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The Black List : le silence du complot (les Nouvelles Séries de la Saison 2013 – 2014)

Publié le 22 décembre 2013 par Hellknight @HellKNIGHT2010

the black list, james spader, reddington, megan boone, histoire des séries américaines

De quoi ça parle ? (le pitch de la série) :  Le criminel le plus recherché du monde se rend mystérieusement à la police et offre ses services en dénonçant tous ceux avec qui il a collaboré sur ses crimes par le passé. Sa seule contrepartie : travailler avec une agent du FBI débutante avec qui il n'a semble-t-il aucune connexion...

Les raisons d’y jeter un œil… ou pas ! (mon avis critique d’après les premiers épisodes) :  The Black List fut l’une des nouvelles séries du network américain NBC, une nouvelle série créée par Jon Bokenkamp, un scénariste ayant plutôt travaillé pour le cinéma. Du côté du scénario, il semble qu’elle soit une nouvelle preuve du manque d’idées frappant actuellement le monde des séries. Car si l’on regarde de près, qu’a-t-on ? Un criminel supérieurement intelligent, Raymond ‘Red’ Reddington, l’un des plus recherchés des Etats-Unis, a réussi jusqu’à présent à échapper à la vigilance des forces de l’ordre lancées à sa poursuite. Jusqu’au jour où il décide de se rendre, afin d’aider le FBI dans sa lutte contre le crime. Mais très vite, Reddington va poser ses conditions : n’avoir comme principal interlocuteur que la jeune et forcément inexpérimentée Elizabeth Keen. On l’aura compris assez rapidement, on se retrouve avec un « duo » principal assez semblable à celui du Silence des Agneaux. Sauf que bien entendu, si Reddington partage avec le terrible Hannibal Lecter, qui possède de toute façon désormais sa propre série, la même intelligence et un certain raffinement, il n’est pas pour autant cannibale. La série The Black List part donc avec un thème de départ qui en rappelle d’autres, et ce n’est pas la première fois, loin de là, qu’une série met en scène un « repenti ». Mais elle fait partie des bonnes surprises de cette rentrée télévisuelle, et mérite d’être vue pour différentes raisons : tout d’abord, le casting a été choisi avec soin. Dans le rôle de Reddington, on retrouve avec plaisir James Spader, déjà créateur d’un magnifique personnage avec celui d’Alan Shore dans les séries judiciaires The Practice et Boston Legal. Celui-ci livre encore une fois une brillante interprétation de son personnage, à la froideur inquiétante. Et Megan Boone, dans le rôle d’Elizabeth Keen, est des plus charmantes, interprétant son rôle de jeune agent un peu maladroite tout en nuances. Et puis il y a également Harry Lennix, vu dans Dollhouseet plus récemment Man of Steel, toujours efficace.

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Le second point permettant de conseiller The Black Listest le fait que ce soit une « série blockbuster » : les moyens semblent avoir été mis pour offrir du beau spectacle, en témoigne l’impressionnant déraillement de train ouvrant le second épisode de la série. On se croirait devant un film d’action, malgré les limitations du format série. Le troisième point sera sa construction : The Black Lista été pensée comme une série constituée de loners, avec à chaque épisode son vilain à attraper. Mais la série n’en est qu’à ses débuts, c’est un parti-pris assez classique qui peut évoluer vers davantage de feuilletonnant, et cet aspect existe déjà. Dès le départ, en effet, le spectateur est confronté à plusieurs questions : que cachait exactement le mari d’Elizabeth, Tom Keen ? A-t-il épousé sa femme pour différentes raisons ? Comment Reddington est-il au courant ? Et pourquoi a-t-il tant insisté pour que ce soit elle et personne d’autre qui soit la personne assurant le lien entre lui et le FBI ? D’où la connaît-elle, quels sont ses liens avec elle ? Pourquoi Reddington, du jour au lendemain, choisit-il de se livrer et d’aider le FBI ? Pour accomplir sa propre vengeance ? Bien des réponses que la série devra apporter, mais on ne se dit pas, une fois n’est pas coutume, que les scénaristes naviguent à vue et ne savent pas où ils vont avec cette histoire, ce qui donne d’autant plus envie de poursuivre. Et puis il y a le questionnement philosophique autour de certaines notions qu’elle recouvre, si l’on y réfléchit. Tout comme Michael Scofield dans Prison Break, Reddington, malgré son emprisonnement, reste tout de même libre. Jamais la situation ne lui pèse puisque c’est lui qui l’a sciemment choisie, et il se vante au détour d’une réplique que désormais le FBI travaille en réalité pour lui. Et on n’est pas loin de penser qu’il a raison, étant devenu le maître du jeu.

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En bref :  The Black Lists’impose très rapidement, par la qualité de sa réalisation et de son interprétation, comme une série blockbuster, qui n’apporte peut-être rien de nouveau, mais assure le spectacle et se présente comme une des bonnes surprises de cette rentrée. Reste à voir maintenant comment elle évoluera sur le long terme.

L’info en plus :  La production a curieusement choisi de réutiliser la même police de caractère pour ses crédits que pour une autre série de NBC aujourd’hui défunte (même si des projets de revival occupent ses créateurs et ont été teasé sur Twitter par exemple), The Pretender !! 


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