragon, réellement impressionnante par ses décors et la mythologie qui se crée autour du monstre, ainsi que le court face-à-face entre Smaug et la statue géante d'un nain où le dragon témoigne en l'espace d'un plan d'un respect  totalement inattendu pour ce peuple. Sans oublier ce moment de grosse émotion où les nains parviennent à s'introduire dans ce qui fut leur foyer. L'émotion qui submerge l'un d'eux une fois le pas de porte franchi témoigne de la capacité de Jackson et de ses coscénaristes (dont Guillermo del Toro) à caractériser ses personnages en l'espace d'une demi-seconde. Du grand art.

C'est donc avec une réelle attente que l'on devra patienter un an de plus afin de connaître l'issue de l'histoire. Car l'ultime plan de ce second volet, s'achevant en plein milieu d'un climax, laisse augurer du meilleur pour la suite. 


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