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Le Hobbit : La désolation de Smaug (The Hobbit : The Desolation of Smaug)

Publié le 16 décembre 2013 par Cinephileamateur
Le Hobbit : La désolation de Smaug De : Peter Jackson.
Avec : Martin Freeman, Richard Armitage, Ian McKellen, Benedict Cumberbatch, Orlando Bloom, Evangeline Lilly, Aidan Turner, Luke Evans, Lee Pace, Manu Bennett, Billy Connolly, Graham McTavish, Stephen Fry, Dean O'Gorman, James Nesbitt, Conan Stevens, Ken Stott, Mikael Persbrandt, William Kircher, Peter Hambleton, Adam Brown, Jed Brophy, Stephen Hunter, John Bell, Mark Hadlow, Terry Notary, John Callen, Jeffrey Thomas...
Genre : Aventures - Fantastique.
Origine : Nouvelle Zélande - États-Unis.
Durée : 2 heures 41.
Date de sortie : 11 décembre 2013.
Synopsis : Les aventures de Bilbon Sacquet, paisible hobbit, qui sera entraîné, lui et une compagnie de Nains, par le magicien Gandalf pour récupérer le trésor détenu par le dragon Smaug. Au cours de ce périple, il mettra la main sur l'anneau de pouvoir que possédait Gollum...
Bande annonce française
"Si vous réveillez cette bête, elle nous détruira tous."
4.5
Le Hobbit : La désolation de Smaug
Bien que regrettant qu'on ait un peu effacé le côté "conte enfantin" du livre d'origine, j'avais tout de même beaucoup aimé le premier volet de la saga "Le Hobbit" qui avait au moins pour lui le mérite de me divertir, m'en mettre plein la vue et faire une bonne liaison avec la saga cinématographique du "Seigneur des anneaux" que j'adore. Du coup, c'est avec beaucoup d'attente et beaucoup de plaisir que je me suis ruée en salles en très bonne compagnie pour découvrir "Le Hobbit : La désolation de Smaug", deuxième volet d'une trilogie annoncé.
Est ce que je peux dire c'est que j'en ai eu pour mon argent. En connaissance de cause, je savais vers quelle direction voulait aller Peter Jackson je n'ai donc pas été surpris de voir le "conte enfantin" d'origine disparaître encore un peu plus ici. J'ai pris le parti de l'accepter, et même si je dois avouer que c'est un choix artistique que je regrette, je ne boude cependant pas mon plaisir tant le scénario écrit par Peter Jackson, Philippa Boyens, Frances Walsh et Guillermo Del Toro d'après l’œuvre de J.R.R. Tolkien m'as plu. Je n'ai pas eu la légèreté du livre d'origine, je n'ai pas eu la force que la trilogie cinématographique "Le Seigneur des anneaux" pouvait avoir mais j'ai eu un juste milieu entre tout ça qui reste plutôt plaisant à suivre.
Alors oui, cette fois ci cette suite vire encore un peu plus dans le côté sombre (comme "Les deux tours" en son temps qui effacé petit à petit la poésie de "La communauté de l'anneau")) et comme je suis rentré dans le jeu, je me suis de nouveau laissé transporté par cette histoire. J'ai adoré m'enfoncer dans cette sombre forêt puis finir avec l'affrontement final avec Smaug. Malgré la relecture du livre et les nombreux rajouts fait pour les bienfaits de cette adaptation cinématographique, j'avais aussi les grosses lignes de ce qui allait se passer et pourtant, le résultat reste quand même très prenant et très captivant au point que j'ai eu la sensation de redécouvrir cette histoire, d'en avoir une vision différente très intéressante.
Si l'humour s'efface aussi un peu plus au profit de l'action et que la poésie s'éteint aussi un peu, il y à cependant une alchimie entre tous ses ingrédients que l'on aime retrouver dans cet univers qui fonctionne à merveille. Bien sûr, vu les rajouts ont peut trouvé que les dialogues ont été étirés, un peu trop sans doute, mais cela contribue je trouve à rester dans l'immersion la plus totale de ce sujet. J'ai vraiment été captivé de bout en bout et même si l'univers du "Seigneur des anneaux" se fait ici beaucoup plus présent, j'ai tout de même passé un excellent moment.
Faut dire aussi que le casting y met du sien à commencer par Martin Freeman, toujours aussi bon en Bilbon Sacquet. Si avant le premier volet je trouvais le choix de cet acteur surprenant, il confirme en tout cas une nouvelle fois qu'il s'avère être un choix judicieux. Il incarne à merveille ce hobbit sympathique, ouvert aux autres avec qui ont à envie de faire ami. L'acteur s'en sors remarquablement bien en tout cas en ayant le charisme nécessaire pour exister dans cette troupe sans pour autant trop en faire. Il ne décrédibilise jamais son personnage et en fait un leader en retrait que je trouve assez intéressant et dont la philosophie me plait (j'ai dû être un hobbit dans une autre vie).
L'autre meneur d'homme (ou plutôt de nains), c'est Richard Armitage, excellent en Thorin Ecu-de-Chêne. Comparé au premier film, les autres nains sont un peu plus effacés, un peu plus en retrait (c'est dommage car avec le recul le bouquin les exploiter vraiment mieux et leur donnait une parfaite cohésion en tant que groupe je trouve). Du coup, Richard Armitage en profite pour s'imposer un peu plus et il le fait très bien. Vers la fin du film, le côté sombre de son personnage n'est pas totalement exploité (j'espère qu'il le sera plus dans le dernier volet) mais l'acteur joue tout en nuance. Du coup, on ne peux s'empêcher de le trouver sympathique malgré ses nombreux défauts et il trouve de plus en plus sa place au sein de cette histoire.
Si les autres nains disparaissent presque de cette histoire, il y en à quand même quelques uns qui arrive toujours à sortir un peu du lot. J'ai toujours une petite affinité pour Bombur très sympathique et bien joué par Stephen Hunter tandis que j'aime la sagesse que dégage Balin bien interprété par Ken Stott. Mais celui qu'on tente de mettre le plus sur le devant de la scène, ça reste Aidan Turner en Kili. Le personnage est classe, le comédien joue tès bien mais j'ai nettement moins accroché au traitement qu'on à voulu lui en faire et à sa romance qui s'installe avec Tauriel. D'ailleurs, cette romance nous donne même droit à quelques passages assez risible comme cet aura de lumière lors de soin qu'on pratique sur lui qui en ont fait rire plus d'un lors de la séance.
Et cette romance je la regrette aussi un peu car à côté de ça, le personnage de Tauriel, bien que pas présent dans le livre d'origine, est quand même un point fort de cette relecture je trouve. Très bien incarné par Evangeline Lilly, j'ai bien aimé voir un personnage féminin dans ce casting très masculin et qui plus est, un personnage avec un rôle important et qui sera aussi forte et dangereuse que n'importe quel autre protagoniste. Son entrée dans le récit est certes un peu maladroit mais ça fonctionne et c'est pas inintéressant ce qui me laisse penser qu'avec un peu de chance ça peux donner de bonnes choses dans le dernier volet de la trilogie.
J'ai beaucoup aimé aussi le retour d'Orlando Bloom. C'est pas spécialement un acteur que j'affectionne, il ne m'as même jamais réellement transcendé mais en Legolas il assure son rôle et continue de s'imposer avec ce personnage. C'est un plaisir de le retrouver donc ici (et j'ai bien aimé aussi le clin d’œil avec Gimli) avec même un peu plus de consistance que la légèreté que l'on pouvait connaitre chez ce personnage. Le retour de Ian McKellen en Gandalf le Gris est lui aussi excellent même si il apparait cette fois ci nettement plus en retrait. Le comédien reste une nouvelle fois parfait et apporte quelques petites touches d'humour que je suis loin d'avoir trouvé déplaisante.
Autre acteur que j'ai bien apprécié dans cette distribution, il s'agit de Luke Evans en Bard. Très classe, très charismatique, j'ai trouvé que l'acteur était vraiment bon avec son rôle au point que j'aurais bien aimé en voir plus tout comme on aurait aimé voir plus de Smaug, pièce maitresse de cette histoire et de ce deuxième film dont Benedict Cumberbatch s'impose comme Andy Serkis en son temps en Gollum.Ses deux personnages ont été bien traité je trouve et je les ai bien apprécié au point que j'ai hâte de les retrouver dans la suite, surtout après cette fin ouverte auquel on à le droit même si le fait d'avoir lu le livre avant fait que je ne reste pas trop sur ma faim et que je ne suis pas frustré de devoir attendre de nouveau un an.
Rien à redire concernant le reste du casting. Chacun tient son rôle et chacun reste à sa place ce qui évite à ce film chorale aux multiples personnages de devenir trop brouillon. Même si on ne l'exploite pas trop, c'est ainsi que j'ai bien aimé voir Stephen Fry en maître de Laketown dans un rôle qui lui convient à merveille ou encore Sylvester McCoy dans la peau de Radagast Le Brun que je trouve toujours autant décalé et toujours aussi drôle même si on voit très peu ce dernier. On peut aussi noter la bonne performance de Lee Pace en Roi Thranduil, personnage assez complexe avec lequel je n'ai pas forcément d'affinités mais dont l'acteur semble avoir trouvé le ton juste pour le jouer.
Dans sa mise en scène, Peter Jackson livre toujours un travail remarquable. C'est pas vraiment une surprise mais il nous offre de nouveau une claque. Pas une énorme claque car il n'arrive jamais, malgré sa volonté de faire une liaison, à égaler sa prouesse technique magistral sur sa saga "Le Seigneur des anneaux" mais il nous fourni quand même un sacré bon film qui nous en met plein la vue et qui nous en donne pour notre argent. On sens bien l'évolution de cette histoire dans sa réalisation et le metteur en scène nous propose bien souvent des plans judicieux qui donne au film un ton très aérien qui fait que le film ne sens jamais la naphtaline.
Après, tout comme le scénario, je sais pas si c'est les conditions dans lesquels j'ai vu ce film où la qualité de l'image qui, à force de vouloir perfectionné ce que l'on voit, fait que l'on "ressens" un peu plus les défauts mais durant toute ma séance, je n'ai pas pu m'empêcher de tiquer sur les oreilles et les mains des différents personnages... surtout les oreilles. Ça ne m'as pas fait ça sur les autres volets mais là, je les trouvais atrocement fausses, j'avais l'impression de voir de légère prothèse en plastique ce qui m'as fait bien souvent un peu sortir du film. J'ai eu cette sensation de "faux" aussi avec certaines incrustations (la course à cheval de Legolas) ou encore les mains (notamment celle de Thorin lorsqu'il ouvre la porte secrète).
Alors c'est anecdotique, ça n'as pas gâché mon plaisir face à ce film mais je regrette que par moment ça m'ait un peu fait sortir de la Terre du Milieu. Même si les cadrages sont très bon, la photographie magnifique et l'exploitation de la lumière parfaite, ça m'as embêté de voir quelques petits trucs technique comme ça auquel je n'ai pas adhéré. J'aurais très bien pu citer aussi le changement de caméra lors de la chute des tonneaux dans le cours d'eau où on essaie de nous plonger dans l'action comme si on se trouvait dans un de ses tonneaux mais dont le résultat à l'écran ne m'as pas spécialement convaincu.
Il faut quand même après nuancer mes propos. Tout n'est pas catastrophique encore une fois, on à quand même le droit à un film qui reste très très beau à regarder et à l'esthétisme très agréable. D'ailleurs, si tout les films pouvaient être de cet acabit, il y aurait fort à parier que de nombreux cinéphiles seraient aux anges. Visuellement, il y à de bonnes choses aussi. De nombreux effets spéciaux m'ont paru réussi à commencer par Smaug lui même qui correspond très bien à l'image que je m'en faisais lors de ma lecture tout comme celle de sa caverne. Smaug est d'ailleurs tellement bien fait que pour ceux qui n'ont pas lu le livre, la fin ouverte peut s'avérer encore plus frustrante au vue de la qualité apporté à ce dragon.
J'ai bien aimé aussi les différents costumes qui collent bien aux personnages mais aussi les différents décors. J'ai trouvé qu'ils étaient très bien exploité et très bien mis en valeur. J'ai bien eu la sensation en tout cas de retrouver l'univers que je m'étais imaginé lors de la lecture du roman excepté peut être la scène d'évasion à bord des tonneaux qui passent un peu trop vite pour moi où la forêt sombre que je m'étais imaginé différemment même si ici elle colle bien avec le film. Quant à la bande originale composée par Howard Shore, je l'ai trouvé très bonne même si elle possède moins d'envolée lyrique que les autres compositions de la saga. Peut être une impression de déjà entendu je ne sais pas qui fait que c'est pas non plus une claque auditive le tout accentué par une chanson de générique, "I see fire" de Ed Sheeran, qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Malgré tout, l'ensemble reste quand même très appréciable.
Concernant la 3D, je ne pourrais pas en parler car j'ai vu ce film en 2D. A quelques exceptions près je ne suis pas convaincu par la 3D et de ce que j'ai vu en 2D, je ne regrette pas mon choix car je ne suis pas sûr que le travail d'immersion soit meilleur en 3D. Je pense même que ici le gadget est toujours inutile même si je peux me tromper bien entendu et que ceux qui l'ont vu en 3D seront plus objectif pour en parler. Quant au fameux HFR 48 sensé nous montré le film avec 48 images par secondes assurant ainsi une meilleure lisibilité à l'image, là encore je ne suis pas objectif car j'ai vu ce film en HFR 24 (donc 24 images par secondes). Maintenant, les quelques défauts visuels qui m'ont fait tiquer sous ce format (oreilles, mains, incrustations etc etc) font que du coup je ne regrette pas de ne pas avoir vu ce long métrage en HFR 48 car j'aurais peut être pu sortir encore un peu plus de ce divertissement par moment...
Pour résumer, alors qu'en sortant de ma salle je donnais volontiers niveau ressenti ma note maximal à "Le Hobbit : La désolation de Smaug", avec le recul et en y repensant, il y à quelques petits bémols qui font quand même que je préfère le premier volet bien que celui ci était moins riche en action (mais plus proche du conte enfantin que j'aimais). Là encore, il faut nuancer ça veut pas dire que c'est catastrophique car j'ai passé un excellent moment de cinéma devant ce film que je reverrais très certainement mais si j'apprécie la volonté de faire le lien avec la saga cinématographique "Le Seigneur des anneaux", je trouve ça regrettable que l'ont ait voulu trop s'y coller car du coup cette nouvelle franchise peine à se démarquer de son ainé et n'arrive jamais à vraiment l'égaler malgré toute la réussite et la qualité qu'elle possède. Ce deuxième volet est donc un excellent divertissement que je reverrais plusieurs fois sans me lasser je pense surtout qu'on ne voit pas le temps passer, mais à force d'en demander peut être un peu trop, cette suite se retrouve quand même un peu distancé du reste de cet univers au cinéma à mes yeux. En étant moins assis entre deux chaises et en prenant peut être le parti d'assumer le côté sombre de son récit en "tuant" le conte enfantin, le troisième opus remettra peut être à mes yeux les pendules à l'heure mais quoiqu'il en soit, ça reste un grand film à voir et de préférence au moins une fois au cinéma.
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Le Hobbit : La désolation de Smaug
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