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Evolution appréciable des projets d’investissement algéro-français (Sellal)

Publié le 17 décembre 2013 par Ouadayazid1
Evolution appréciable des projets d’investissement algéro-français (Sellal)


ALGER- Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est félicité lundi de "l’évolution appréciable" que connaissent les projets d’investissement communs lancés par l’Algérie et la France, assurant que les résultats de cette avancée commenceront bientôt à être ressentis.

"Sur le plan économique, les projets que nous avons lancés ensemble connaissent une appréciable évolution. A brève échéance, permettez-moi de vous dire que nous célébrerons ensemble la première voiture Renault made in Algeria", a déclaré M. Sellal à la clôture de la rencontre économique organisée conjointement par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et l’organisation patronale française MEDEF International.

 

Le Premier ministre a indiqué que plusieurs "success stories" témoignant de cette remarquable évolution dans les relations économiques existent aujourd’hui à l’instar du domaine pharmaceutique, affirmant que l’Algérie "demeure disposée à accroître ces exemples de réussite".

 

"Les entreprises françaises qui connaissent bien le marché algérien, peuvent être assurées de notre volonté politique d’encourager le partenariat gagnant-gagnant", a souligné M. Sellal.

 

Il a estimé que les deux pays sont capables "d’évoluer ensemble vers une véritable coopération industrielle" en mesure de modifier la structure de leurs échanges basés aujourd’hui sur "des complémentarités primaires" (ventes de produits industriels à forte valeur ajoutée et achat d’hydrocarbures).

 

Selon le chef de l’exécutif, la particularité des liens entre les deux pays constitue le principal motif pour hisser les relations de coopération économique vers à un niveau supérieur.

 

"Profondeur et multiplicité de liens de toutes natures, dimension humaine, appartenance à une même sphère géoculturelle et géopolitique, sont autant de données qui nous interpellent pour hisser notre coopération à un autre niveau qu’il n’est point besoin de définir", a-t-il ajouté.

 

Concernant la dimension commerciale, M. Sellal a admis que la France a reculé à la deuxième place derrière la Chine en tant que fournisseur de l’Algérie, estimant, néanmoins, que la France "recule légèrement pour mieux sauter".

 

Evoquant la coopération technique, M. Sellal a indiqué que la formation est une priorité pour la mise à niveau des procédés de production et des modes de gestion. Il s’est ainsi félicité de l’initiative du groupe Schneider Electric Algérie relative à la création d’un centre d’excellence des métiers de l’énergie et de l’électricité.

 

S’agissant de la coopération dans l’éducation, le Premier ministre a renouvelé l’engagement des pouvoirs publics en Algérie à "faciliter l’ouverture d’établissements éducatifs français en Algérie", souhaitant, au passage, que l’Ecole internationale algérienne et le Centre culturel algérien "puissent bénéficier de statuts idoines qui facilitent leurs missions et leur développement" par l’ouverture de nouvelles annexes éducatives et culturelles en France.

 

L’Algérie est avant tout un partenaire

 

A propos des relations humaines entre les deux pays, M. Sellal a souligné que l’Algérie attache "beaucoup d’intérêt à la préservation des acquis sociaux des ressortissants algériens établis en France découlant du cadre conventionnel bilatéral", tout en assurant que les ressortissants français établis en Algérie "bénéficieront toujours du même accueil".

 

De son côté, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, présent également à la clôture du forum d’affaires algéro-français, a assuré que l’Algérie "n’est pas seulement un simple marché pour la France, mais avant tout un partenaire".

 

Le partenariat économique algéro-français est "ancien, solide et prometteur", a-t-il indiqué, rappelant que la France est aujourd’hui le quatrième client de l’Algérie et le premier investisseur hors hydrocarbures.

 

Rappelant la concrétisation de plusieurs projets d’investissement communs comme l’usine d’automobile Renault à Oued Tlélat (Oran), celle du groupe pharmaceutique Sanofi à Sidi Abdellah, la nouvelle unité de gaz industriel Air Liquide ou encore la poursuite des investissements du groupe français Lafarge, M. Ayrault a affirmé avec "satisfaction" que les engagements de la Déclaration d’Alger "sont tenus".

 

"Ces grands projets constituent des réussites tangibles et visibles. Ils sont un encouragement aux PME ainsi qu’aux entreprises de taille intermédiaire de nos deux pays", a-t-il dit, ajoutant qu’une vingtaine de PME françaises ont noué des partenariats de différentes formules.

 

Au-delà de la coopération économique et commerciale, M. Ayrault a affiché le souhait de son pays "d’accompagner l’Algérie dans la modernisation de son système de santé" et d’y apporter le savoir-faire de ses entreprises spécialisées dans ce domaine.

 

La rencontre d’affaires algéro-française tenue à l’occasion de la première réunion du Comité intergouvernemental bilatéral de haut niveau, institué par la Déclaration d’Alger ayant sanctionné la visite d’Etat du président français François Hollande en Algérie en décembre 2012, s’est soldée par la conclusion de 13 accords de coopération dans différents secteurs, notamment l’industrie, l’énergie solaire et les télécoms.

 

APS


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