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L’histoire du vrai « loup de Wall Street »

Publié le 23 décembre 2013 par Edelit @TransacEDHEC

A l’occasion de la sortie du film « Le loup de Wall Street », avec Leonardo Di Caprio en tête d’affiche, revenons sur l’histoire de Jordan Belfort, ancien trader excentrique et amateur de grosses fêtes réunissant top models et magnums de champagne. De quoi assurément vous donner envie de suivre le même chemin (ou non), à l’aube d’un nouveau semestre de cours…

L’histoire commence en 1990 : Belfort, 28 ans, lance sa société de courtage spécialisée dans les actions à faible prix de vente. Son sens des affaires, de la compétition et son désir irrésistible de faire de l’argent facile vont lui donner les dents longues, et lui faire suivre des pratiques de ventes de plus en plus douteuses… Mais qui vont lui faire connaître une réussite spectaculaire.

S’enchaînent alors les soirées privées pleines d’excès en tous genres, où le clinquant côtoie l’improbable et le spectaculaire, à en faire pâlir un certain Gatsby (à ceci près que le magnifique n’avait pas des hôtesses carrossées comme des mannequins de chez Victoria’s Secret et n’organisait pas des concours de lancer de nains, le tout devant un parterre de spectateurs complètement ivres et sous cocaïne… pendant les heures de travail).

Nous disions donc : Belfort sombre peu à peu dans la drogue, dans son addiction à sa nouvelle vie mondaine et va adopter des positions toujours plus risquées ; toujours plus borderline ; toujours plus… illégales. Commencent alors les ennuis avec l’autorité qui le conduiront en prison quelques années plus tard, suite à une enquête du FBI.

Nous ne vous raconterons pas les détails, laissant soin au film de vous révéler toutes ses richesses (sans jeu de mot facile), mais il est intéressant de noter le souci de Scorsese de raconter la chute brutale de Belfort, en pleine ascension, comme le serait un Icare des années folles de la bourse du début des 90’s. Le contraste entre les scènes de débauche des soirées mondaines de Belfort, dignes des plus gros fantasmes de rappeurs cherchant à « claquer du biff », et la quête acharnée du profit, le jour, traduit bien les aspirations des traders de l’époque et l’évolution de leur état d’esprit, les poussant toujours plus à l’excès de débauche ou de confiance en eux, qui produiront les effets connus de tous quelques années après.

La morale du film ? On vous laissera vous faire votre propre opinion dessus… Mais force est de constater que la vision de débauche et d’excès en tous genres au cinéma fait toujours autant plaisir à voir. En bonus, l’histoire qui l’accompagne est suffisamment bien ficelée et intéressante pour être le vrai intérêt et fil conducteur du film, lui assurant une certaine profondeur, toujours bienvenue.


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